
La Queste du Graal
« Il est des poisons qui tuent et d'autres qui enivrent... »
TROIS ‘GRAAL’
La Sainte Coupe du Graal engendre une sorte de rêve fantastique qui se
déploierait dans une sphère immatérielle à l'abri
du temps et surtout de la durée. Elle exerce encore une attraction irrésistible
sur tous ceux, et celles, qui cherchèrent à puiser et capter sa
mystique quintessence.
Sur le plan du concret nous pouvons résumer en disant qu'il pourrait
y avoir eu trois ‘Graal’:
- D'abord celui de la Cène. Il aurait été le contenant
du breuvage, ou de la matière, de la première Eucharistie.
- Ensuite celui du Calvaire. Ce serait le récipient dans lequel Jésus
s'abreuva du liquide fait de vinaigre, d'aromates puissants et d'un peu d'eau.
- Enfin celui de Joseph d'Arimatie. Ce dernier vase aurait recueilli le sang
et l'eau s'écoulant des plaies du Christ au pied de la croix et peut-être
lors de la mise au tombeau.
UN CERTAIN JOSEPH D'ARIMATHIE
Attardons-nous un peu sur ce personnage. C'est lui qui enferma, d'après
plusieurs traditions persistantes, la coupe et la lance avec le corps divin
dans le tombeau.
Joseph, emprisonné par Caïpha, voit apparaître dans son cachot
Jésus qui lui confie la coupe sacrée. Il apprendrait, à
cet instant, que la Cène se recréerait à chaque utilisation
par effet, de ce que nous appellerions, d'analogie mémorièle se
démontant comme suit:
- Le calice sous la forme du Graal, bien sûr.
- Le corporal sous l'identification du linceul.
- L'autel représentant le tombeau.
- La patène recouvrant le sang sacré s'identifiera à la
pierre du tombeau.
Joseph s'évadera et sera réincarcéré pendant quarante
ans (?). Durant cette incarcération, qui ressemble déjà
à une quarantaine, il se nourrit uniquement grâce à la manne
renouvelée par la coupe radiante.
Notons encore que l'évangile de Nicodème, IV S., fait état
qu'après sa sortie de prison Joseph regagne l'Egypte et réalise
une arche en cèdre... en tous points identique à l'arche d'alliance.
Ce curieux évangile nous précise aussi que Joseph prenait conseil
et s'entretenait avec le divin en ouvrant l'arche! La tradition, ensuite, se
consolidera sur les légendes et apocryphes. Il semblerait que Joseph,
l'arche et les objets contenus à l'intérieur: la coupe, la lance,
un vase, une épée, s'embarquent et échouent sur les terres
de Provence. D'autres textes de troubadours font débarquer Joseph en
Grande Bretagne, en même temps que l'invasion saxonne. Dans ce dernier
cas seule la coupe sacrée est présente.
LA QUESTE DES ‘GRAAL’
Quelques questions se posent d'office:
Comment cette relique extraordinaire put-elle rester oubliée pendant
plus de dix siècles? Il est probable que nous aurons de grandes difficultés
à en obtenir la réponse...
Ensuite: quelle peut-être le motif réel et profond pouvant justifier
un véritable raz-de-marée de passions et de foi? Peut-être
les nécessités d'un courant naissant dans une époque extrêmement
trouble et confuse.
Enfin: par quelle voie fabuleuse le calice sacré revint-il sur terre?
A cette question nous pouvons déjà répondre que nous avons
la certitude documentaire qu'un "Graal" sera rapporté au cours
d'une cérémonie grandiose par un aréopage de Croisés,
et à bord d'un vaisseau de haute mer de la flotte de l'ordre du Temple:
le Saint Michel d'Orient! La cathédrale de Gênes sera la chasse
de la relique inestimable. La cérémonie se déroulera au
fil d'une procession tellement dense qu'il faudra plus d'une journée
aux porteurs du fardeau sacré pour parcourir moins d'un de nos kilomètres
d'aujourd'hui. Le pèlerinage honorera le dépôt merveilleux
durant de nombreux siècles sous le vocable de Sacro-Cantino.
Le Graal de Glastonbury
Quelques images des époques révolutionnaires nous montrent qu'en
France il y eut des destructions de coupes dites "Graal"... dont une,
d’après sa description, était indéniablement de manufacture
antique.
