Montségur... citadelle énigmatique
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Levé de soleil pour le solstice d'hiver dans l'archère du château. |
Château de Quéribus. Levé de soleil dans la salle gothique du pilier. |
Cette
date de l’équinoxe solaire nous conduit à observer
logiquement d’autres “moments” calendaires primordiaux
tels que les solstices d’été et d’hiver.
Il semble, sur ce thème, exister au moins trois sites solaires
liés à l’odyssée du Catharisme: Montségur,
Quéribus et l’un des 4 châteaux de Lastours, Cabaret.
- Cabaret. Ce point fortifié possède une pièce d’architecture
assez rare. Une tour à 5 côtés. Seulement 4 archères
y assurent éclairage et usage défensif. 2 sont orientées
au sud, 1 à l’ouest, et la dernière au sud-est. L’axe
vertical de l’archère est orienté du 19 au 26 décembre
sur le soleil levant. A l’aube du solstice, un rai lumineux longe le mur
opposé et atteint très vite l’angle N.E annonçant
ainsi la renaissance de l’astre nouveau.
- Quéribus. Dernier site fortifié à tomber pour la cause
du Catharisme. Là encore un phénomène solaire se déroule
à l’aube du solstice d’hiver dans la “Salle Gothique”.
- Montségur. Là encore on peut déterminer une observation
solaire aux matins des solstices. Les archères du donjon laissent passer
un faisceau lumineux, à l’aube, qui s’en va marquer de clarté
l’angulation du mur opposé.
Et sur ces trois sites formidables ce constat de “lumière”
peut encore se vérifier. On notera que ces informations très connues
sont retenues au crédit d’une tradition forcément à
manifestations solaires.
Pourquoi,
alors, ne pas relier l’élément solaire à cette
tradition qui veut qu’à la chute du Catharisme une prophétie
annonçait: “Dans 600ans, le rameau reverdira!”.
Ceux qui ont eu la chance de contempler le rayon lumineux de Montségur
au matin du solstice, souvent le décrive comme “fugitivement
vert”. Sans entrer trop loin dans la magie du verbe et de la tradition
orale, le rameau pourrait se dire “Râ-Mot”... le Soleil-Verbe”.
Qu’il soit alors de couleur verte, ce mot soleil, ferait reverdir
le mot, donc le verbe, donc la force créatrice, donc le souffle
de l’Esprit et offrirait dans le droit-fil de la grande Tradition
une seconde chance à une humanité, qui à cette heure,
en aurait le plus grand besoin...
En outre le déplacement de l’axe terrestre se cale suivant l’étoile dite “Polaire”. Il se pourrait bien, alors, qu’Otto Rahn et le groupe de Polaires de Thulé aient été inspirés (encore le souffle) en venant chercher un Graal à Montségur. Ce Graal qui aurait pu être évacué sur le Sabarthès aux Ours symboliques de son blason: Ours-Etoile et à la fois Graal-Vert.
Il est à constater qu’il est difficile de contourner, ou d’ignorer
certains détails, et des détails certains, liant la Tradition
du Graal et Montségur.
- Le roman de Wolfram d’Eschenbach appelle le château aventureux,
où se trouve le Graal, du nom occitan de Montsalvage... qui est très
proche de Montségur.
- Nous trouvons aussi le premier roi possesseur du Graal sous le nom de “celui
qui tranche bien” et Trencavel est le patronyme de Raymond comte de Foix.
Comme Parsifal est errant, Raymond se trouve dans la situation d’un chevalier
Faydit.
- Le roi Alphonse le Chaste, au moment de l’affaire Montségur à
pour épouse Adelaïde. Et la femme du Castis s’appelle Herzeloïde!
Et il y en a bien d’autres... aussi nous arrêterons là cette
énumération sur Raymond de Perella, seigneur de Montségur
qui correspond pratiquement au Parilla du roman d’Eschenbach.
Merlin
dictant l'histoire du Graal... -manuscrit de la BN de l'Arsenal.Si dans notre précédent travail nous retracions le chemin d’évacuation
‘d’un Graal’, il serait intéressant de retrouver d’où
le vase sacré pouvait provenir.
