
La Méridienne de Paris
Le
14 juillet 2000 eut lieu un incroyable événement à la mesure
de ce nouveau millénaire qui s’ouvre maintenant aux espoirs des
générations de demain. En novembre 1998 Monsieur Paul Chemetov
annonçait « Célébrer le siècle et le millénaire,
c’est affirmer que nous avons habité le temps et que nous allons
continuer à le faire par-delà la finitude de chaque destin individuel.
». Puis il mettra en chantier un projet formidable pour concrétiser
cette volonté de laisser un témoignage capable de défier
à la fois la dimension Espace et celle du Temps.
C’est ainsi que sera décidée l’édification
d’une ligne d’arbres traversant la France dans sa plus grande longueur
et tout au long de laquelle un gigantesque pique-nique se déroulerait
le jour de notre Fête Nationale, en célébration symbolique
de notre devise, combien révolutionnaire, « Liberté –
Egalité – Fraternité ».
Ce tracé occupant la longueur maximum du territoire le partage également
en deux parties quasiment égales, ne reprend ni plus ni moins que l’ancien
‘Méridien Zéro’ dit ‘Méridienne de Paris’
pour des raisons que nous verrons un peu plus loin.
Le projet de P. Chemetov sera donc de faire resurgir de l’oubli cette
droite fantastique en la concrétisant avant tout par un tracé
fait d’arbres aux « essences de longue vie, celles que l’on
dit millénaires : chênes dans le Nord, oliviers dans le Midi, espèces
d’altitude dans la traversée du Massif Central et les Pyrénées
». Les médias durant quelques jours soulignèrent l’événement
partagé avec les fêtes du 14 juillet, puis ce sera tout. Cette
aventure d’exception retournera à l’oubli. Projet démesuré
pour certains, perspectives irréalistes ou mégalomaniaques pour
d’autres, volonté astucieuse de perdurer un fait notoire et occulté
?… qui peut vraiment le dire au moment où l’indifférence
humaine recouvre de son voile habituel tout effort louable de maintenir entier
et vivant un pan complet de mémoire de l’humanité. Car enfin
cette ligne traversant de part en part la longueur de notre hexagone nous ramène
à une série de constats qui ne seront jamais abordés par
les organisateurs du projet « Méridienne verte ». Vérités
dissimulées, réalités occultées, faits historiques,
lieux symboliques, moments légendaires et réels… cette méridienne
verte ne pourrait elle pas être plutôt une résurgence programmée
(même inconsciemment) et lancée dans le temps afin ‘d’atterrir’
volontairement, ou non d’ailleurs, au moment calculé ou l’Humanité
à la veille d’instants prodigieux est, ou sera, en queste de jalons
incontestablement ‘interrogateurs‘ ou ‘dévorateurs’?
Quelques remarques sommaires viennent d’abord à l’esprit.
- Cette ligne courant sur la France d’une manière rectiligne rappellerait
à s’y méprendre, si une catastrophe nous frappait au point
d’effacer notre civilisation, un tracé des célèbres
pistes de la Nazca au Pérou!
- Observons la malice des mots : la méridienne de Paris considérée
comme la ‘Zéro’ était tracée de couleur rouge
pour en souligner l’importance. Cette contemporaine ‘Méridienne’
est qualifiée de ‘Verte’… Or la couleur verte est la
complémentaire de la rouge qui en est la Primaire ! Hasard, malice ou
volonté forcée?
