La Queste du Graal

 


« Il est des poisons qui tuent et d'autres qui enivrent... »

TROIS ‘GRAAL’

La Sainte Coupe du Graal engendre une sorte de rêve fantastique qui se déploierait dans une sphère immatérielle à l'abri du temps et surtout de la durée. Elle exerce encore une attraction irrésistible sur tous ceux, et celles, qui cherchèrent à puiser et capter sa mystique quintessence.
Sur le plan du concret nous pouvons résumer en disant qu'il pourrait y avoir eu trois ‘Graal’:
- D'abord celui de la Cène. Il aurait été le contenant du breuvage, ou de la matière, de la première Eucharistie.
- Ensuite celui du Calvaire. Ce serait le récipient dans lequel Jésus s'abreuva du liquide fait de vinaigre, d'aromates puissants et d'un peu d'eau.
- Enfin celui de Joseph d'Arimatie. Ce dernier vase aurait recueilli le sang et l'eau s'écoulant des plaies du Christ au pied de la croix et peut-être lors de la mise au tombeau.

UN CERTAIN JOSEPH D'ARIMATHIE

Attardons-nous un peu sur ce personnage. C'est lui qui enferma, d'après plusieurs traditions persistantes, la coupe et la lance avec le corps divin dans le tombeau.
Joseph, emprisonné par Caïpha, voit apparaître dans son cachot Jésus qui lui confie la coupe sacrée. Il apprendrait, à cet instant, que la Cène se recréerait à chaque utilisation par effet, de ce que nous appellerions, d'analogie mémorièle se démontant comme suit:
- Le calice sous la forme du Graal, bien sûr.
- Le corporal sous l'identification du linceul.
- L'autel représentant le tombeau.
- La patène recouvrant le sang sacré s'identifiera à la pierre du tombeau.
Joseph s'évadera et sera réincarcéré pendant quarante ans (?). Durant cette incarcération, qui ressemble déjà à une quarantaine, il se nourrit uniquement grâce à la manne renouvelée par la coupe radiante.
Notons encore que l'évangile de Nicodème, IV S., fait état qu'après sa sortie de prison Joseph regagne l'Egypte et réalise une arche en cèdre... en tous points identique à l'arche d'alliance. Ce curieux évangile nous précise aussi que Joseph prenait conseil et s'entretenait avec le divin en ouvrant l'arche! La tradition, ensuite, se consolidera sur les légendes et apocryphes. Il semblerait que Joseph, l'arche et les objets contenus à l'intérieur: la coupe, la lance, un vase, une épée, s'embarquent et échouent sur les terres de Provence. D'autres textes de troubadours font débarquer Joseph en Grande Bretagne, en même temps que l'invasion saxonne. Dans ce dernier cas seule la coupe sacrée est présente.

LA QUESTE DES ‘GRAAL’

Quelques questions se posent d'office:
Comment cette relique extraordinaire put-elle rester oubliée pendant plus de dix siècles? Il est probable que nous aurons de grandes difficultés à en obtenir la réponse...
Ensuite: quelle peut-être le motif réel et profond pouvant justifier un véritable raz-de-marée de passions et de foi? Peut-être les nécessités d'un courant naissant dans une époque extrêmement trouble et confuse.
Enfin: par quelle voie fabuleuse le calice sacré revint-il sur terre?
A cette question nous pouvons déjà répondre que nous avons la certitude documentaire qu'un "Graal" sera rapporté au cours d'une cérémonie grandiose par un aréopage de Croisés, et à bord d'un vaisseau de haute mer de la flotte de l'ordre du Temple: le Saint Michel d'Orient! La cathédrale de Gênes sera la chasse de la relique inestimable. La cérémonie se déroulera au fil d'une procession tellement dense qu'il faudra plus d'une journée aux porteurs du fardeau sacré pour parcourir moins d'un de nos kilomètres d'aujourd'hui. Le pèlerinage honorera le dépôt merveilleux durant de nombreux siècles sous le vocable de Sacro-Cantino.