Un second Graal était localisé dans l'abbaye de Fécamp
en Normandie. Les chroniques du lieu nous entretiennent d'une ampoule de cristal
refermée hermétiquement sur quelques parcelles pâteuses
de sang divin. Les textes affirment que le liquide précieux provenait
d'un don de Nicodème... Un certain Pharisien qui aurait , lui aussi,
enseveli le Christ.
Un troisième Graal est signalé en Aragon.
Nous citerons pour mémoire quelques autres lieux qui s'enorgueillissent
d'avoir eu "un Graal": Glastonbury, Grande Bretagne; Bruges, Belgique;
Wiengarten, Allemagne; Mantoue, Sarzane, Luques, en Italie; Valence, Juan de
la pena, en Espagne; pour la France outre Fécamp: Neuvy St Sépulcre,
Charroux...
Le moins que l'on puisse dire est que nous pouvons nous trouver perplexes devant
une telle profusion d'une pièce qui se doit d’être unique
en son genre!
UN LEGENDAIRE DU GRAAL
Il nous fallait, dans cette "avalanche" de coupes sacrées,
essayer d'y voir un peu plus clair, et surtout isoler au moins un cas débouchant
sur une recherche concrète et sérieuse.
Nous avons, à cet effet, retrouvé une bien curieuse tradition
à propos d'un lieu où figurerait le Graal légendaire.
Le récit dont il sera question ne nous emporte pas dans les régions
ci-avant désignées... Nous nous rendrons dans les régions
montagneuses de l'Ariège et de l'Aude. Ce récit fut repris en
son temps par André Glory. Lui-même le détenait d'anciens
ethnologues régionaux.
La trace la plus ancienne que nous ayons retrouvée se situe dans l'ouvrage
"YSTOIR DES MARCHS DE PEIRENES" du marquis Salans d'Ataran. Le texte
est daté de 1595. Il semble en vérité que cet ouvrage soit
du début 17e S., antidaté ou une réédition conforme
du milieu 17e S. Voici
le résumé qui nous concerne plus précisément. Il
s'agit d'une remise en langue française courante, mais le sens est entièrement
et justement transposé.
Il est question d'une milice établie il y a fort longtemps en un lieu
d'élection, dont l'histoire est transcrite à partir de faits historiques.
L'emplacement fut fortifié et entretenu dans le but de seulement veiller
sur un point non pas stratégique mais hautement sacré. Il est
fait mention de différents noms géographiques. Il est à
retenir tout particulièrement: "Mont-ségur" et "Mont-réal".
Le récit résume qu'un "Sainct Vassel" fut enlevé
au ciel et redonné aux hommes dès que survinrent des héros
choisis à la garde de cette relique sacrée. Le premier de ces
gardiens eut pour nom Perilles et il arrivait de Provence. Puis le nom de Tytoureil
est retenu comme celui qui en établit le culte ouvert. Il y eut de très
nombreux volontaires pour grossir cette lignée vaillante. Les élus
se choisirent comme règle celle de l'antique chevalerie.
Ils assuraient une surveillance inconditionnelle sur le dépôt vénéré.
En échange le "Sainct Vassel" les protégeait comme suit
lors des combats en son nom:
- S'ils l'avaient approché le jour même, ils étaient immortels
jusqu'au coucher du soleil.
- Dans les huit jours, ils ne pouvaient être blessés mortellement.
- Au delà, faute de l'avoir revu, le chevalier pouvait être effectivement
tué au combat mais il était certain d'être affranchi de
toutes ses fautes terrestres et acquérait la certitude d'une éternelle
sauvegarde.
Le récipient était dit "en lumière" et "clair"
dans les ténèbres. Ses gardiens, en sa présence, étaient
tenus hors des atteintes du temps et leur durée suspendue tant qu'ils
se tenaient à vue de l'objet sacré. Ce dernier était invisibles
aux yeux des infidèles. Les gardiens fidèles de ce Graal remarquable
s'appelaient entre eux Templistes.
Curieusement, nous pouvons souligner qu' Eschenbach, pourtant décédé
en 1220, amalgame facilement l'histoire de Perceval à celle de Titurel
dans son poème sur le Graal...