- Aujourd’hui nous savons que le ‘Méridien Zéro’
est celui de Greenwich et non plus celui de Paris. Cette redéfinition
du point zéro date de 1884 sous l’égide d’une Convention
Internationale. Et ceci nous ramène à une des curiosités
précédentes. La méridienne de Paris était un trait
rouge qui, nous le verrons plus loin, montrera sur le territoire la ‘Ligne
Rouge’, Rousse, ou encore Rose-ligne. Greenwich signifie ‘Sorcière
verte’… Nous ne commenterons pas le mot ‘Sorcière’,
en échange nous constaterons que notre méridien de rouge devient
vert ! Le vert est en chromatique la complémentaire du rouge qui en est
sa primaire et le restera à jamais. Le méridien, à présent,
‘de Greenwich’ est devenu la référence géodésique
mondiale. Cependant il ne sera qu’un déplacement du point d’origine
zéro qui nous était échu, géographiquement, verbalement,
chronologiquement et symboliquement parlant, toute idée de chauvinisme
étant, évidemment exclue. Cependant retenons que l’argument
majeur avancé pour motiver le changement de méridien zéro
serait simplement une plus grande facilité à naviguer… Demandons-nous
alors si les navigateurs ‘d’avant’ cette modification naviguaient
moins bien avec notre méridienne… où s’il faut sous-entendre
une autre raison moins admissible ou infantile ? Car, enfin, quelle peut être
l’amélioration si notoire pour la navigation due à la modification
du lieu ‘d’émission’ du méridien zéro
? Francèsque Mativon du Heut avance qu’un de ses parents, au moment
des faits, aurait eu entre les mains différents documents montrant des
raisons ‘impossibles à exprimer au commun mais impératives’
motivant une modification radicale et rapide du ‘Méridien de Paris’…
Les documents montrés, s’ils sont authentiques, sont contresignés
par plusieurs dignitaires de sociétés que nous qualifierons provisoirement
‘d’hermétiques’ pour ne pas dire plus ni entamer une
difficile polémique avec des membres et fidèles adeptes de deux
de ces ‘cercles’ encore actifs de nos jours… précisons
seulement, à toutes fins utiles, que ‘wich’ (de Greenwich)
signifie bel et bien sorcière !
Mais revenons un peu en arrière dans ce temps qui nous est mesuré.
En 1668 Colbert réclame impérativement ‘des cartes géographiques
de la France plus exactes que celles qui ont été faites jusqu’ici.’
La mission de l’établissement du ‘Châssis général’
incombera à l’abbé Picard. Ce dernier deviendra par son
travail méticuleux, en 1681, l’instigateur du principe de la triangulation,
puis de l’importance du méridien de Paris dans les calculs concernant
la forme de la Terre. La première étude mondiale aura lieu en
1668 durant laquelle l’abbé mesura un arc de méridien terrestre
sur une distance de 130km entre Malvoisins, Essonne, et Sourdan dans la Somme.
Etrange personnage que cet érudit abbé Picard. Son nom apparaît
dans les registres et écrits d’une société du ‘
Brouillard’ et ceux qui influeront pour sa nomination (Gasthon de Mérancourt,
Oron Boujeville, Mathieu Cristin Motter, et d’autres) appartenaient à
des ‘cercles’ satellites de la même société
et à une autre sur le point de se révéler discrètement
au public peu après ces temps ‘lumineux et solaires’, ce
qui n’enlève rien, précisons-le, aux qualités scientifiques
mérités du religieux.
Depuis l’Antiquité l’Orient sait que la terre est sphérique,
et vers 240 av . J.C.Erastosthène en calculera le rayon terrestre avec
une précision de 10%. La méridienne établie par Cassini
entre Dunkerque et Perpignan laisse apparaître le globe terrestre légèrement
allongé selon l’axe des pôles, ce qui ira à l’opposé
des hypothèses de Newton (attraction) et Richer ( mesures pendulaires
à l’équateur). L’affaire sera tranchée en 1737
par les missions de la mesure d’arcs de méridien au pôle
nord (expédition de Maurepertuis en Laponie) et à l’équateur
(expédition Godin – Bouguer – La condamine). Dès cette
date la ‘querelle de l’aplatissement’ sera réglée
et il sera définitivement prouvé que la Terre est aplatie aux
pôles. Pour ces calculs astronomiques il fallait un lieu de référence
à la fois pour les recherches, pour les observations et aussi afin de
concrétiser, et conserver, ces résultats. Ainsi nait en 1667 aux
confins de Paris, sous l’impulsion de l’Académie Royale des
Sciences, l’Observatoire Royal. Colbert fera venir du conté de
Nice un certain Jean-dominique Cassini (1625-1712), et Louis XIV lui confie
la responsabilité de l’Observatoire de Paris. Ce sera le début
d’une véritable ‘saga’ dynastique et quatre Cassini
se succéderont à la tête de l’institution : Jean-Dominique
Cassini, Jacques Cassini (dit Cassini II, on lui doit les travaux concernant
la figure de la Terre), César-François Cassini de Thyry (qui dressera
la célèbre carte du royaume de France à l’échelle
du 1/86400°), Jean-Dominique comte de Cassini (1748-1845, qui terminera
les travaux cartographiques de l’’Etat’ français) .
