
Du Pilat vers Théopolis
Sur les pas de Dom Polycarpe de la Rivière, prieur de la Chartreuse
de Sainte-Croix-en-Jarez
Quelque
part au-dessus de Sisteron (Alpes de Haute-Provence), près du village
de Saint-Geniez situé sur la D. 3 en direction d’Authon,
dans une haute vallée dominée par le rocher du Dromon, plane
encore le mystère de la ville perdue de Théopolis («
la cité de Dieu », en grec). Son existence nous est seulement
révélée par la « Pierre écrite »,
une inscription en latin gravée sur une paroi rocheuse, au bord
de la route. Ce texte nous apprend qu’un certain Dardanus, aidé
par son épouse et son frère, a rendu praticable le chemin
de ce lieu « qui est nommé Théopolis » et a
fortifié ladite cité de murs et de portes. Dardanus était
un fonctionnaire romain qui vécut au Ve siècle ; chrétien,
il correspondait entre autres avec saint Jérôme et surtout
saint Augustin. Avant de fonder cette ville il exerça l’autorité
de consul sur la province viennoise, dont le Pilat faisait partie, ce
qui nous le rend particulièrement intéressant.
Suivons notre ami Roger Corréard qui, de sa plume alerte et
dans le style inénarrable qui est le sien, nous emmène vers
ces hautes terres sacrées où, pour notre plus grand plaisir,
nous retrouverons la trace de Dom Polycarpe de la Rivière, l’énigmatique
prieur de Sainte-Croix-en-Jarez. Comme d’habitude, nous avons respecté
le texte de l’auteur, nous contentant (avec son accord) de le réécrire
en bon français, de reprendre les citations (que Roger écrit
parfois de mémoire) avec exactitude, et d’insérer
quelques notes de commentaires annexes.
Patrick Berlier
Patrick Berlier et Roger Corréard devant la Pierre
écrite – mai 1999
Plusieurs noms pour une cité introuvable
Quelques précisions sur cette THEOPOLI (sans S) dont parle Patrick
Berlier, dans son livre La Société Angélique, tome
I, page 231. Tous les auteurs évoquant cette Cité de Dieu,
et moi le premier jusqu’à présent, mettent un S à
ce nom « qui sacralise » quelques arpents de terre rocailleuse
et broussailleuse. Bien que, sur l’inscription de Pierre écrite,
soit gravé THEOPOLI, sans S. Faute du graveur… ? Inadmissible
! Celui-ci savait qu’une telle erreur lui aurait coûté
la vie, dévoré vif par des fauves affamés, dans l’arène
du Colisée, sous les hurlements d’une foule assoiffée
de sang et ivre de vin. En conséquence, ce que nous prenons pour
une anomalie fut voulu par Dardanus, le promoteur de cette inscription.
La
Pierre écrite. Remarquer les mots LOCO CVI NOMEM THEOPOLI EST :
« lieu nommé Théopolis »
Pour avoir — il se peut — l’explication de l’absence
de ce S à la fin de THEOPOLI, du fait que THEO signifie Dieu et
POLIS ville, en grec, il s’agit de lire : Théopolis, la Cité
de Dieu, aux éditions Arqa, par Myriam Philibert *, archéologue,
anthropologue, docteur en préhistoire, auteur à ce jour
de plus de 20 ouvrages sur les mythes, les symboles, les mythologies,
la mort et l’immortalité, le mystère de la vie, sans
oublier les arts divinatoires.
* Myriam Philibert est originaire de notre région, l’une
de ses premières publications (1983) concernait le mégalithisme
dans la Loire, étude qui fait encore référence à
ce jour (Note de P. Berlier).
Dans ses commentaires sur Pierre écrite, Myriam écrit (p.
27) : « La traduction [du texte latin de l’inscription] ne
pose pas de difficultés majeures, si ce n’est l’emploi
de Theopoli, sans s final, ce qui correspond soit au datif en latin, soit
au vocatif en grec ». Je ne fais aucun commentaire car je suis ignare
* dans les mystères de ces deux langues fondatrices du français.
Bien que je puisse affirmer : ceci pour moi ne fait qu’obscurcir
le Mystère de la signification de Theopoli, au lieu de l’éclaircir.
* Pour venir au secours de Roger, et des internautes peu familiers du
latin, rappelons que dans cette langue les mots présentent une
forme variable selon leur fonction dans la phrase. L’ensemble des
formes que peut prendre un mot s’appelle une déclinaison,
et le latin en possède cinq différentes, selon la nature
du mot. Chacune des formes s’appelle un cas, et il y en a six pour
chaque déclinaison. Chaque mot possède donc une partie invariable,
le radical, et une partie variable avec le cas, la terminaison. Théopolis
est un mot grec inclus dans une phrase en latin, la grammaire latine s’applique
donc à lui comme à n’importe quel autre mot du texte.