VOYAGES AUX PAYS DES
‘GRAALS’
Reprenons les carnets de l'archéologue Durant à propos de Montségur:
comment expliquer que cet érudit, dont le fort n'est ni le canular intensif
ni la plaisanterie douteuse, décrive des cavités avec force plans
et précision d'accès (voir ses notes) et que jamais depuis 1940
on ne put retrouver la moindre trace d'une seule de ses grottes?
Les deux relevés de dessins et gravures font indéniablement état
d'un ou deux récipients et d'étranges symboles les entourent.
Durant précise dans quelles cavités il fait ses découvertes
et les relevés au calque.
Montségur, se dressant à prés de 1204m d'altitude, est
reconstruit en l'an 1220. En Marti y tient conseil. Le siège du château
commence en 1243.
Durant l'hiver, Pierre-Roger de Mirepoix, la nuit de Noël de cette année-là,
fait évacuer par la gorge de l'Hers une partie des biens de la communauté
cathare. Gadal présume que la mission fut conduite par Bonnet et le diacre
Matheus. Le dépôt aurait été partagé, la première
partie cachée dans les bois de Sénélongue, et la seconde
aurait été conduite vers les grottes de Lombrives.
La veille de la reddition de Montségur, Bertran d'En Marti confie à
Aniel Aicard un certain nombre d'informations sur le catharisme et "le
Symbole du Désir du Paradis" (?). Pour Gadal et Salans d'Artaran
il s'agit d'une coupe entourée d'une histoire incroyable "irradiant
même au travers d'un sac de peau de chèvre". De là
à supposer un Graal il n'y avait qu'un pas... qu'ils franchirent lestement
à pourtant trois siècles l'un de l'autre. Si l'on suit la tradition
qui en fait état, d'après le marquis d'Artaran, Aniel Aicard et
trois autres parfaits trouvèrent refuge et assistance auprès de
chevaliers sympatisants retranchés près d'Ussat...
A LA RECHERCHE D'UN GRAAL
Il semblerait que depuis des siècles le secret continue à transpirer
du fond de son oubli... ou faut-il admettre qu'une transmission insolite et
discrète se perpétue en quelques lieux qui nous échappent...
ou encore peut-être devons-nous convenir que la tradition ne s'éteint
pas sous la cendre du temps. De temps à autre au gré d'un souffle
nouveau la braise rallume un nouveau témoin de l'existence de ce qui
ne doit se perdre jamais?.. et que comme le dit si bien A. Glory: « La
milice des Templistes, éparse dans le monde, conserve donc toujours la
vertu mystérieuse du Graal réservée au Parfait du moyen-âge!
»
Otto
Rahn dans la grotte de Lombrives
Quelques chercheurs obstinés poursuivirent leurs recherches et laissèrent
de loin en loin des indices attestant qu'il restait encore un ou deux témoignages
dans cette région de l'existence d'un "Graal".
Des années furent indispensables pour retrouver les anciens documents
incontestables... et remonter un cheminement utilisé par des "curieux"
réputés pour leurs connaissances: Kinderknecht, agrégé
d'histoire (université Suisse); Birks, détaché de mission
par Sa Majesté le Roi d'Angleterre; Nieberding, scientifique du C.D.R.H.
Belge Flamand; les professeurs Paronelle, Bonteaud, de Cassan de l'Université
de Paris et le contesté Otto Rahn, membre de la S.S. dont les travaux
et les recherches méritent, avec prudence, une attention toute particulière.
CURIEUX DETAILS CONVERGEANTS
1/ CATHARES... nous savons de façon certaine que la nuit des rameaux
1244, quatre cathares ont pour mission de sauver un très important dépôt.
Ils l'évacuent de Montségur à la veille de sa reddition,
ont pour mission de le déposer en un "Castrum de So" et réussissent
dans leur entreprise. Ils suivirent probablement les sentiers du plateau de
Lujat pour aboutir à Ornolac.
N'oublions pas non plus l'étrange hypothèse des cloîtres
musicaux... et du second cheminement pris par Pierre-Roger de Mirepoix avec
une autre partie des reliques: le château de Montaillou. De là
il rejoindra le fort de Lordat... la piste s'arrête ici.
2/ TEMPLIERS... Curieux hasard que celui qui situe la région de Miglos
à environ 5 ou 6 km d' Ornolac et à 13 de Lordat! Notre curiosité
grandira en constatant qu'à proximité de Miglos se dresse dès
1136, grâce à un engagement de Guillaume d'Arnave avec les Templiers;
la commanderie de Capoulet-Junac!