Notons dès à présent, à propos de ces 4 ‘directeurs’
de l’observatoire qu’ils furent tous membre de l’’Angélique’
où ils occupèrent les plus hautes fonctions de maîtrise
(Archives Angèliques - Barret et Mitlot 1825 éd. Colonnes). Plus
curieusement encore, ils écrivirent une sorte de document personnel,
jamais réédité, tombé dans l’oubli le plus
profond (mais est-ce vraiment un oubli ?). Cette série de ‘cahiers
Méridiens’(dont à notre connaissance il ne reste que les
N°3-6 et 7) s’agrémenta et s’augmenta tout au long des
fonctions ininterrompues des 4 directeurs Cassini de l’Observatoire. Il
y était, entr’autre, question de relevés accentués
sur certains points du territoire, on y note une insistance remarquable pour
des sites dits ‘archéologiques’ situés uniquement
sur la méridienne de Paris. Ces sites entreront plus tard dans différents
travaux indexés sur des événements liés à
notre Histoire et surtout à des ‘histoires’ qui seront vite
classées à la rubrique ésotérique et insolite. Les
Cassini insisteront tout au long de leur série de cahiers sur le fait
de ne jamais oublier ces sites, les dénaturer, ou encore de les éloigner
de leurs fonctions primordiales et ‘sacrées’ (c’est
le terme qu’ils choisirent). Non seulement ils dressèrent scrupuleusement
un état de lieux hors propos avec la topographie du méridien de
Paris mais ils joignirent à leurs remarques des détails et des
chronologies pour le moins curieux. De plus ils constituèrent des collections
d’objets archéologiques qu’ils appelèrent ‘engins’
et ‘machines antiques’ dont on ne peut bien discerner le rapport
entre ces mots ‘mécaniques’ et la fonction de ces mobiliers
anciens.
On retiendra que les plus grandes parties des collections et archives ‘Cassini’
en question se trouvent encore dans le Sud de la France et non à Paris
à la B.N., ni aux archives de l’Observatoire. C’est sur une
partie de ces archives conservées vers Perpignan que travaillera le préfet
Xavier Richard qui écrira, en 1936, le monumental et incontournable ‘ELEUSIS
ALESIA’ sur lequel ; page 119, il réutilise le tracé
‘Cassini’ pour les sites proches de l’observatoire ainsi que
sur le passage de la Méridienne au Nord et au Sud : Groslay, Montmagny,
Deuil, St Denis, Arcueil et L’Hay. Tous des sites sur lesquels les Cassini
travaillèrent hors propos de leurs fonctions…
Revenons encore à la création de l’Observatoire de Paris,
point d’origine de la Méridienne de Paris. Les décisions
et mises en oeuvre semblent aller très vite pour une époque où
tout est long et lent au niveau réalisation. Jugeons plutôt :
22 décembre 1666 ( !), 1ère séance de l’Académie
Royale des Sciences et création immédiate de l’Observatoire
Royal. 7 mars 1667 achat (effectif le 8 mars) du terrain à cet effet.
21 juin ( !) est tracé sur le terrain le plan des bâtiments tel
qu’on le voit aujourd’hui. A cette occasion sont tracés le
méridien d’origine et les orientations indispensables à
l’exploitation des fonctions d’Observatoire : « Le plan médian
de celui-ci définira désormais le méridien de Paris ou
méridien origine pour la France ». Les dates extrêmement
rapprochées sont pour le moins le témoignage d’une urgence
que rien ne justifie alors et qui peuvent surprendre par une certaine valeur
symbolique. Les 3 événements auront lieu chaque 3 mois et offrent
en valeur numérique un étrange compte à rebours : 22/12/1666
(création)= 8, 08/03/1667 (achat)= 4, 21/06/1667 (tracé)= 2 ,
soit : 8 - 4 – 2 !