La terminaison en i de Theopoli peut correspondre au datif (complément
d’attribution) ce qui donne « à la cité de Dieu
». Myriam Philibert l’interprète dans un sens un peu
mystique comme une perspective ouvrant vers la cité divine (Note
de P. Berlier).
Dans sa page 70, Myriam s’explique, je dirais « partiellement
» : « Le terme de Théopolis constitue un barbarisme
flagrant. Cité des dieux ? Cité de Dieu ? Cité divine
? Citadelle ou forteresse de la religion ? Comment traduire l’expression
? ». Je dois dire qu’un inventaire datant du règne
de Charlemagne sur l’Ager Galadius, centré sur le village
actuel de La Javie (30 km est de Théopolis) cite un toponyme TEODONE,
que je traduis par TEODUNUM, barbarisme gréco-celtique qui peut
signifier « la forteresse des dieux et des déesses du ciel
et de la terre ». Bien sûr ce terme remonterait des siècles
avant la venue de Dardanus dans le Val de Dromon.
Au fait, dans l’antiquité des rivages de la Méditerranée,
un dromon était un navire rapide à rames et à voiles.
Sur les côtes de l’Armorique Hérodote parle d’une
embarcation dont l’usage était le transport des âmes
des défunts vers les Îles Bienheureuses, quelque part au
milieu du Grand Océan, en direction du soleil couchant, séjour
des morts pour les Égyptiens.
Quelques précisions de Myriam sur les mystères de Théopolis,
auquel malgré tout je conserve son S invisible mais pour moi bien
réel : « Thea polis signifie bien « Cité divine
». Theou polis correspond à la « Cité de Dieu
» ou « Theôn polis, à la « Cité
des dieux ». Et sur l’inscription, il y a « Theopoli
». Il faut bien admettre que Dardanus a latinisé le mot.
Dès lors Theopoli devient le génitif singulier, ou le nominatif
et le vocatif pluriels de Theopolis. Voilà bien la réponse
d’un « barbare » à Augustin et à son livre
Civitas Dei » *. Le barbare c’est Dardanus, qui vient de l’extérieur
des frontières de l’empire romain, car de la lignée
divine de Dardanos, fils de Zeus et d’Électre, fondateur
de la cité de Troie.
* On observe que Myriam Philibert, qui considérait d’abord
Theopoli comme un datif, lui attribue maintenant la valeur d’un
génitif singulier (complément de nom) ou d’un nominatif
pluriel (sujet). La différence d’interprétation réside
dans le choix de la déclinaison : Théopolis, mot grec, n’apparaît
pas dans les dictionnaires latins et on ignore donc dans quelle déclinaison
les Romains le classaient. La terminaison en i existe aussi bien dans
la deuxième déclinaison (c’est le choix de Myriam
ici), que dans la troisième (son choix précédent),
mais le cas est alors différent. Ce glissement d’interprétation
s’ouvre vers des perspectives non clairement désignées
: Théopoli nominatif pluriel peut dès lors dériver
d’un barbarisme gréco-latin Theopolus et signifier «
les pôles de Dieu » (Note de P. Berlier).
Une précision qui a son importance, en relation avec la possible
localisation de la THEOPOLI de Dardanus. Page 70 : « Sur la carte
de Cassini (1750), Théopolis est indiquée [au sommet du
rocher du Dromon]. Un tableau, conservé dans l’église
du Poët dévoile un château fort d’une taille respectable,
que la tradition désigne de ce nom. Au premier chef, cette constatation
laisse supposer que le nom de Théopolis n’était pas
encore oublié au XVIIIe siècle ». Je dois affirmer
ce que disait mon grand-père maternel, instituteur au village du
Poët (où je suis né), situé à 10 km au
nord de Sisteron : « Ce tableau fut peint sur ordre du Seigneur
Claude Amat du Poët, pour qu’on se souvienne que dans le Val
du Dromon existaient les vestiges d’une ville romaine, détruite
pendant les guerres de religions ».
Détail
de la carte de Cassini : le secteur Pierre écrite, Saint-Geniez
et le rocher du Dromon
Également, il convient de savoir que le père Jésuite
Jacques Sirmond connaissait l’existence de Théopolis, dont
il avait publié l’inscription vers 1730. Donc, en conséquence,
Jacques Cassini suite à la constatation de ruines au sommet du
Dromon y avait localisé Théopolis. Bien qu’il y ait
également des chances pour que la « primordiale Théopolis
» fût fondée dans le Val de Chardavon, plus à
l’ouest. Chardavon ou Kard-Avon, terme araméen qui se traduit
par « les anciens du pays de Kard » ou Chaldée.
Je présume que ce serait Dardanus qui aurait dans l’an
418 « délocalisé » le LOCO CVI NOMEM THEOPOLI
EST, c’est-à-dire « le lieu qui est nommé Théopolis
», de Chardavon vers les rochers de Dromon, ce site possédant
d’incontestables qualités de défense et d’évacuation
en cas d’attaque massive d’un ennemi déterminé,
dans une période très incertaine.