Le Graal de Glastonbury

Quelques images des époques révolutionnaires nous montrent qu'en France il y eut des destructions de coupes dites "Graal"... dont une, d’après sa description, était indéniablement de manufacture antique.
Un second Graal était localisé dans l'abbaye de Fécamp en Normandie. Les chroniques du lieu nous entretiennent d'une ampoule de cristal refermée hermétiquement sur quelques parcelles pâteuses de sang divin. Les textes affirment que le liquide précieux provenait d'un don de Nicodème... Un certain Pharisien qui aurait , lui aussi, enseveli le Christ.
Un troisième Graal est signalé en Aragon.
Nous citerons pour mémoire quelques autres lieux qui s'enorgueillissent d'avoir eu "un Graal": Glastonbury, Grande Bretagne; Bruges, Belgique; Wiengarten, Allemagne; Mantoue, Sarzane, Luques, en Italie; Valence, Juan de la pena, en Espagne; pour la France outre Fécamp: Neuvy St Sépulcre, Charroux...
Le moins que l'on puisse dire est que nous pouvons nous trouver perplexes devant une telle profusion d'une pièce qui se doit d’être unique en son genre!

UN LEGENDAIRE DU GRAAL

Il nous fallait, dans cette "avalanche" de coupes sacrées, essayer d'y voir un peu plus clair, et surtout isoler au moins un cas débouchant sur une recherche concrète et sérieuse.
Nous avons, à cet effet, retrouvé une bien curieuse tradition à propos d'un lieu où figurerait le Graal légendaire.
Le récit dont il sera question ne nous emporte pas dans les régions ci-avant désignées... Nous nous rendrons dans les régions montagneuses de l'Ariège et de l'Aude. Ce récit fut repris en son temps par André Glory. Lui-même le détenait d'anciens ethnologues régionaux.
La trace la plus ancienne que nous ayons retrouvée se situe dans l'ouvrage "YSTOIR DES MARCHS DE PEIRENES" du marquis Salans d'Ataran. Le texte est daté de 1595. Il semble en vérité que cet ouvrage soit du début 17e S., antidaté ou une réédition conforme du milieu 17e S. Voici le résumé qui nous concerne plus précisément. Il s'agit d'une remise en langue française courante, mais le sens est entièrement et justement transposé.
Il est question d'une milice établie il y a fort longtemps en un lieu d'élection, dont l'histoire est transcrite à partir de faits historiques. L'emplacement fut fortifié et entretenu dans le but de seulement veiller sur un point non pas stratégique mais hautement sacré. Il est fait mention de différents noms géographiques. Il est à retenir tout particulièrement: "Mont-ségur" et "Mont-réal". Le récit résume qu'un "Sainct Vassel" fut enlevé au ciel et redonné aux hommes dès que survinrent des héros choisis à la garde de cette relique sacrée. Le premier de ces gardiens eut pour nom Perilles et il arrivait de Provence. Puis le nom de Tytoureil est retenu comme celui qui en établit le culte ouvert. Il y eut de très nombreux volontaires pour grossir cette lignée vaillante. Les élus se choisirent comme règle celle de l'antique chevalerie.
Ils assuraient une surveillance inconditionnelle sur le dépôt vénéré. En échange le "Sainct Vassel" les protégeait comme suit lors des combats en son nom:
- S'ils l'avaient approché le jour même, ils étaient immortels jusqu'au coucher du soleil.
- Dans les huit jours, ils ne pouvaient être blessés mortellement.
- Au delà, faute de l'avoir revu, le chevalier pouvait être effectivement tué au combat mais il était certain d'être affranchi de toutes ses fautes terrestres et acquérait la certitude d'une éternelle sauvegarde.
Le récipient était dit "en lumière" et "clair" dans les ténèbres. Ses gardiens, en sa présence, étaient tenus hors des atteintes du temps et leur durée suspendue tant qu'ils se tenaient à vue de l'objet sacré. Ce dernier était invisibles aux yeux des infidèles. Les gardiens fidèles de ce Graal remarquable s'appelaient entre eux Templistes.
Curieusement, nous pouvons souligner qu' Eschenbach, pourtant décédé en 1220, amalgame facilement l'histoire de Perceval à celle de Titurel dans son poème sur le Graal...