Après l’acte de baptême des bâtiments voyons le berceau.
Le lieu d’implantation : l’endroit était situé sur
des domaines exclusivement religieux : l’abbaye de Port-Royal, le noviciat
des Pères de l’Oratoire et le noviciat des Capucins. Les plans
seront l’œuvre de Claude Perrault, frère de Charles Perraut
auteur des contes de ‘Ma Mère l’Oye’. Pour mémoire
nous retenons que les deux frères sont affiliés à une société
‘Angélique’ et aussi à la première loge maçonnique
pionnière ‘Les Chevaliers Errants’, nous ajoutons que les
frères Perrault ont une sorte de vénération pour les 21
juin ( Ils déposent simultanément ce même jour l’un
son recueil de contes au D.L., et l’autre la première étude
de l’oreille interne humaine), le jour du tracé de l’observatoire
entre donc dans leur logique ‘solaire’. L’ensemble donc des
bâtiments fut construit par Claude perrault. Cet initié discret
utilisera strictement à cet effet la règle du célèbre
Nombre d’Or en exigeant que certains espaces de constructions internes
répondent à des proportions précises tenant plus d’un
temple symbolique que d’un observatoire. Ces détails irriteront
considérablement Cassini qui n’avait pas les préoccupations
techniques et symboliques de Perrault. Il fallut l’intervention de Louis
XIV… qui transigea en faveur de la vision ésotérique de
son architecte préféré avec lequel il partageait l’optique
de temple solaire de l’Observatoire royal. Il est vrai que Louis XIV illustra
‘le siècle des lumières’ de sa royale personne sous
le nom de ‘Roi soleil’ … représentation incarnée
d’Apollon dans toute sa lumineuse splendeur. C’est cette vision
‘templiste’ qu’entretiendra Claude Perrault dans l’ensemble
du symbolisme de l’observatoire. Mais plus encore, puisqu’il s’agissait
d’ésotérisme architectural, l’architecte initié
souhaitait ‘puiser’ cette image de ‘templisme’ au sein
même de la terre mère et de son obscurité propice à
la maturation d’une Humanité perfectible. Et en effet, il semble
que le lieu voulu pour l’implantation de l’observatoire le soit
plus pour son sous-sol que pour l’espace dégagé utile aux
observations et calculs stellaires et solaires. Le sous-sol choisi est celui
de très anciennes carrières aménagées en catacombes
et en une véritable citadelle souterraine labyrinthique bien connue à
l’époque par des initiés de différentes tendances
ésotériques et magiques. Perrault tenait, à ces effets,
à ce que l’édifice majeur ‘s’axe’ sur
son puits zénithale et non l’inverse ! Alors eurent lieu de bien
curieuses consolidations des sous-sols. Le rapport Royal de l’époque
( de C. Perrault au Cabinet privé du Roi – A.R. Pierre Coute N°
678-orc 71) fait mention de découvertes de cours d’eau souterrains,
de ‘ramifications profondes’ et de ‘caveaux illustres’
( ?, il est possible qu’il s’agisse du mot ‘illustres’
ou ‘illustrés’ donc imagés ?) dont les issues furent
‘terrassées’ et d’autres ‘soigneusement dissimulées’
pour des raisons de travaux ultérieurs est-il précisé !
On peut lire encore qu’il était clairement noté (doc. R.B.R.
Fn XXXII) ‘l’endigue profond du ru SAYX à présent
sous machinerie’ Puis suit une liste exhaustive d’objets remontés
pour les collections royales lors de ces travaux souterrains. Plus insolite
encore, il est ensuite établi une seconde liste concernant des objets,
mobiliers et écritures qui seront ‘rangés enfouis’
sous les fondations… par volonté royale ! Une des 3 copies de ce
royal, et insolite, document est encore partiellement lisible aujourd’hui.