De ce qui précède, et vu l’absence complète
de vestiges archéologiques, il est incontestable que la localisation
de Théopolis reste une incertitude complète. À moins
que, un orage diluvien et des glissements de terrain fassent resurgir
« les ossements de la Cité de Dieu, ou des dieux, ou divine,
ou forteresse des dieux et des déesses du ciel et de la terre ».
Grand merci à Dame Myriam Philibert d’avoir complexifiée
la compréhension mystico - mystificatrice de la notion de Théopolis.
Pour en rajouter un peu plus au brouillard « théopolidien
», je dois révéler la découverte dans une boîte
de bouquiniste, sur les quais de la Seine, à Lutèce, de
quelques feuillets jaunis par le temps : une carte ancienne révélant
à l’est de Sisteron un lieu nommé Civitas Théopolium,
qui se trouverait dans le Val de Chardavon. Pendant des années
je me suis torturé les méninges pour tenter de comprendre
la signification de ce terme incongru de Théopolium. Dernièrement,
un de mes correspondants, qui intervint dans l’affaire du trésor
des Templiers du Verdon, m’informe qu’il se peut que Théopolium
puisse signifier qu’il existait plusieurs Théopolis. Ce qui
m’enchante et apporte du vent aux ailes de mon moulin de Don Quichotte
embrocheur de mirages insaisissables. Il me revient en mémoire
que pour un autre de mes correspondants, de Carcassonne, Théopolium
pourrait signifier « défunte Théopolis ». Ce
qui est une facette incontournable de notre réalité existentielle.
Patrick Berlier, en latiniste de première catégorie, me
signale que pour lui Theopolium est le génitif pluriel de Theopolis
considéré comme appartenant à la troisième
déclinaison ; accolé au mot Civitas il en constitue le complément
de nom. L’expression Civitas Theopolium signifie donc littéralement
« ensemble des citoyens des cités de Dieu », et par
extension « Domaine des cités de Dieu ».
Myriam Philibert écrit en épilogue : « Jusqu’au
XVIIIe siècle, Théopolis appartenait au monde tangible.
Depuis lors, l’oubli s’est emparé d’elle et la
cité s’est dissimulée derrière un voile qu’il
est préférable de ne plus soulever ».
Mais où se cache donc l’invisible Théopoli ?
Nous avons en tant que localisation possible, le Val de Chardavon ou
Kard-Avon qui aurait été fondé par les Chaldéens,
disons, pour situer l’action, entre – 1000 et – 500.
C’est par le géographe grec Strabon, vivant au temps de Jésus,
que nous connaissons cette éventualité. À l’époque
de Jésus devait vivre à Kard-Avon une communauté
de chrétiens, qui fut évidemment visitée par les
saintes femmes et où, apparemment, Marie-Magdeleine résida
dans une « baume » (grotte). Dans ce val entouré de
toutes parts de hauts sommets existe un vaste abri sous roche, nommé
par la tradition locale : « la baume de la Rousse ».
Solange,
l’épouse de Roger Corréard, au cœur de la Baume
de la Rousse
Un détail qui a son importance, Marie de Magdala est presque toujours
représentée rousse. Vérifiez sur un nombre important
de crucifixions. Au pied de la croix, maintes fois elle possède
une opulente crinière rousse. Donc pour moi la Rousse c’est
Myriam de Magdala, la prostituée des évangiles, qu’une
rumeur insistante désigne ainsi que l’amante ou l’épouse
de Jésus, mère de leurs enfants, qui aurait donné
naissance à la race primordiale des rois Mérovingiens, qui
firent de la France la fille aînée de l’Église
catholique romaine, puis, par décadence, les rois faits néant.
La suite « moderne » de cet avatar historico - de droit divin
étant relatée dans le Da Vinci code de Dan Brown. Ce qui
par conséquence nous conduit vers Rennes-le-Château !
Puis il y eut il se peut la « délocalisation » de
Theopoli de Kard-Avon vers les rochers du Dromon par Dardanus. Suivant
Bernard Falque de Bézaure, auteur prolifique sur le thème
des Templiers de la Provence, un parchemin découvert par les archers
du roi lors de leur arrestation prouve l’existence en l’an
437 d’une dizaine de lieux de culte du paganisme en Provence, dont
un Castrum Dromonus, aux rochers de Dromon bien sûr. Je précise
qu’en l’an 1000, sur les chartes de donations à Saint-Victor
de Marseille pour l’édification du monastère de Chardavon,
existait un Castrum Dromanus, 5 km à l’est de Pierre écrite,
qui fut détruit pendant les guerres de religions.