Ruines
de Miglos au dessus de la commanderie de Capoulet
Il peut y avoir un parallèle certain entre ces Templistes formés
en une milice chevaleresque dont l'idéal est la sauvegarde du St Calice
et... les Templiers! Ces mêmes chevaliers qui refuseront de participer
à la croisade contre les Albigeois... et à cette époque
un refus de cet ordre vaut une prise de position (voir à ce propos le
siège de Minerve et Pierre Fenouillet protecteur réputé
des Albigeois admis Templier à la commanderie du Mas-Deu. D'ailleurs
les templiers seront aussi victimes de l'inquisition et endosseront le chef
d'accusation d'hérésie sous la houlette d'un Nogaret prétendu
"patarin et petit-fils de patarin" (cathare).
UNE COMMANDERIE OUBLIEE
Si Capoulet-Junac bloque en force la vallée de Sos, il est difficile
à cette forteresse d'assurer la sécurité des accès
au Puymaurens dont on prétend que c'est la seule mission. Il semble,
en vérité, que la commanderie soit le verrou qui défend
le fond de la vallée: Olbier où se dresse le Mont Royal, son fort,
ses souterrains... et son étrange dépôt!
Un ou deux ouvrages affirment que Montréal serait la véritable
commanderie du Temple et Capoulet une simple garnison. Les écrits de
Coincy St Palais rejoignent ceux d'Artaran. Ils font mention de l'existence
d'une crypte antique qui serait "celle de l'initiation des Gardiens du
St Graal" et aussi du "témoin ou sont gravés des signes
spéciaux". Ces auteurs s'interrogent de concert sur la vraie destination
du château. D'Artaran suppose que seuls 12 chevaliers garnissaient le
fort et les identifie aux 12 preux ayant la garde du Graal illustré sur
le "panneau extérieur". Il est en effet facile de superposer
les Templistes et leur St Calice avec l'Ordre du Temple dont les impératifs
sont très proches. Dans les deux cas les symboles sont les mêmes
jusque dans les deux chevaliers sur un cheval armés de leurs seules lances
pointées... idem la lance de Longinus qui assurera le saignement du flanc
du Christ et s'identifiera à l'arme qui seul peut soigner le roi et rendre
la fertilité à son pays!!!
CHEMINEMENT VERS LE GRAAL
En haut les ruines
de Montréal de Sos et la grotte du graal au dessous
Le chercheur opiniâtre finira, sans doute, par regrouper quelques indications
éparses concernant "quelques signes curieux" au fond d'une
grotte pénible d'accès. Peu de personnes en connaissent maintenant
l'existence et peuvent en donner l'itinéraire précis. Par ailleurs
ce dernier, par endroit, s'avère délicat et demande une certaine
prudence en raison de passages en corniche à plusieurs dizaines de mètres
de hauteur.
Mais, celui qui "saurait" le cheminement retrouverait les accès
traversant la montagne par une galerie débouchant sur un dolmen en son
centre... Il "saurait" lire aussi les gravures, en corniche, identiques
à celles ornant mystérieusement la vallée des merveilles...
il "saurait" encore, sur le second chemin, les cupules circulaires,
carrées et triangulaires... message quadraturé dans le chtonien
lancé dans la durée de l'humanité pour ceux, et celles,
qui peuvent encore admettre la Tradition.
Du castel Montréal ne restent que des pans de murailles, une citerne,
des bases de tourelles, deux où trois amorces de souterrains ou il est
extrêmement dangereux de s'aventurer.
Pourtant "les signes curieux" existent encore et l'on peut encore
dans des circonstances très précises les contempler. Hors ces
circonstances il est pratiquement impossible de voir dans ces ombres vagues,
illisibles et douteuses les descriptions de Messieurs Mandement Gadal et Glory.
DES SIGNES CURIEUX DANS UNE GROTTE
La
peinture selon le relevé d' A. Glory (ouvragre réédité
par la SP)
C'est à près de 1200m d'altitude que s'ouvre sur une corniche
étroite une petite grotte dans le plein axe du soleil levant un matin
de solstice d'été. On ne peut y entrer debout! Il faut se glisser
par une chatière soit en rampant, soit à genoux et voûté.
Une pierre polie de glace tiède et soyeuse sur laquelle des humains se
sont déjà agenouillés. Puis, en face du visiteur à
droite, une sorte de gradin à la base d'une partie verticale et lisse.