Perrault explique à un certain ‘Sire Ulisse Charde et ses frères
’ l’utilité historique de bâtir autour du puits zénithal
afin de conserver intact l’accès à la cavité souterraine
qui sera connue sous le nom de ‘Nostre Dame Soubsterre’. On accèdait
à cette ‘antyque Chaspel’ par quelques escaliers à
vis et on y contemplait ‘admirablement’ une petite vierge noire
retrouvée lors des travaux… quel hasard… car plus tard on
affirmera, le plus doctement du monde, que ce sont les constructeur du lieu
qui la commandèrent en terre cuite et la déposèrent dans
un réduit au niveau des souterrains de l’observatoire. Plus tard
certains alchimistes et pas des moindres considéraient cette ‘crypte’
comme seule capable de donner les ‘moments’ propices aux différentes
phases du Grand Oeuvre, et d’y récolter le minéral seul
capable d’ouvrir les travaux sur la Matéria Prima. Ce lieu alchimique
semblait connu sous le vocable de ‘Pierre brute du Grand Art’. On
peut aussi lire (doc R.B.R) que, 2 ans auparavant, le site souterrain qui deviendra
celui de l’Observatoire Royal aurait reçu d’illustres visiteurs
curieux, ou savants, parmi lesquels se distinguent plusieurs fois messieurs
Reynaud Levieux, Nicolas Poussin et des notables religieux à majorité
cartusienne.
La profondeur du puits zénithal fut fixée à 28 mètres
et 27 m pour la hauteur du bâtiment, ce qui donne un hauteur totale de
55m. L’utilité première prévue pour l’observation
stellaire fut rapidement délaissée, et ce ne sera qu’en
1851 que Foucault réalisera sa seconde expérience du pendule rendue
célèbre par Umberto Eco. Puis ce sera, pour Foucault, en 1862,
la 1ère détermination de la vitesse de la lumière toujours
dans ce même local.
Le lieu, à sa construction, semblait hautement symbolique et tenir à
cœur plusieurs sociétés plus hermétiques que savantes,
connues un peu plus tard sous le nom de ‘Sociétés du Brouillard’….
Et à laquelle certains dignitaires de l’Observatoire d’abord
‘Royal’ puis de ‘paris’ ne manqueront pas d’appartenir.
Les raisons de telles affiliations resteront toujours au stade de l‘interrogation.
Le méridien de Paris entra aussi dans la vie de chacun de nous sans que
nous en prenions plus conscience. En effet, si cette méridienne zéro
nous localisait dans l’Espace géographique terrestre, elle nous
administrait aussi dans le temps Universel… et dans toutes mesures.
Il fallait, dès la fin du XVIIIe S., trouver un système universel
permettant tous les échanges possibles : masses, longueurs, capacités,
entre toutes les nations et sous réserve que ce système ne présente
« rien d’arbitraire ni de particulier à la situation d’aucun
peuple sur le globe ». Et le méridien zéro donna naissance
à l’ancêtre du système décimal : le premier
mètre étalon ! Il fut établi que le Méridien de
Paris servirait de base à la nouvelle uniformisation des mesures.