VOYAGES AUX PAYS DES ‘GRAALS’

Reprenons les carnets de l'archéologue Durant à propos de Montségur: comment expliquer que cet érudit, dont le fort n'est ni le canular intensif ni la plaisanterie douteuse, décrive des cavités avec force plans et précision d'accès (voir ses notes) et que jamais depuis 1940 on ne put retrouver la moindre trace d'une seule de ses grottes?
Les deux relevés de dessins et gravures font indéniablement état d'un ou deux récipients et d'étranges symboles les entourent. Durant précise dans quelles cavités il fait ses découvertes et les relevés au calque.
Montségur, se dressant à prés de 1204m d'altitude, est reconstruit en l'an 1220. En Marti y tient conseil. Le siège du château commence en 1243.
Durant l'hiver, Pierre-Roger de Mirepoix, la nuit de Noël de cette année-là, fait évacuer par la gorge de l'Hers une partie des biens de la communauté cathare. Gadal présume que la mission fut conduite par Bonnet et le diacre Matheus. Le dépôt aurait été partagé, la première partie cachée dans les bois de Sénélongue, et la seconde aurait été conduite vers les grottes de Lombrives.
La veille de la reddition de Montségur, Bertran d'En Marti confie à Aniel Aicard un certain nombre d'informations sur le catharisme et "le Symbole du Désir du Paradis" (?). Pour Gadal et Salans d'Artaran il s'agit d'une coupe entourée d'une histoire incroyable "irradiant même au travers d'un sac de peau de chèvre". De là à supposer un Graal il n'y avait qu'un pas... qu'ils franchirent lestement à pourtant trois siècles l'un de l'autre. Si l'on suit la tradition qui en fait état, d'après le marquis d'Artaran, Aniel Aicard et trois autres parfaits trouvèrent refuge et assistance auprès de chevaliers sympatisants retranchés près d'Ussat...

A LA RECHERCHE D'UN GRAAL

Il semblerait que depuis des siècles le secret continue à transpirer du fond de son oubli... ou faut-il admettre qu'une transmission insolite et discrète se perpétue en quelques lieux qui nous échappent... ou encore peut-être devons-nous convenir que la tradition ne s'éteint pas sous la cendre du temps. De temps à autre au gré d'un souffle nouveau la braise rallume un nouveau témoin de l'existence de ce qui ne doit se perdre jamais?.. et que comme le dit si bien A. Glory: « La milice des Templistes, éparse dans le monde, conserve donc toujours la vertu mystérieuse du Graal réservée au Parfait du moyen-âge! »

Otto Rahn dans la grotte de Lombrives

Quelques chercheurs obstinés poursuivirent leurs recherches et laissèrent de loin en loin des indices attestant qu'il restait encore un ou deux témoignages dans cette région de l'existence d'un "Graal".
Des années furent indispensables pour retrouver les anciens documents incontestables... et remonter un cheminement utilisé par des "curieux" réputés pour leurs connaissances: Kinderknecht, agrégé d'histoire (université Suisse); Birks, détaché de mission par Sa Majesté le Roi d'Angleterre; Nieberding, scientifique du C.D.R.H. Belge Flamand; les professeurs Paronelle, Bonteaud, de Cassan de l'Université de Paris et le contesté Otto Rahn, membre de la S.S. dont les travaux et les recherches méritent, avec prudence, une attention toute particulière.

CURIEUX DETAILS CONVERGEANTS

1/ CATHARES... nous savons de façon certaine que la nuit des rameaux 1244, quatre cathares ont pour mission de sauver un très important dépôt. Ils l'évacuent de Montségur à la veille de sa reddition, ont pour mission de le déposer en un "Castrum de So" et réussissent dans leur entreprise. Ils suivirent probablement les sentiers du plateau de Lujat pour aboutir à Ornolac.
N'oublions pas non plus l'étrange hypothèse des cloîtres musicaux... et du second cheminement pris par Pierre-Roger de Mirepoix avec une autre partie des reliques: le château de Montaillou. De là il rejoindra le fort de Lordat... la piste s'arrête ici.

2/ TEMPLIERS... Curieux hasard que celui qui situe la région de Miglos à environ 5 ou 6 km d' Ornolac et à 13 de Lordat! Notre curiosité grandira en constatant qu'à proximité de Miglos se dresse dès 1136, grâce à un engagement de Guillaume d'Arnave avec les Templiers; la commanderie de Capoulet-Junac!