Une lettre de St Laurent datée de 258 atteste qu’il transporte
la sainte relique vers Huesca en Aragon. En 713 Audebert transporte cet objet
dans la grotte de St Juan de la Pena. Jamais les maures ne prirent le rocher
du mont Pano défendu par 300 chevaliers. 1134, le vase saint est toujours
dans son arche d’ivoire.
La légende veut, qu’afin de protèger Droit et Vertu, le
St Graal prit le chemin d’une autre région, dans un castel “sur
la roche” au Nord des Pyrénées Aragonnaises. La Tradition
raconte que Pierre II, roi d’Aragon, époux de la fille du comte
de Montpellier et beau-Père du comte de Toulouse, Raymond VI aurait missionné
son vassal, chevalier acquis à la cause Cathare... c’est à
dire Trancavel, le Parsifal de Wolfram d’Eschenbach! Le chemin choisi
aurait suivi la vallée de la Seyre pour rejoindre le Puymorens. De là
il passait Ussat, puis Ornolac, Montréalp de Sos pour enfin, par le chemin
de St Barthélemy, arriver à Montségur.
Légende bien sur!!! sauf que l’époque, les personnages et
les lieux sont bien réels et... il y a si peu de la Coupe aux lèvres!
Plusieurs traditions font état du fait que Montségur eut été
l’ultime abri des trésors cathares. Mais quels pouvaient
être ces trésors qui, encore aujourd’hui, enflamment
les espoirs et les imaginations. Il est certain que nous devons considérer
deux faits incontestables.
1) Les Cathares avaient forcément rassemblé un volume de
valeurs monétaires, ne serait-ce qu’en raison d’une
intendance minimum indispensable: nourritures, besoins usuels de chaque
jour, matériel et autres dépenses imprévues. Une
sorte de trésorerie logique et logistique.
2) D’autre part les Parfaits se devaient d’abriter ce qui
pour eux avait une valeur spirituelle unique et primordiale: peut-être
un ou plusieurs objets, livres, documents... Nous reviendrons sur ces
derniers plus loin.
Une autre rumeur laisse supposer un dépôt mortuaire sacré,
sous le château, contenant les dépouilles de notables Cathares.
Cette hypothèse affirme alors que le délai demandé
lors de la reddition, aurait été nécessaire pour
effacer toutes traces d’accès à ce sanctuaire.
Quand aux trésors, à proprement parler nous en avons deux témoignages
admis par tous.
- Début de l’année 1244, la situation de Montségur
impose l’évacuation d’une première partie du précieux
dépôt. Deux volontaires accompliront, de nuit, un prodige de courage
et de force. La déposition d’Imbert de Salles est nette: “Pierre
Bonnet et Matheus quittèrent le château avec de l’or, de
l’argent et une grande quantité de monnaie”. On sait qu’ils
remplirent la mission et mirent en sécurité leur précieux
fardeau.
- 16 mars 1244. Les Cathares n’ayant pas renié leur croyance sont
conduit au bûcher. Dès les premières flammes, quatre hommes
quittent en grand secret le château où la garde est minimum. Ce
sont quatre Cathares désignés d’office: Hugo, Poitevin,
Amiel Aicard et un quatrième à l’identité incertaine.
Arnaud-Roger de Mirepoix affirmera aux inquisiteurs “Cela fut accompli
afin que l’Eglise des érétiques ne perde pas son trésor.”
Ce baroud d’honneur fut orchestré par Pierre Roger de Mirepoix
lui-même et l’expédition, tout aussi périlleuse soit-elle,
fut un succès. Il ne pouvait s’agir de la fuite du trésor
numéraire déjà évacué 2 mois auparavant.
Force est d’admettre quelque chose d’encore plus précieux
pour les Albigeois qu’ils conservèrent jusqu’à leur
dernier instant.
Pourtant, malgré la première évacuation “trésoraire”
il restait encore des valeurs dans Montségur.