Je dois ajouter une troisième possible Theopoli, située
sur la montagne du Trainon, 2 km au nord du Dromon. Ce que paraît
indiquer Honoré Bouche, prévôt du monastère
de Chardavon vers 1650, ainsi qu’il l’écrit dans sa
Chorographie de Provence, éditée en 1664. Page 570 : «
Il y a très grande apparence que cette ville de Théopolis
fut à cet endroit où est maintenant l’ermitage de
Notre-Dame du Trainon où il y a les vestiges d’une très
grande ville où l’on trouve tous les jours des médailles
d’or et d’argent ». Je peux affirmer, de nos jours,
malgré les recherches effectuées par une amie archéologue
et moi-même : aucune trace de cette « très grande ville
». Quant à l’ermitage de N.-D. du Trainon rien ne prouve
son existence dans les archives de l’évêché
de Gap, dont dépendait le terroir de Saint-Geniez avant la Révolution.
Saint-Geniez
vu du Trainon
Il existe même une quatrième Theopoli, suivant une carte
de l’épiscopat de Provence, éditée vers 1750,
se situant au village fortifié de Thoard, à 20 km à
l’est des rochers du Dromon. Cependant, pendant la Révolution,
la Theopoli de Dardanus était de retour à Dromon, où
Myriam et moi-même la localisons, dans « l’air du temps
de notre 21e siècle ». Il est temps de vous présenter
la traduction du texte latin de l’inscription de Pierre écrite,
suivant la version de Monsieur De Laplane, publiée dans son Histoire
de Sisteron, éditée en 1843.
CLAUDIUS POSTUMUS DARDANUS HOMME ILLUSTRE, REVETU DE LA DIGNITE DE PATRICE,
EX CONSULAIRE DE LA PROVINCE VIENNOISE, EX MAÎTRE DES REQUETES,
EX QUESTEUR, EX PRÉFET DU PRETOIRE DES GAULES, ET NEVIA GALLA,
NOBLE ET ILLUSTRE DAME, SON EPOUSE, AYANT FAIT TAILLER LES FLANCS DE LA
MONTAGNE, DE CHAQUE COTE, ONT DONNE DES ROUTES PRATICABLES AU LIEU NOMME
THEOPOLIS, LIEU QU’ILS ONT FORTIFIE PAR DES MURS ET DES PORTES.
CE TRAVAIL A ETE EXECUTE DANS LEUR PROPRIETE PARTICULIERE, MAIS ILS ONT
VOULU NEANMOINS QU’IL SERVE A LA PROTECTION DE TOUS. IL A ETE FAIT
AVEC L’AIDE DE CLAUDIUS LEPIDUS, HOMME ILLUSTRE, COMPAGNON ET FRERE
DU SUS MENTIONNE, EX CONSULAIRE DE LA PROVINCE GERMAINE, EX SECRÉTAIRE
DE L’EMPIRE, EX INTENDANT DES AFFAIRES PRIVEES. AFIN QUE LEUR SOLLICITUDE
POUR LE SALUT DE TOUS ET UN TEMOIGNAGE DE LA RECONNAISSANCE PUBLIQUE PUISSENT
ETRE MONTRES PAR CETTE INSCRIPTION.
J’indique un détail qui doit être important. L’inscription
est parsemée de façon apparemment erratique de dix-sept
feuilles de lierre grimpant, symbole funéraire pouvant signifier
la gravure de Pierre écrite après la disparition de Dardanus
du monde des vivants *.
* La feuille de lierre est courante dans les inscriptions romaines, où
l’on devait abréger les mots pour en faire rentrer un maximum
dans un minimum de place. Pour faciliter leur identification, ces mots
abrégés étaient souvent soit surlignés d’un
trait, soit suivis d’une feuille de lierre, que l’on nomme
hedera. On remarque sur l’inscription de la Pierre écrite
l’usage des deux procédés : un seul mot abrégé
est signalé par un trait, dix-sept sont signalés par des
hederae, dont une à l’envers. Et certains ne présentent
aucune notation les signalant. Le nombre d’hederae ne paraît
donc pas anodin en effet : 17 s’écrit en latin XVII ce qui
est l’anagramme de vixi, « j’ai vécu ».
À noter aussi que, même en admettant l’orthographe
Theopoli comme exacte, l’inscription présente une dizaine
d’erreurs (CVI au lieu de QVI, par exemple), sans parler des imperfections
grammaticales. De quoi envoyer dix fois le graveur dans l’arène,
dirait Roger ! En fait, le latin utilisé est loin d’être
classique et semble trahir soit un auteur peu lettré, soit une
origine postérieure au Ve siècle. À noter encore
que la traduction ci-dessus présente elle aussi des erreurs et
surtout des oublis singuliers par rapport au texte latin (Note de P. Berlier).
Quant à ce nombre dix-sept il apparaît ainsi qu’un
point de jonction avec l’affaire de Rennes-le-Château. À
méditer : Genèse, 17, 1, « je suis l’Éternel ».
