
Planès
Planès
et l'oubli
Planès
lieu peu connu des chercheurs d'insolite, sauf s'ils sont
de ce secteur des Pyrénées-orientales ou se rejoignent curieusement
les régions Capcir, Cerdagne et Conflent.
Ici le passé s'est refermé sur plusieurs mystères allant
de l'Histoire à l'étrange réalité de faits pas toujours
en accord avec certaines chronologies par le biais d'énigmes qu'archéologues
et spécialistes de l'art et du passé renoncèrent à
tenter d'élucider.
Il est certain, cependant, que nous n'aurons pas la prétention d'éclaircir
en quelques pages ce qui ne pouvait l'être par de doctes chercheurs chevronnés.
Pourtant nous présenterons quelques 'détails', peu souvent offerts
à la divulgation, et qui seront utiles et necessaires à une meilleure
approche de ce site vraiment hors du commun.
Le triangle et le cercle

En 1657 le père N. Camos déjà donnait une description brève
mais fidèle. Nous préférons citer celle de P. Joanne et
C. Raymond publiée en 1881 qui nous semble plus complète dans
son résumé. « Le plan de l'église de Planès
est un triangle équilatéral dans lequel se trouve inscrit un cercle
dont le diamètre est celui de la coupole. Sur chaque face du triangle
est décrite une demi-circonférence de même diamètre
que la circonférence intérieure, de sorte que l'édifice
présnete extérieurement un périmètre régulier
composé de trois demi-circonférences ou absides alternant avec
trois niches angulaires
/
Autrefois la porte d'entrée placée
au milieu de la demi-circonférence qui fait face à l'occident.»
Une tombe sous une
mosqué
De nombreuses chroniques
catalanes rappellent l'occupation de ce pays pyrénéen par les
Arabes lorsqu'ils étaient les maîtres du Roussillon et de la Catalogne.
Ces derniers s'imposèrent sur cette région snas trop de violence
ni vandalisme notoire durant une première période de 33 ans
Puis se seront des combats incessants durant près d'un siècle
lorsque les armées chrétiennes décidèrent de repousser
les Arabes loin des pyrénées.
A cette époque Abu-Nezah est gouverneur de Cerdagne. Ce prince arabe
s'éprend d'amour pour Lampégie, fille d'Eude duc d'Aquitaine,
qui partage éperduement les sentiments du maure. Celui-ci à sa
garnison et ses troupes à Julia Llivia, et une heureuse paix scelle cette
union. Cette dernière ne durera plus guère. Le calife Abd-el-raman
appprenant la liaison d'Abu-Nezah, donne l'assaut au fort de Julia Llivia où
le prince s'est retranché avec Lampégie. Le couple n'a que le
temps de fuir. L'ultime combat aurait eu lieu sur le site de Planès où
se serait trouvé un camps fortifié. Le prince arabe y trouve la
mort
La fille d'Eude sera capturée et conduite dans le harem de
Damas ou elle décèdera rapidement.
La chronique dira que revenu sur les lieu du massacre les fidèles d'Abu
lui firent une sepulture sur laquelle ils édifièrent une petite
mosqué
« une tombe élégante dans un bâtiment
triangulaire surmonté d'un dôme, dans le village de Planès,
à 4 lieues de Llivia ». Le lieu serait connu, depuis cet événement,
sous le vocable de 'Mesqita'
la mosqué !
Temple et Templier
Bien entendu, très tôt plusieurs chercheurs orientèrent
leurs travaux en direction de l'Ordre du Temple et tentèrent de comprendre
si l'édifice pouvait être de leur fait. Rien ne semble attester
avec certitude cette voie de travail mais il est pourtant necessaire d'y regarder
de plus près.
Petite chronologie
templière
-1119, Hugues de Payens est le premier maître du temple.
-13 octobre 1307, à l'aube, arrestation en France de tous les membres
de l'Ordre du Temple.
-18 mars 1314, Jacques de Molay meurt sur le bûcher.C'est la fin officielle
de l'Ordre.
La Tradition affirmera que l'ordre, en vérité, survivra à
son abollition. Des frères entrant en clandestinité poursuivront
un certain nombre d'activités de mémoires semblant être
repris eux-même par des mouvements ésotériques et hermétiques.
Officiellement il n'existera que très peu de preuves, sinon d'une reprise
historique, d'une survivance organisée
ou même d'écritures
inconstestables dans ce sens.
Le
retour qui ne s'est pas fait
Dans le pays de Roussillon on prétend que plusieurs rescapés
de l'Ordre se réfugièrent en des lieux secrets connu seulement
de quelques dignitaires templiers locaux. On se souviendra du frère
Bérenger dez Coll qui restera au Mas Deu sans doute pour veiller,
avec raisons, sur quelques dépôts qu'il savait.
Sa famille comptait plusieurs hommes dans l'Ordre du Temple
et le secteur
de Prats-de-Mollo, lieu qui n'est pas éloigné de Planès.
Plusieurs écrits repris aux 16e et 17e S. attestent que non seulement
des hommes du Temple continuaient à vivre sur ces 2 lieux mais qu'un
important dépôt fut rassemblé dans ce secteur. Il y eut
même un début de recrutement afin de reconstituer la milice sacrée.
Si le projet n'aboutit pas
le dépôt restera en place comme
le confirme un document du fond 'SOISSAN' qui en donne la teneur complète.
Le texte ajoute qu'un des accès à ce dépôt se fait
par le 'Fort de Planès'
dont peut-être l'abbé Canavo
avait retrouvé une entrée !!!
Les têtes de
Planès
Il s'agit d'une tradition mentionnant que dans 'l'oratoire du château'
de Planès se trouvait la relique d'une étrange tête. Cette
tête, conservée dans une chasse aurait eu le pouvoir de s''nimer
la veille de la mort des seigneurs de Planès et de manifester de quelle
manière il allaient périr.
La tradition se perpétua bien après le 15ème S. On en retrouve
les traces dans un mémoire écrit, et agrémenté de
croquis, par Marguerite du Roudat au 17ème S. Il est aussi fait mention
de deux autres têtes reliques estimées du 12ème S. Elle
étaient toujours à l'époque de la révolution dans
une demeure de Prat
L'une se présentait sous la forme d'un crâne humain sans machoire
inférieure serré dans une sorte de sachet en peau épaisse.
L'autre bien plus curieuse se présentait comme une tête momifiée
complète enfonçée dans une forme faite de métal
et de terre cuite. Dans cette 'coque' étaient pratiqué plusieurs
orifices. L'un des 'trous' aurait laissé entendre, dans certaines conditions,
une sorte d'écho insolite ou'rumeur' pouvant être prise pour une
mélopée sourdre et très basse. Les lettres d'un texte pouvaient
encore se lire sous le socle.
On ne peut s'empêcher de songer, face à cette description, aux
fameuses têtes des représentations templières dites 'Baphomet'
Deux de ces têtes sont encore accessibles et visibles
Nous ne pouvons
qu'être étonnés devant le fait qu'aucun écrit ne
fasse mention de ces 'détails'.
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