- C’est ainsi que nous savons que Pierre Roger de Mirepoix, à l’issue
des 15 jours de trève, reçoit des Cathares qui “jugeaient
qu’il l’avait bien servi, la valeur d’une couverture remplie
de deniers”...
- Imbert de Salles, reçoit de Bertran Marti 20 Sous Melgariens en remerciement
de son dévouement...
- Plus près de notre époque eut lieu une découverte intriguante.
Entre 1930 et 1935, Arthur Caussou, riche notable, s’intéresse
fiévreusement au site de Montségur. Il explore chaque recoin du
Pog. Il finira par faire une trouvaille dans une petite grotte à flanc
de montagne. 2 petites poteries en grès. La première contenait,
paraît-il, une petite colombe de pierre blanche. La seconde tenait environ
200 pièces d’or et d’argent du XIIIe S. Glory et Durand en
dressèrent la liste et l’expertise. La légende ajoute qu’à
cette date Arthur Caussou commença à perdre sa fortune et mourra
ruiné. “Il ne laissa en héritage qu’un sol d’argent
et la petite colombe de pierre blanche...”
- Enfin écoutons
encore la légende nous préciser qu’une part du trésor
reste dans les entrailles de la montagne du Thabor. L’accès n’en
est permis que durant la messe du dimanche des rameaux. A ce moment la montagne
livre passage au précieux dépôt. Mais à l’“ITE
MISSA EST” les roches se ressoudent sur l’imprudent attardé
par sa cupidité. Le récit assure que le trésor spirituel
est toujours sous protection et dangereux à celui qui le brigue sans
le mériter.
Une phrase lancée à propos du siège de Montségur
résonne encore étrangement:” De l’issue de ce siège
dépend la face du monde” On peut en effet se demander, non sans
regrets, ce que seraient nos croyances et notre philosophie... si le Catharisme
s’était maintenu. Mais ce n’est pas notre propos pour l’instant.
Revenons sur un curieux personnage: A. Niort.
- Noël 1243. Les croisés au prix d’une trahison prennent pied
sur le secteur de la Tour de l’Est. La situation des assiégés
devient très préoccupante. Pourtant un messager apporte à
Pierre Roger une missive de Raymond A. Niort: Un signal lumineux s’éclairera
sur un sommet “si le Comte de Toulouse mène bien ses affaires”.
Le lendemain, le signal aura lieu... mais que signifiait-il? Le fait est que
ce sera le déclenchement pour l’évacuation de la première
partie du trésor. Que de réponses à des énigmes
si nous connaissions le contenu du message d’A. Niort!
Il semblerait même que ce personnage soit intervenu dans les termes de
la reddition qui aura lieu ce début de mars 1244.
Nous retrouverons peu de temps après Raymond A. Niort convoqué
et reçu, avec tous les honneurs par Louis IX. Il semble qu’à
ce propos le roi ait tenu à ménager son hôte comme un personnage
de la plus haute importance. Mais que contenait donc le coffret et les 2 “gros
registres”, dont plus personne ne retrouvera trace, que Niort remis discrètement
à un des familiers du roi??? Y aurait-il un rapport avec la cache et
la tradition du monastère d’Usson? C’est ce que semble penser
Henry Banemau en 1623... L’hypothèse de H. Banemau suppose l’existence
de quelques secrets entretenus au niveau de la famille royale de France.
Cette théorie souligne que dans cette affaire il ne faut pas négliger
la conduite et la haine vraiment inexplicable et froide de Nogaret, qui se fera
traiter de “Fils et petit-fils de Patarins”, conduisant des actions
qui elles... changèrent la face du monde par le biais de Philippe le
Bel, un autre roi de France.
Enfin soulignons un troisième geste royal lié au Catharisme. Près
de 3 siècles après la chute du Catharisme, Henri de Navarre fait
désobstruer les grottes du Sabarthès. Dans celle de Lombrives,
il fait ensevelir, avec respect et décence les restes des Cathares emmurés
vivants sous les ordres d’un certain Jacques Fournier qui sera connu,
plus tard sous le titre papale de Benoit XII!