Le calcaire a coulé sur le fragile témoin en traînées
aveugles, laiteuses et larges larmes de dépit et d'oubli... Puis l'homme,
destructeur à son habitude laisse ses traces honteuses de mémoires:
croix gammées, initiales, remarques datées ou anonymes!
Celui qui ‘sait’ pourra réactiver, comme nous, le temps d'une
vision émerveillée et d'une vue photographique, le témoignage
sacré et magique. Voici qu'apparaît alors le temps de la certitude
et de la réalité:
-En bas à droite un rectangle serti de traits gris sombre ocre et blanc,
peut-être le noir, le rouge et le blanc des alchimistes? Entre deux bandes
se succèdent des croix grecques et de St André blanches et rouges.
A l'intérieur, encadrées par le liseré rouge, cinq larmes
de sang ocre rouge sombre et cinq croix plus claires... Glory y voit le symbole,
en carré long, du St Graal contenant le sang et l'eau des 5 plaies du
Christ et les croix de St André et grecque, autant de catalyseurs amplifiant
encore la magie de contenu. Nous aurions ainsi, simultanément, le Tailloir
et le Calice réunis en une seule et même représentation
symbolique.
-A gauche, on distingue 6 croix en bordure du panneau calcaire. Il y en avait
six autres à droite prise à présent sous une épaisse
coulée de calcaire. Sans doute, pouvons nous considérer ces 12
croix comme les apôtres de la Cène, les 12 pairs de Charlemagne,
les12 chevaliers de la table ronde ou... les 12 Templistes veillant le lieu
sacré?
-Au-dessus du rectangle-tailloir, se dessine un cercle "ondulant"
à plusieurs serties et émanant, ou irradiant, un jaune vif . Au
centre la teinte est ocre sombre. Est-ce la couronne d'épines ou une
vue plongeante du calice de la Cène avec son divin liquide?...
-Au dessus du rectangle, à droite de la "couronne" apparaît
très nettement l'épée de gondefert en noir et ocre rouge.
Le bout de l'arme diffuse une sorte de triangle jaune et blanc se dirigeant
vers le bas en 2 ou 3 rayons.
-En haut à droite, ce qui fut initialement reconnu pour le fourreau d'épée
est en vérité l'embout de la lance orientée vers le bas...
Tous les instruments symbolisant, dans toutes les traditions, le Graal sont
réunis, ultimes témoins, au fond d'une grotte peu à peu
oubliée de tous... Et pourtant, combien furent-ils à gravir le
cheminement escarpé et à s'agenouiller pour accéder au
sommet divin de l'Initiation et chercher l'ultime lumière?.. Notons d'une
part, qu'une représentation similaire orne un manuscrit à peinture
très ancien à la Bibliothèque Nationale de l'Arsenal, et
d'autre part que les objets regroupés ici sont identiques en tous points
aux "merveilles" racontés par le ménestrel de la comtesse
des Flandres...
Il semble crédible que cette représentation picturale soit, en
fait, un "mémento" extérieur du contenu sacré
en place aux tréfonds de la Montagne Royale. Cette théorie s'accrédite
d'elle-même si l'on se souvient des découvertes faites par des
chercheurs dans les années 1940: blocs de pièces d'or amalgamés
au calcaire et morceaux d'ornements religieux de grande valeur et très
anciens aussi pris dans des coulées de calcite...

PYRENE ET LA PIERRE DU CIEL
Elle est fille de Berryx. Ce dernier est le roi des Bebryces eux mêmes
issus des célèbres Taruskes qui fondèrent Tarascon de Provence
et, selon la tradition, Tarascon d'Ariège. Pyrène serait à
la base de la légende d'Hercule dans les Pyrénées. On prétend
que son tombeau est enfoui dans la montagne "Royale" avec une pierre
tombée du soleil. Les vieux récits ajoutent que la nécropole
royale est tenue en éternelle lumière grâce à ce
fragment de clarté resté incandescent et seulement visible par
"une poignée de guerriers très nobles".
SABARTHES ET GRAAL
Le
Sabarthès comprend dans ses terres le val de Sos, Lordat, Ornolac, tout
le pays des grottes, Capoulet-Junac, et Montréal de Sos. Ajoutons aussi
le très pittoresque village... d'Orus! La résonance de ce nom
se passe de tout autre commentaire si l'on songe aux nombreuses découvertes
"égyptiennes" de Glory, à présent en notre possession.