Ces dix-sept feuilles de lierre grimpant, symbole de spiritualité,
nous renvoient-elles vers le Dieu d’Israël ?
Quelques précisions élémentaires sur cette inscription.
Pierre écrite est le seul document qui traite de Theopoli et de
ses trois fondateurs, apparemment à titre posthume. C’est
curieux et intrigant. Dardanus est le cognomen (le surnom) du préfet
du prétoire des Gaules. Son nom de famille est Claudius, et son
prénom Postumus *. Vu qu’un héritage est à
titre posthume, il se peut que Pierre écrite soit le testament
de Dardanus, pour les siècles à venir… ? La question
reste posée.
* Le prénom Postumus désigne généralement
un enfant posthume, né d’un père décédé
avant sa naissance (Note de P. Berlier).
Qui es-tu Dardanus ?
Ton cognomen nous informe-t-il que tu es descendant de Dardanos, fondateur
de la cité de Troie, fils de Zeus et d’Électre, donc
de sang divin ? Dans le palais impérial Dardanus exerça
les hautes fonctions administratives de maître des requêtes
et de questeur. Vers l’an 400 il fut consul de la province viennoise,
la plus riche de la Narbonnaise. À partir de l’an 409, par
un édit de l’empereur Honorius il fut promu préfet
du prétoire des Gaules et fut revêtu de la dignité
suprême de patrice, conseiller de l’empereur. En tant que
préfet du prétoire des Gaules, Dardanus administrait la
Gaule, la Belgique, l’Espagne, la Grande Bretagne.
Pouvoir très relatif. En 406, dans l’hiver, les hordes de
barbares passaient le Rhin gelé et dévastaient l’ouest
de la Gaule. Profitant de ces désordres, les légions de
Grande Bretagne se révoltaient, égorgeaient leurs officiers,
élisaient général un des centurions nommé
Constantin, pour le prestige de ce nom, rappelant l’empereur célèbre
du siècle précédent. Constantin passait la Manche
avec ses légions qu’il conduisait dans la vallée du
Rhône, et investissait Arles, préfecture des Gaules après
la destruction de Trèves par les barbares. Apparemment Constantin
occupa Arles pendant trois ans à ce qu’écrit Honoré
Bouche. Donc de 406 à 409. Constantin assiégé par
les légions fidèles à l’empereur fut fait prisonnier,
décapité, et sa tête expédiée à
l’empereur dans un baril de sel. En conséquence, vu l’occupation
d’Arles par Constantin de 406 à 409, on ne sait pas où
se trouvait Dardanus pendant ce temps. Je vais vous donner mon avis sur
cette lacune historique.
Le
village de Saint-Geniez
Par le plus grand des hasards qui font si bien — ou si mal —
les choses, lorsque cela leur convient, en l’automne 1993 je rencontrais
à la foire de la lavande de Digne un Monsieur initié aux
arcanes ténébreux de l’Histoire, inconnue des universitaires.
Je nommerai conventionnellement ce Monsieur OSS 118, car il fut, en tant
qu’officier supérieur de l’Armée d’Afrique,
chargé de la « protection rapprochée » du général
qui sauva l’honneur de la France en 1940. Sous sa majesté
Pompidou Ier, OSS 118 devint le directeur du Groupe Action du S. D. E.
C. E., actuelle D. G. S. E. Ce fut notre intérêt commun pour
le phénomène ovni qui créa entre OSS 118 et moi-même
des liens d’amitié en tant que frères d’armes
au service de la France. Je dois dire que je suis Maître principal
de l’Aéronautique navale, en retraite après 30 ans
de service actif sur mer, sur terre et dans les airs. Il y a également
le fait que OSS 118 étant natif d’un village situé
à 10 km au sud des rochers de Dromon il était, ainsi que
moi, intrigué par les mystères de Pierre écrite.
La question principale à résoudre était : mais où
sont donc les murs et les portes de Theopoli… ? Vu ses moyens d’investigations,
OSS 118 avait positionné dans les caves du Palais de Néron,
devenu celui de Saint Pierre, des taupes aux aguets de toutes informations
utiles. Au cours d’un repas chez le puisatier d’Entrepierres,
à 5 km au sud de Dromon, OSS 118 me raconta cela : « Dardanus
avait établi son camp retranché où stationnaient
ses deux légions dans les environs des rochers de Dromon ».
Une légion était forte de 6000 combattants. Donc deux légions
groupaient 12000 légionnaires lourdement armés, aptes à
manœuvrer en rangs serrés et à former « la tortue
» véritable forteresse humaine laminant les adversaires sur
son passage. À cela il convient d’ajouter des escadrons de
cavaliers et des sections d’archers et de frondeurs. Ce qui au total
regroupait, avec les catapultes légères, 20000 combattants.