Henri de Navarre, ajoute la tradition, signa de son nom son passage à
la grotte de Lombrives. Henri de Navarre... Henry IV, roi de France est un descendant
par Jeanne d’Albret, sa mère, des Comtes de Foix. Donc de la lignée
d’Esclarmonde!
Les scientifiques sont formels: pas de souterrains ni cavités sous le
châteaux!!!
- Alors, revenons aux instants tragiques de la reddition de Montségur.
Peut-on imaginer que les assiégeants, dans de pareilles circonstances
n’aient passé au peigne fin chaque recoin du château, et
même du site entier? Impossible, d’envisager cette éventualité.
Pourtant tous les écrits font état que Pierre-Roger de Mirepoix
“aurait fait cacher sous terre les 4 volontaires désignés
pour évacuer la seconde partie du trésor”. Sous terre!!!
D’ailleurs il ne pouvait dissimuler les 4 hommes nulle part ailleurs.
Il faut donc admettre, au moins, l’existence d’un petit réduit
sous terre.
- La tradition rappelle, aussi, que Raimon de Perelha laisse les “Bons-Hommes”
se réunir “Sous les murs du château” afin qu’ils
puissent organiser et célébrer leur culte malgré la croisade.
Et cette infime précision n’est pas une hypothèse mais l’affirmation
de Guillaume Tardieu: “les prédications des diacres se tenaient
dans un local sous les murs réservé uniquement à cet usage.”...
Peut-être le sous-sol ne prête t’il pas, par sa nature, à
des travaux de galerie comme l’affirme M. Popper, mais on peut imaginer
l’aménagement d’un aven naturel sous le château...
soigneusement dissimulé par la maçonnerie. Et des avens il n’en
manque pas autour du château:
- Le plus connu est celui où furent jetés les corps des victimes
du dernier assaut contre la catapulte de l’évêque Durand.
- Puis une ou deux autres cavités du nom d’aven dont une comporte
3 marches, encore visibles, s’achevant contre un éboulis.
Si l’on ne veut pas entendre par souterrain un aven, il nous reste des
grottes dans les pentes du Pog.
Certains auteurs voient dans ce nom la déformation de TABOR qui correspondrait au vieux nom de la montagne St Barthélemy. D’autres y verraient TABOUR, TAMBUR mots dérivés de l’arabe et désignant un instrument de musique. Etrange explication. Mais quel serait le rapport entre un tambour et la croix “cathare” gravée dans la paroi de la grotte du tambour, Et s’il fallait plutôt y trouver une information en relation avec la tradition cathare du chemin des cloîtres “musicaux”? mais ceci serait une autre histoire que peu d’auteurs nous relatent.
Celle-ci
est moins connue. Faut-il entendre la découverte d’une ancienne
arme à feu? Sur ce nom c’est le silence complet. Pourtant
il n’est pas bien difficile de supposer deux dérives d’un
même mot:
- Fusil: la pierre à affûter une lame de couteaux ou de faux.
Cette pierre à une forme de fuseau!
Fusil: du mot fuselé! retour au fuseau ou à la navette. Qu’ils soient fuseau ou navette ces deux objets font appel à une idée de tissage. Or, les Cathares disaient “tisser leur habit de clarté” et certains étaient bel et bien tisserand. Voici qu’alors la grotte du Fusil prend un tout autre aspect que celui d’une arme à feu. A moins, une fois de plus, qu’il nous faille comprendre en langue des oiseaux ce qu’est une arme à feu... ou à Feu? Enfin une dernière question fut très peu abordée par les scientifiques, peut-être en raison de la réponse qu’elle entraînerait logiquement.
Si l’on admet, qu’au début de la croisade Montségur
est un lieu de vie sédentaire il faut prendre en compte l’événement
inéluctable de la vie qu’est la mort. En effet, nous notons que
de nombreuses personnes montent au Pog régulièrement et même
y vivent. On nous assure aussi que de nombreux malades y trouvaient le réconfort
de l’Esprit. Certains forcément y mourraient. Puis vint le siège.