Ruines de Miglos au dessus de la commanderie de Capoulet

Il peut y avoir un parallèle certain entre ces Templistes formés en une milice chevaleresque dont l'idéal est la sauvegarde du St Calice et... les Templiers! Ces mêmes chevaliers qui refuseront de participer à la croisade contre les Albigeois... et à cette époque un refus de cet ordre vaut une prise de position (voir à ce propos le siège de Minerve et Pierre Fenouillet protecteur réputé des Albigeois admis Templier à la commanderie du Mas-Deu. D'ailleurs les templiers seront aussi victimes de l'inquisition et endosseront le chef d'accusation d'hérésie sous la houlette d'un Nogaret prétendu "patarin et petit-fils de patarin" (cathare).

UNE COMMANDERIE OUBLIEE

Si Capoulet-Junac bloque en force la vallée de Sos, il est difficile à cette forteresse d'assurer la sécurité des accès au Puymaurens dont on prétend que c'est la seule mission. Il semble, en vérité, que la commanderie soit le verrou qui défend le fond de la vallée: Olbier où se dresse le Mont Royal, son fort, ses souterrains... et son étrange dépôt!
Un ou deux ouvrages affirment que Montréal serait la véritable commanderie du Temple et Capoulet une simple garnison. Les écrits de Coincy St Palais rejoignent ceux d'Artaran. Ils font mention de l'existence d'une crypte antique qui serait "celle de l'initiation des Gardiens du St Graal" et aussi du "témoin ou sont gravés des signes spéciaux". Ces auteurs s'interrogent de concert sur la vraie destination du château. D'Artaran suppose que seuls 12 chevaliers garnissaient le fort et les identifie aux 12 preux ayant la garde du Graal illustré sur le "panneau extérieur". Il est en effet facile de superposer les Templistes et leur St Calice avec l'Ordre du Temple dont les impératifs sont très proches. Dans les deux cas les symboles sont les mêmes jusque dans les deux chevaliers sur un cheval armés de leurs seules lances pointées... idem la lance de Longinus qui assurera le saignement du flanc du Christ et s'identifiera à l'arme qui seul peut soigner le roi et rendre la fertilité à son pays!!!

CHEMINEMENT VERS LE GRAAL
En haut les ruines de Montréal de Sos et la grotte du graal au dessous

Le chercheur opiniâtre finira, sans doute, par regrouper quelques indications éparses concernant "quelques signes curieux" au fond d'une grotte pénible d'accès. Peu de personnes en connaissent maintenant l'existence et peuvent en donner l'itinéraire précis. Par ailleurs ce dernier, par endroit, s'avère délicat et demande une certaine prudence en raison de passages en corniche à plusieurs dizaines de mètres de hauteur.
Mais, celui qui "saurait" le cheminement retrouverait les accès traversant la montagne par une galerie débouchant sur un dolmen en son centre... Il "saurait" lire aussi les gravures, en corniche, identiques à celles ornant mystérieusement la vallée des merveilles... il "saurait" encore, sur le second chemin, les cupules circulaires, carrées et triangulaires... message quadraturé dans le chtonien lancé dans la durée de l'humanité pour ceux, et celles, qui peuvent encore admettre la Tradition.
Du castel Montréal ne restent que des pans de murailles, une citerne, des bases de tourelles, deux où trois amorces de souterrains ou il est extrêmement dangereux de s'aventurer.
Pourtant "les signes curieux" existent encore et l'on peut encore dans des circonstances très précises les contempler. Hors ces circonstances il est pratiquement impossible de voir dans ces ombres vagues, illisibles et douteuses les descriptions de Messieurs Mandement Gadal et Glory.