Cette force offensive était suffisamment dissuasive pour détourner
les barbares d’une attaque de cette forteresse des dieux de la Celtide,
dont l’accès se fait par d’étroites gorges rébarbatives.
En conséquence, pas de murailles en pierres massives pour assurer
la protection du « locus théopoliforme », seulement
des levées de terre, des palissades, des tours en bois, disparues,
laminées par les éléments atmosphériques depuis
1600 ans.
Apparemment, le préfet du prétoire des Gaules ne résidait
pas dans le Val de Dromon, mais à quelques kilomètres au
nord de Segustero (Sisteron), sur l’actuel domaine de Saint-Didier
(évêque burgonde) qui en l’an 1000 appartenait aux
évêques de Gap, ou Vapincum. Ce qui me fait supposer que
Saint-Didier en tant que résidence de Dardanus et de son État-major,
c’est le fait que la voie praticable ouverte par les légionnaires
et les esclaves du préfet des Gaules ne se dirige pas vers Segustero
mais vers le plateau de Saint-Didier où se situent les traces d’au
moins trois villas romaines des IVe – Ve siècles.
Quant à l’inscription de Pierre écrite, il convient
de la dater ultérieurement au séjour de deux ans du général
Dardanus. Elle peut avoir été gravée un siècle
après son passage éphémère. Le temps avait
érodé les souvenirs de la population locale au sujet des
fortifications qui devenaient des murs et des portes, ce qui ne convient
ni au val de Kard-Avon ni à l’ensemble des rochers de Dromon,
qui vus de 1 km au nord représentent la silhouette d’une
galère antique, donc, à l’évidence un dromon.
La dernière phrase de l’inscription montre que ce fut la
population locale qui la fit graver. « Afin que leur sollicitude
(de Dardanus, Nevia Galla et Lepidus) pour le salut de tous et un témoignage
de la reconnaissance publique puissent être montrés par cette
inscription ».
À l’examen d’une carte de la Provence dans sa globalité
on s’aperçoit que le camp retranché de Theopoli est,
à quelques dizaines de kilomètres près, au centre
d’un demi-cercle sud englobant tout le littoral, de Nice à
Arles, zone ouvrant sur la route en direction de Collioure. Donc, de ce
point stratégique qu’était Theopoli, les légions
de Dardanus pouvaient intervenir de 5 jours à 3 semaines en tous
les points de la provincia où leur présence était
nécessaire. L’on sait que Jules César a conquis la
Gaule chevelue par la vélocité des jambes de ses légionnaires,
il surgissait toujours où on l’attendait le moins et pulvérisait
ses adversaires.
Dans l’année 409, le prince Jovinus, du peuple des Arvernes,
fédéra quelques autres peuples chevelus du centre de la
Gaule et fit sécession du pouvoir central de Rome. Jovinus s’allia
avec Günther roi des Burgondes, Goard roi des Alains, et Athaulf
roi des Wisigoths. Les troupes de ces quatre Seigneurs de la Guerre se
regroupèrent à Valence, dans le but de marcher ensuite sur
Arles et de là sur Rome. Dardanus fut alerté par ses espions,
ainsi que par la princesse Placidia, sœur de l’empereur Honorius,
captive dans une cage dorée d’Athaulf, amoureux fou d’elle.
Devant l’urgence de la situation Dardanus fit marcher son armée
sur Valence, où il rencontra les rois barbares d’Outre-Rhin
qui « grinçaient des dents » contre l’autoritarisme
despotique du prince Jovinus du peuple des Arvernes. Excellent diplomate,
tribun au verbe puissant, le préfet du prétoire des Gaules
brisa l’alliance entre Athaulf, Günther et Goard, qui abandonnèrent
Jovinus à son sort.
Les barbares investirent Valence et donnèrent l’assaut à
ses murailles. Ce furent les guerriers d’Athaulf le Wisigoth qui
firent prisonnier l’Arverne Jovinus, l’enchaînèrent
et le livrèrent à Dardanus. Pendant qu’il s’occupait
du sort de Jovinus et de sa coalition, un général de l’empereur
Honorius avait occupé Arles et chassé les troupes du fantoche
Constantin, général félon des légions de Grande-Bretagne.
Constantin fut décapité et sa tête expédiée
à Ravenne, dans un baril de sel. Quant au prince Arverne Jovinus,
ce fut Dardanus qui lui trancha la gorge du fil de son glaive, à
Narbonne, devant les légions et le peuple réunis.
Placidia s’était promise charnellement à Athaulf,
en épousailles royales, à condition qu’il fonde un
royaume dans le sud de la provincia. Dardanus, informé du désir
de Placidia, qui fut paraît-il sa maîtresse, d’obtenir
la Narbonnaise pour y fonder un royaume, donna le feu vert au peuple des
Wisigoths pour franchir le Rhône sur le pont de bateaux d’Arles.
J’ignorais ce détail, ce fut Myriam Philibert qui m’en
instruisit par son livre Théopolis, la Cité de Dieu.