Nous savons qu’il y eut de nombreux morts durant les combats.
Si l’on suppose que les habitants en temps de paix et même au début
du siège, ensevelissaient leurs morts, il en est tout autre chose durant
la fin du siège. On peut aussi exclure que les corps soient descendus
à dos d’homme par le même chemin que celui emprunté
par le ravitaillement et le courrier en raison du poids d’un corps mort,
des risques de chute et de la possibilité d’être repéré.
Où furent ensevelis les corps?
Le
pape excommuniant les cathares. Chronique de St Denis.D’autre part les Cathares ne pratiquaient pas la crémation mais enterraient les corps dans des cercueils de bois. Même si les morts avaient été ensevelis autour du château, l’Eglise les auraient déterrés et probablement jetés au bûcher avec les vivants... ou alors nos archéologues les auraient retrouvés lors des fouilles ou du moins leurs vestiges.
Alors? Il reste un petit calcul macabre à faire.
En arrondissant quelques chiffres, même par défaut, nous pouvons
savoir combien étaient les occupants du site au début du siège:
environ 150 hommes d’arme et 350 autres personnes entre les Cathares et
les habitants non combattants (femmes, vieillards, enfants, invalides...). Ce
qui nous fait pratiquement 500 personnes. A la fin du siège il nous reste:
les 210 Cathares conduits au bûcher, le seigneur et ses proches (20 personnes
au plus), le reste de la garnison (40 hommes au maximum), les 6 échappés
volontaires des 2 sorties de trésors. Ce qui nous fait 280 personnes.
Nous arrondirons par excès à 300 en raison des personnes qui évacuèrent
le site lors du siège tel que R. de Caussa et d’autres peu nombreux...
Il nous manque au moins 200 personnes. Aucun écrit ne fait état
des morts lors du pilonnage des dernières semaines du siège. Seuls
4 cadavres furent retrouvés et encore savons-nous qu’ils provenaient
du dernier baroud d’honneur contre la catapulte.
Etrange que nos scientifiques chercheurs ne se soient pas penchés sur
cette irritante question. Nous n’oserons pas supposer que la réponse
les inquiéteraient par trop... et pourtant, même, en minimisant
à l’extrême 50 ou 80 cercueils ne s’entreposent pas
sur un mouchoir de poche, n’en déplaise à Monsieur Popper.
Il est donc indispensable de supposer, au moins l’existence de cavités
naturelles ou artificielles sous le château et que ces dernières
furent utilisées comme nécropole (pour éviter les profanations),
comme lieu de culte, de dépôt, de silos à provision ou encore
d’ultime lieu de replis.
Il reste encore l’étrange récit de 1935. Un certain Monsieur
“B”, accompagné de l’abbé Durant, fait une curieuse
découverte en contre-bas de la grotte du Tambour: un étrange boyau
qu’ils explorent. Ils y cheminent péniblement sur une bonne distance.
Cette galerie les conduit dans une salle où ils découvrent d’étranges
vestiges et deux ‘couloirs’ montants qu’ils n’auront
pas le loisir d’explorer. Canulars? Fantaisie? Rêves fiévreux?
L’abbé Durant ne fait ni dans l’un ni dans l’autre!
Monsieur
“B” informe le G.R.A.M.E. et Monsieur le Maire de Montségur
de sa découverte. Il semble qu’il fut pris pour un doux rêveur.
Et une fois encore l’oubli couleur de poussière du temps efface
ce détail irritant... Mais heureusement c’est sans compter sur
deux courriers faisant état d’un observation similaire sur ce secteur
du Pog.
Si ce titre s’inscrit dans la rubrique “souterrains” c’est
en raison du fait que quelques ouvrages auraient été découverts,
ou prétendu tel, dans des caches ou lieux enterrés... Ces informations
sont à prendre avec une prudente réserve, certes, mais avec un
intérêt certain.
L’imitation de Jésus Christ.