Le 10 septembre 1799 le nouveau système est sanctionné. Puis le
24 septembre 1803 « les étalons du mètre et du kilogramme
et de toutes les règles qui ont servi aux diverses mesures de la terre
par les astronomes français seront déposés à l’Observatoire
National ». Les étalons de masse (1 kg) et de longueur (1m) déposés
sont d’une précision, rappelons-le, de l’ordre du millième…
ce qui donne une vertigineuse notion de la rigueur d’un travail du début
19eS. En fait notre système décimal fut défini «
comme la dix millionième partie du quart du méridien terrestre
»… donc du méridien zéro de l’époque
: ce lui de Paris. La loi du 19 frimaire an VIII (10/10/1799 !) légalise
cette mesure devenue universelle qui fera notre mètre égal à
« trois pieds 11,296 lignes de la Toise du Pérou qui avait été
utile à la mesure de la méridienne zéro !.. ». Le
système décimal doit son nom au mot ‘mètre’
qui en grec signifie ‘mesure’. Pour Grasset d’Orcet (auteur
des matériaux Cryptographiques) ce mot serait entré dans notre
langue par l’habile et secrète volonté que le ‘système
métrique’ donne l’absolue ‘maîtrise’ sur
toutes les recherches, sur tous les calculs et sur tout le savoir scientifique
du globe ! Déjà au Moyen-Age le terme ‘maîtrie’
était synonyme d’une connaissance majeure au troisième degré
des 3 niveaux du perfectionnement : apprenti, compagnon… maître
! Dieu, lui-même, dans les gravures médiévales n’est
il pas représenté ‘maître de l’Univers’
et délimitant toutes choses sur la terre avec un compas ? Certes, il
s’agit de jouer sur les mots, mais ce jeu ne se peut qu’en langue
française et en raison d’une conséquence découlant
d’un méridien d’origine émanant de notre géographie
française et de sa capitale. Au demeurant, notre territoire détient
quelques particularités géographiques, géodésiques,
historiques aussi curieuses qu’officielles unique au monde:
La France, dès 1789, voit son territoire entrer dans la forme géométrique
d’un hexagone presque parfait, en tous cas indiscutable.
Puis notre pays sera déclaré ‘Point Zéro’ des
continents émergés. Dès 1912, officiellement un point précis
sur l’île Dumet, au large de la Bretagne et près de Belle
Île. Ce bout de terre perdu dans les flots (avec son curieux château
RA) où depuis l’Antiquité est situé superstitieusement
et symboliquement le ‘Nombril du monde’ entrera dans l’histoire
des points ‘balises fixes’ de notre planète… avec son
antipode au sud de la Nouvelle Zélande (lire notre article dans l’Inconnu
n°255 dèc. 1997).
Ces raisons insolites, étranges, mais authentiques, poussèrent
elles l’Eglise à considérer très tôt que la
terre des francs est sa ‘Fille Aînée’… puisqu’elle
donna ‘Maîtrise’ sur toutes les terres émergées,
sur les latitudes et longitudes, sur le Temps (les astronomes de l’Observatoire
étaient appelés ‘Maîtres du Temps !) et toutes mesures
humaines !
Vraiment le berceau d’origine du méridien zéro de Paris
semble ne plus devoir grand chose au hasard, aux vaines querelles humaines et
autres dérisions orgueilleuses, mais bien au contraire être le
fruit d’une volonté hermétique à laquelle adhérèrent
des scientifiques (à la réputation de sérieux indiscutable)
et qui en reconnurent, de fait, l’étrange mais implacable nécessité
pour un lendemain qui est maintenant notre présent.
La Méridienne de Paris traversait la France de Dunkerque à Prats
de Mollo qui est l’ultime et plus élevé point construit
avant la frontière avec l’Espagne. Ce dernier site balisant le
méridien se trouve dans les terres de Roussillon. Etrange pays dont les
seigneurs furent les ‘Cousins’ des rois de France (Jean-Marie de
la MURE - Histoire Universelle Civile et ecclésiastique – 1674)
et dont les premières dynasties remonteraient aux Urséolus légendaires
: les seigneurs Ours ! Or le symbole de l’Ours nous renvoie au méridien,
à savoir ‘l’Axis Mundi’ (nous rappelons que le ru endigué
sous l’observatoire, le SAYX, est l’anagramme de axys !) soit l’axe
du Monde, présidant aux constellations de la grande Ourse et de la Petite
Ourse, donc la Polaire axe immobile de notre voûte céleste. Mais
cette ultime étape de la méridienne nous rappelle qu’elle
est tracée de couleur rouge et que le Roussillon est aussi le ‘Sillon
Roux’. Et un sillon roux est une ligne rouge ! Cette dernière terre
de France était-elle faite pour recevoir, au sud, la ligne méridienne
zéro ? C’est en tous cas ce qu’écrit Cassini, admiratif
du passé de ces contrées énigmatiques aux confins du royaume.