Pendant le siège de Valence les Wisigoths stationnaient quelque
part du côté de Turin, sur l’ordre des messagers de
leur roi ils prirent la route du col du Montgenèvre, passèrent
Briançon, Gap, descendirent la rivière Durance et arrivèrent
à Sisteron. Vers le soleil levant était Theopoli, quelques
chariots en prirent la direction, ils contenaient le prix payé
par Athaulf pour les services rendus par Dardanus à son peuple.
C’est ainsi qu’une partie des pillages des riches villas romaines
et de Rome se trouvèrent enfouis quelque part dans le secteur de
Dromon.
Dans les années 1935 – 1945, le curé Jourdan de Saint-Geniez,
maire de cette commune, aidé par Marius Maldonnat, radiesthésiste,
et une équipe de gais lurons, se mit à fouiller la région
à la recherche du trésor de Dardanus. Le Dromon bien sûr,
mais également la montagne du Trainon, dont la face nord est trouée
de cavités par affaissements de terrains, qu’ils nommaient
: la montagne de l’or, ce qui est très indicatif.
À Valence, Dardanus avait rencontré le roi Günther
du peuple des Burgondes. Ce peuple possédait un fabuleux trésor,
celui des Nibelungen. Suivant Alfred Weysen, auteur du livre très
controversé L’île des Veilleurs, sur le trésor
des Templiers du Verdon, les Burgondes s’établirent au nord
de Sisteron, dans le secteur de l’actuel village de Nibles, dominé
au nord par le Rocher de Hongrie et au sud par les falaises du Plateau
de Gache. Quelque part dans cette contrée chaotique serait caché
le trésor des Nibelungen.
Suivant
la légende ce trésor se trouverait dissimulé dans
une profonde caverne, près d’une cascade. Sur ce trésor
veillerait le nain Andwari, possesseur de l’anneau d’invisibilité.
Dans le nain Andwari nous retrouvons le démon gardien du trésor
du temple de Salomon, l’Asmodée de Rennes-le-Château.
De nos jours, les falaises de Gache, le Rocher de Hongrie, les Rochers
de Saint-Michel, à l’est du Dromon, abriteraient une flottille
de soucoupes volantes pilotées par des petits-gris, qui sont les
veilleurs intemporels des Gîtes Secrets du Lion, et où suivant
l’ufologue américain G.-H. Williamson seraient stockées
les archives de l’Atlantide, dans l’attente du temps de l’Apo-kalypse,
qui est le temps de la Révélation.
Roger Corréard et Jimmy Guieu durant le tournage
du film « Théopolis, la cité oubliée »
Ou l’on retrouve Dom Polycarpe de la Rivière
Ce fut la revue CEP d’OR de PYLA, éditée par André
Douzet dans les années 1995 – 1996, qui me conduisit vers
cet énigmatique prieur et me fit rencontrer par la même occasion
Patrick Berlier. Incidemment Patrick me parla de Polycarpe de la Rivière.
Ce fut la Révélation ! Je connaissais le prieur de Sainte-Croix-en-Jarez
par le livre de Jean-Luc Chaumeil, Le temps et les OVNI, dans sa page
53 : « Nous étions non loin de La Javie, célèbre
dans l’affaire UMMO, à côté de Théopolis
l’un des sites favoris du Chartreux Polycarpe de la Rivière
qui disparut à la fin de sa vie, et très près de
Saint-Geniez où notre ami Olivier Rieffel poursuivit l’enquête
du crash du 18 mars 1972 ».
Puis au cours d’une conversation téléphonique, Thierry
Garnier, directeur des éditions Arqa, m’informa d’une
visite auprès de l’ami André Douzet, possesseur de
liasses de textes de Polycarpe de la Rivière. En les feuilletant,
Thierry remarqua une annotation marginale : « Chardavon ».
Stupéfait, Thierry demanda à André s’il connaissait
cet endroit, réponse négative. Alors Thierry expliqua que
Chardavon se trouvait à 1 km de Pierre écrite, l’inscription
témoignage de l’existence de Théopolis. André
connaissait Théopolis dont je lui avais parlé dans plusieurs
courriers. Devant l’intérêt manifesté par Thierry,
le visage d’André se ferma et il récupéra les
écrits de Polycarpe pour les soustraire à la vue de son
interlocuteur.