Penchons-nous un instant sur les armoiries de cette contrée:
La devise: « Sabarthez custos summorum » (en cercle): Sabarthès
gardien des sommets! Au-dessous sous deux faces d'ours(dans le phylactère):
« Y anire »: Nous irons!
Dans le soleil rayonnant à 16 branches( la pierre de pyrène) se
pose un calice (Graal) dont les ailes sont "dans" la coupe et non
à l'extérieur (double sens: arrivée du calice par les airs,
et l'Esprit volatil contenu dans le récipient)
Les armes croisées en support: 2 lances en croix de St André (les
armes de la passion et du sang ainsi que celles du sceau Templier).
Enfin les 2 faces d'ours adossées. Les historiens n'y voient que l'ours
des Pyrénées... C'est oublier un peu trop vite qu' Orus est l'anagramme
d'Ours et que les Roussillon (Ursus) ne sont pas très loin! Et surtout,
enfin qu'Artus est représenté par la constellation de la grande
Ourse! Nous pourrions même souligner, avec grande prudence, que l'ourse
étoilée est aussi polaire... et Polaire est le nom du "mouvement'
auquel appartenait Otto Rahn!!! Il est sans doute inutile d'en rajouter plus!

blason et devise de Sabarthez
L'OEIL DE LUCIFER!
Il est impossible de ne pas citer cet autre récit nous exposant l'énigme
de la "Matière Première" du St Calice: en effet si pour
certain la coupe sacrée est de matière modeste et apparaît
pour la première fois lors de la Cène, pour une autre Tradition
l'origine et la matière sont bien plus redoutables.
-L'histoire commence au paradis terrestre. Lucifer tente Eve et Adam en leur
apportant, faute innommable, la connaissance... Dieu extrêmement fâché
chasse les trois personnages du paradis. L'archange déchu, par punition
et dépit, en perd son troisième oeil frontal... qui jeté
au sol se solidifiera en une énorme émeraude. Ce serait dans cette
pierre aux origines formidables que le calice de la Cène aurait été
taillé de 12 X12 = 144 facettes!
Lucifer: porteur de lumière! ce dernier n'est pas un diable ou un démon
mais un archange "dégradé", "remercié",
mais pas des moindres. La matière "brute" et verte est la connaissance
en sommeil retournant à l'humanité, à l'instant de son
rachat. Si Joseph d'Arimatie y recueille le sang et l'eau du Christ le mélange
d'étonnant devient détonnant!:
-Sang = contenu = rouge > couleur primaire!
-Graal = contenant = vert > couleur secondaire de la première!
Le mélange des deux est l'harmonie parfaite et synthétique de
la connaissance matérielle réactivée par le Divin et le
Sacré. Celui, ou ceux, qui parviendrait à détenir cet ensemble
contiendrait la Matière, l'Esprit et l'Ame de l'Univers.
On imagine le fond de la queste d'un tel mélange, l'obstination et les
combats sans merci pour parvenir à sa re-découverte et à
sa propriété...
Il n'est pas étonnant, non plus, que cette version de l'origine du Graal
ait été "occultée'", rangée soigneusement
aux oubliettes, et ensuite écartée par les chercheurs habituels...
DEMAIN?
A l'instant de conclure ce travail il est indispensable de préciser
que des recherches sont en cours et se poursuivent sur plusieurs sites du secteur
que nous avons approché au fil de ces lignes. Il est certain qu'un aboutissement
tangible devrait avoir lieu dans les mois, ou les années, qui suivent.
Ce sera la mise à jour d'éléments incontestables de la
connaissance, de la révélation, sous la forme de documents, d'objets,
d'informations et révélations de sites sur le terrain. S'il est
impossible, à ce stade, d'en révéler plus, que chacun se
rassure... l'Espace, le Temps, le "Temple intérieur" s'apprête
à s'ouvrir, car:
« Les vestiges du passé que nous avons retrouvés nous
permettent de voir dans la région d'Ussat à Montségur et
à Montréal-de-Sos des centres de la révélation nouvelle
du Graal que nous désignerons dès lors comme celle du Graal pyrénéen"
Etudes Manichéennes et Cathares ». Déodat Roché.
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