DES SIGNES CURIEUX DANS UNE GROTTE
La peinture selon le relevé d' A. Glory (ouvragre réédité par la SP)

C'est à près de 1200m d'altitude que s'ouvre sur une corniche étroite une petite grotte dans le plein axe du soleil levant un matin de solstice d'été. On ne peut y entrer debout! Il faut se glisser par une chatière soit en rampant, soit à genoux et voûté. Une pierre polie de glace tiède et soyeuse sur laquelle des humains se sont déjà agenouillés. Puis, en face du visiteur à droite, une sorte de gradin à la base d'une partie verticale et lisse. Le calcaire a coulé sur le fragile témoin en traînées aveugles, laiteuses et larges larmes de dépit et d'oubli... Puis l'homme, destructeur à son habitude laisse ses traces honteuses de mémoires: croix gammées, initiales, remarques datées ou anonymes!
Celui qui ‘sait’ pourra réactiver, comme nous, le temps d'une vision émerveillée et d'une vue photographique, le témoignage sacré et magique. Voici qu'apparaît alors le temps de la certitude et de la réalité:
-En bas à droite un rectangle serti de traits gris sombre ocre et blanc, peut-être le noir, le rouge et le blanc des alchimistes? Entre deux bandes se succèdent des croix grecques et de St André blanches et rouges. A l'intérieur, encadrées par le liseré rouge, cinq larmes de sang ocre rouge sombre et cinq croix plus claires... Glory y voit le symbole, en carré long, du St Graal contenant le sang et l'eau des 5 plaies du Christ et les croix de St André et grecque, autant de catalyseurs amplifiant encore la magie de contenu. Nous aurions ainsi, simultanément, le Tailloir et le Calice réunis en une seule et même représentation symbolique.
-A gauche, on distingue 6 croix en bordure du panneau calcaire. Il y en avait six autres à droite prise à présent sous une épaisse coulée de calcaire. Sans doute, pouvons nous considérer ces 12 croix comme les apôtres de la Cène, les 12 pairs de Charlemagne, les12 chevaliers de la table ronde ou... les 12 Templistes veillant le lieu sacré?
-Au-dessus du rectangle-tailloir, se dessine un cercle "ondulant" à plusieurs serties et émanant, ou irradiant, un jaune vif . Au centre la teinte est ocre sombre. Est-ce la couronne d'épines ou une vue plongeante du calice de la Cène avec son divin liquide?...
-Au dessus du rectangle, à droite de la "couronne" apparaît très nettement l'épée de gondefert en noir et ocre rouge. Le bout de l'arme diffuse une sorte de triangle jaune et blanc se dirigeant vers le bas en 2 ou 3 rayons.
-En haut à droite, ce qui fut initialement reconnu pour le fourreau d'épée est en vérité l'embout de la lance orientée vers le bas...
Tous les instruments symbolisant, dans toutes les traditions, le Graal sont réunis, ultimes témoins, au fond d'une grotte peu à peu oubliée de tous... Et pourtant, combien furent-ils à gravir le cheminement escarpé et à s'agenouiller pour accéder au sommet divin de l'Initiation et chercher l'ultime lumière?.. Notons d'une part, qu'une représentation similaire orne un manuscrit à peinture très ancien à la Bibliothèque Nationale de l'Arsenal, et d'autre part que les objets regroupés ici sont identiques en tous points aux "merveilles" racontés par le ménestrel de la comtesse des Flandres...
Il semble crédible que cette représentation picturale soit, en fait, un "mémento" extérieur du contenu sacré en place aux tréfonds de la Montagne Royale. Cette théorie s'accrédite d'elle-même si l'on se souvient des découvertes faites par des chercheurs dans les années 1940: blocs de pièces d'or amalgamés au calcaire et morceaux d'ornements religieux de grande valeur et très anciens aussi pris dans des coulées de calcite...

PYRENE ET LA PIERRE DU CIEL

Elle est fille de Berryx. Ce dernier est le roi des Bebryces eux mêmes issus des célèbres Taruskes qui fondèrent Tarascon de Provence et, selon la tradition, Tarascon d'Ariège. Pyrène serait à la base de la légende d'Hercule dans les Pyrénées. On prétend que son tombeau est enfoui dans la montagne "Royale" avec une pierre tombée du soleil. Les vieux récits ajoutent que la nécropole royale est tenue en éternelle lumière grâce à ce fragment de clarté resté incandescent et seulement visible par "une poignée de guerriers très nobles".