- Un document important semble avoir été écrit à
Montségur aux environs du début de l’installation des Cathares
sur le site. Il s’agirait de ces fameuses premières pages de «l’imitation
de Jésus Christ » écrites par Jean de Cabanac que la Tradition
dit composées dans les “salles romanes de Montségur enfouies
sous les murs de Montségur”- Ce qui accréditerait la thèse
d’une salle souterraine!
Un texte chinois?
- Il y aurait ensuite un texte retrouvé dans une sorte de petite cavité.
cette dernière existe toujours très près du château,
au fond d’un roncier. Le document, étrangement, serait écrit
en caractères d’origine chinoise du moins dans la forme des signes...
Il est très difficile d’en savoir plus.
Des signes d’un trait fin.
- Par contre nous avons eu la possibilité d’accéder à
un morceau de feuille de bois, très fine, comportant des signes d’un
trait fin et gris... dont nous avons des clichés photographiques. Ce
vestige insolite fut retrouvé lors de la consolidation d’une partie
des murs du château par un ouvrier dans un petit creux entre des pierres
de fondation. L’ouvrier avait, alors, fait remarquer que la fumée
de sa cigarette, à cet endroit était “aspirée”
vers le bas. <<Aucun intérêt>>... lui fut-il répondu.
Un extrait des feuilles
de bois écrites retrouvées dans les ruines de Montségur.
Chiffres et figures géométriques.
- Nous terminerons par cette découverte étrange faite aux environs
de 1935 dans le château et relatée en 1967 dans l’édition
d’un petit ouvrage: “Un Oracle Kabbalistique”. L’affaissement
d’une partie de muraille provoqua la mise à jour d’une cache.
Des feuillets reposaient ici visiblement séparés en deux tas distincts.
La première partie était à présent illisible sauf
un seul mot: Fatalité... La seconde partie était composée
“de parchemins plus épais recouverts de chiffres et de figures
géométriques”. L’ensemble du texte “traduit”
semble assez hermétique.
Nous terminerons notre petit “survol” du site de Montségur
par le résultat d’un véritable survol du Pog... Sur ce dernier
(et sur d’autres sites), pendant l’hiver 1996, des clichés
aériens “infra-rouges” furent réalisés. Cette
technique reconnue et incontestée est de plus en plus utilisée
par les archéologues. Les résultats obtenus demandaient, devant
leur ampleur, une confirmation par des clichés “de surface”.
Il y eut confirmation des “impacts”. Le résultat atteste:
De l’existence de plusieurs cavités, non encore répertoriées,
à flancs de montagne.
De 2 “échos” très nets sous le château, l’une
à l’aplomb d’un mur très épais déjà
repéré sur le site, l’autre dans le périmètre
du “Donjon”.
Enfin, le plus formidable serait la localisation de deux “échos”
importants qui pourraient bien s’avérer être les emplacement
de deux incendies conséquents. Ces derniers ne se situeraient pas à
l’emplacement présumé habituel du bûcher. Une vérification
de surface est en cours et confirmerait bien le lieu de 2 incendies s’inscrivant
sur des périmètres rectangulaires trop précis pour être
un quelconque feu, même de bâtiments. La confirmation de ces indices
apporterait des éléments nouveaux et tangibles sur 2 des énigmes
de Montségur.
AU
MOMENT DE CONCLURENous présenterons ultérieurement un petit répertoire des curiosités insolites se trouvant en périphérie de Montségur. Il sera utile au chercheur curieux de Catharisme de consulter le travail de Lucienne Julien et surtout les ouvrages, un peu trop souvent laissés dans l’ombre (on est en droit de se demander pourquoi?) de Déodat Roché. Ce dernier fut un des précurseurs de l’étude au 20e S. de la religion des Cathares méridionaux. Nombreux furent ceux qui puisèrent à sa connaissance tout en omettant de mentionner l’existence de ce chercheur hors du commun. Il est vrai qu’il se tenait loin de la célébrité, de l’orgueil, de la prétention, et du devant de la scène... un peu à l’image de cette religion, et de ses pratiquants, qu’il étudia toute sa vie durant. Il semblait indispensable de le rappeler en conclusion de ce travail.
André Douzet