De toutes façons, cette mention de Chardavon sur un document écrit
de la main de Polycarpe ne laisse planer pour moi aucun doute, le prieur
de Sainte-Croix-en-Jarez était venu à Théopolis,
du fait que son ami Honoré Bouche devait devenir le prévôt
du monastère de Chardavon vers 1650. Dans sa Chorographie de Provence,
éditée en 1666, Honoré Bouche écrit, en préambule
de son ouvrage encyclopédique sur les évènements
politiques de la Provence depuis la naissance de Jésus-Christ,
un long paragraphe en forme d’hommage à Polycarpe de la Rivière
:
« Le Révérend Père Polycarpe de la Rivière
Chartreux, personnage, qui, à l’éloquence, à
l’érudition & à la piété qu’il
a fait paraître en beaucoup de petits Traités de dévotion,
qu’il a composés, avait ajouté une grande recherche
pour l’antiquité, comme assurent beaucoup d’Écrivains
de cette matière, qui en font mention, & confessent avoir eu
de la libéralité de très belles remarques, tirées
de ses mémoires. Il avait eu autrefois l’entrée des
meilleures Bibliothèques de France, & la rencontre des plus
curieux manuscrits qui s’y pouvaient trouver. Son dessein était
de travailler à l’Histoire Ecclésiastique de France,
en Langage Latin, & surtout à la connaissance des Évêchés,
& à remarquer les noms & les actions des Evêques,
à la façon du sieur Robert en sa Gaule Chrétienne,
qu’il devait augmenter de beaucoup, ainsi que depuis peu les sieurs
de Sainte-Marthe ont fait. Je le vis le mois de Février de l’an
1638, en la chartreuse de Bonpas, lors qu’il travaillait à
cet Ouvrage, il m’y montra beaucoup de Diocèses achevés,
& surtout celui d’Avignon, qu’il avait amplement traité,
au même Langage Latin, en forme de Chorographie & d’Histoire,
en un ou deux tomes en feuille, où il faisait entrer tout ce qui
se peut savoir de l’antiquité Ecclésiastique &
Séculière de toute cette Contrée & de ses environs.
Ouvrage si avancé, si bien poli & si bien écrit, ayant
intention de lui faire voir le jour avant les autres, qu’il ne fallait
rien plus que de le mettre sous la Presse. Mais par de certains secrets,
à fort peu de gens connus, l’Auteur a disparu, & son
ouvrage a été condamné aux ténèbres
».
(Texte intégral, transcrit en français moderne –
Note de P. Berlier)
Il est de mon avis, du fait des documents possédés par
André Douzet, qu’il en fasse un article pour la connaissance
possible de la dernière année du Chartreux Polycarpe de
la Rivière, disparu sur le chemin du Mont-Dore où il allait
aux eaux pour traiter les rhumatismes dont il souffrait.
Patrick Berlier dans sa Société Angélique fait astucieusement
remarquer l’anagramme phonétique Mont-Dore = Dromon. Vu que
ces gens employaient un « langage codé » pour communiquer
au nez et à la barbe des inquisiteurs, cela veut dire possiblement
une retraite, inconnue de l’Église, à Chardavon /
Théopolis. Bien que l’épiscopat d’Avignon possédait
le prieuré du Val-Gelé sur le terrain de Dromon, devenu
leur propriété par une bulle papale et intervention du roi
de France. Il est donc à considérer l’importance pour
l’Église d’Avignon du LOCO CVI NOMEM THEOPOLI EST.
Cela explique également la crucifixion de Venasque (Vaucluse),
où en arrière-plan se profilent les rochers jumeaux du Dromon
et du Dromonet. Voir page 242 du tome II de La Société Angélique.
Le Dromon pointe vers le ciel une gueule de dragon et invite à
une descente aux enfers. Or, effectivement, dans la grande falaise ouest,
celle des ténèbres du soleil couchant, est une profonde
faille enfoncée dans le socle rocheux. Le long de cette faille,
un chapelet de grottes sépulcrales contenant des milliers de cadavres.
Patrick Berlier termine son paraphe sur la crucifixion de Venasque par
cette phrase : « Et si c’était cela le secret des peintres
provençaux ? ». À bon entendeur salut.
Roger
Corréard
« Archiviste autoproclamé de Théopolis »
Le rocher du Dromon
Roger Corréard est l’auteur d’un livre sur les
énigmes de la Pierre écrite, au titre évocateur de
« Théopolis, Gîte Secret du Lion », publié
par les éditions Arqa.
Il a tourné deux films documentaires avec Jimmy Guieu, disparu
depuis, qui furent commercialisés en cassettes vidéo. Les
phénomènes paranormaux qui se déroulent dans la crypte
de la chapelle Notre-Dame du Dromon font l’objet d’un chapitre
de la cassette « Vortex », et une seconde cassette est toute
entière consacrée à la Cité de Dieu : «
Théopolis, la cité oubliée ». Ces cassettes
sont encore en vente au CREPS, 25 rue Charpentier, 33700 Mérignac.
Écrire pour bon de commande.
Nous avons conscience que ce texte peut susciter bien des interrogations
ou des avis contradictoires. Roger Corréard se tient à la
disposition des internautes qui voudraient lui poser des questions. Pour
cela il nous demande de préciser son adresse :
La Reine Jeanne
18 avenue du Stade
04200 Sisteron. |