SABARTHES ET GRAAL

Le Sabarthès comprend dans ses terres le val de Sos, Lordat, Ornolac, tout le pays des grottes, Capoulet-Junac, et Montréal de Sos. Ajoutons aussi le très pittoresque village... d'Orus! La résonance de ce nom se passe de tout autre commentaire si l'on songe aux nombreuses découvertes "égyptiennes" de Glory, à présent en notre possession.
Penchons-nous un instant sur les armoiries de cette contrée:
La devise: « Sabarthez custos summorum » (en cercle): Sabarthès gardien des sommets! Au-dessous sous deux faces d'ours(dans le phylactère): « Y anire »: Nous irons!
Dans le soleil rayonnant à 16 branches( la pierre de pyrène) se pose un calice (Graal) dont les ailes sont "dans" la coupe et non à l'extérieur (double sens: arrivée du calice par les airs, et l'Esprit volatil contenu dans le récipient)
Les armes croisées en support: 2 lances en croix de St André (les armes de la passion et du sang ainsi que celles du sceau Templier).
Enfin les 2 faces d'ours adossées. Les historiens n'y voient que l'ours des Pyrénées... C'est oublier un peu trop vite qu' Orus est l'anagramme d'Ours et que les Roussillon (Ursus) ne sont pas très loin! Et surtout, enfin qu'Artus est représenté par la constellation de la grande Ourse! Nous pourrions même souligner, avec grande prudence, que l'ourse étoilée est aussi polaire... et Polaire est le nom du "mouvement' auquel appartenait Otto Rahn!!! Il est sans doute inutile d'en rajouter plus!

blason et devise de Sabarthez
L'OEIL DE LUCIFER!

Il est impossible de ne pas citer cet autre récit nous exposant l'énigme de la "Matière Première" du St Calice: en effet si pour certain la coupe sacrée est de matière modeste et apparaît pour la première fois lors de la Cène, pour une autre Tradition l'origine et la matière sont bien plus redoutables.
-L'histoire commence au paradis terrestre. Lucifer tente Eve et Adam en leur apportant, faute innommable, la connaissance... Dieu extrêmement fâché chasse les trois personnages du paradis. L'archange déchu, par punition et dépit, en perd son troisième oeil frontal... qui jeté au sol se solidifiera en une énorme émeraude. Ce serait dans cette pierre aux origines formidables que le calice de la Cène aurait été taillé de 12 X12 = 144 facettes!
Lucifer: porteur de lumière! ce dernier n'est pas un diable ou un démon mais un archange "dégradé", "remercié", mais pas des moindres. La matière "brute" et verte est la connaissance en sommeil retournant à l'humanité, à l'instant de son rachat. Si Joseph d'Arimatie y recueille le sang et l'eau du Christ le mélange d'étonnant devient détonnant!:
-Sang = contenu = rouge > couleur primaire!
-Graal = contenant = vert > couleur secondaire de la première!
Le mélange des deux est l'harmonie parfaite et synthétique de la connaissance matérielle réactivée par le Divin et le Sacré. Celui, ou ceux, qui parviendrait à détenir cet ensemble contiendrait la Matière, l'Esprit et l'Ame de l'Univers.
On imagine le fond de la queste d'un tel mélange, l'obstination et les combats sans merci pour parvenir à sa re-découverte et à sa propriété...
Il n'est pas étonnant, non plus, que cette version de l'origine du Graal ait été "occultée'", rangée soigneusement aux oubliettes, et ensuite écartée par les chercheurs habituels...

DEMAIN?

A l'instant de conclure ce travail il est indispensable de préciser que des recherches sont en cours et se poursuivent sur plusieurs sites du secteur que nous avons approché au fil de ces lignes. Il est certain qu'un aboutissement tangible devrait avoir lieu dans les mois, ou les années, qui suivent. Ce sera la mise à jour d'éléments incontestables de la connaissance, de la révélation, sous la forme de documents, d'objets, d'informations et révélations de sites sur le terrain. S'il est impossible, à ce stade, d'en révéler plus, que chacun se rassure... l'Espace, le Temps, le "Temple intérieur" s'apprête à s'ouvrir, car:
« Les vestiges du passé que nous avons retrouvés nous permettent de voir dans la région d'Ussat à Montségur et à Montréal-de-Sos des centres de la révélation nouvelle du Graal que nous désignerons dès lors comme celle du Graal pyrénéen" Etudes Manichéennes et Cathares ». Déodat Roché.