On dit encore que les terres de Roussillon abriteraient le tombeau d’un
monarque dont la résurrection sauverait le monde… et aussi que
Marie-Madeleine y serait venue après son arrivée aux Saintes Marie
de la Mer. Marie-Madeleine dont les Roussillon affirmeront en tous cas savoir
où sont vraiment les vraies reliques et les transféreront à
Vézelay étape incontournable sur la route de Compostelle. Les
Roussillon encore dont le nom issu des Russéolus aurait un lien avec
le rouge-sang (encore) si cher à Rabelais et à Gargantua, et de
là aux légendes des rois géants des Pyrénées,
pays de Pra de mollo, mais surtout de Montréal de Sos, véritable
Mont Royal avec sa fresque du Graal enfouie au fond d’une grotte et retombée
dans l’oubli (notre article dans L’INCONNU N° 236 mai 1996).
La liaison avec le sang serait alors faite avec les Ourses du blason de Sabarthes
(adossées à une coupe du Graal) et la couleur verte qui est l’émeraude
du calice sacré … bouclant ainsi la relation avec l’Ours
du roi Artus et les romans de la Table Ronde en queste d’un Graal que
les Cathares de Montségur évacuèrent sur la commanderie
de Capoulet !
- Notre méridien zéro nous donnait la garde du monde ‘mesuré’
et cadré par une ligne rouge gardienne de tous débordements incontrôlés.
C’est encore cette ligne rose, déjà aperçue, et qui
se concrétise, dans l’affaire de Rennes-le-Château par la
Ste Roseline célébrée le 17 janvier. 17 janvier…
date formidable du dépôt par Perrault et Cassini, dans l’oratoire
prévu à cet effet, de la statue de la vierge ‘noire’
au fond des souterrains de l’Observatoire de Paris ! 17 janvier fête
aussi de St Genou… sans que l’on ne sache s’il s’agit
du patron des initiés au genou découvert, de celui de Rabelais,
ou de celui de Grasset d’Orcet : « JE – NOUS » pour
genou. 17 janvier fête enfin de St Sulpice ancien évêque
de la cathédrale de Bourges. Bourges ville traversée par la méridienne
zéro certes, mais aussi capitale des Bituriges qui se disaient ‘Rois
du monde’. St Sulpice encore, en revenant sur Paris, qui est le vocable
d’une église abritant un gnomon astronomique juste situé
sur le passage du méridien de Paris ? mais aussi une église qui
tient une place prépondérante dans l’affaire de Rennes-le-Château
et le fameux méridien.
Dans cette église
de St Sulpice on trouve une peinture de Delacroix ‘Héliodore chassé
du temple’. Rien, jusque là de bien mystérieux. Pourtant
nous notons que ce travail se trouve dans la ‘Chapelle des Sts Anges’
(doit-on y trouver une similitude avec les sociétés ‘Angéliques
?). Et, en regardant cette peinture de plus près, nous observons que
5 personnages ont le genou droit découvert, ce qui nous donne en langue
‘oiselée’ (Grasset d’Orcet) cinq genoux = ‘Saint
genou’ retour au 17 janvier ! Il nous manque st Roseline ? qu’à
cela ne tienne, car sous la chapelle des Sts Anges s’en trouve une autre
souterraine sous le vocable du ‘Rosaire’ où était
vénérée autrefois une sainte Roseline (abbé Satoret
– sur les pas de Ste Roseline dans Paris – 1803)… A présent
on y vénère une autre statue, celle de N.D. du Bon Chemin…
on croit rêver !
Nous savons que le genou des Initiés est le gauche, et Delacroix choisit
le droit cinq fois. Admettons, un instant, que cette inversion ait une importance,
et c’est l’avis de celui qui travailla sur l’affaire de R.L.C.
sous le pseudonyme de PUMAZ, on peut en effet reporter sur une carte du secteur
un tracé, très simple, dont la pointe majeure indique la commune
de Arques dans l’Aude. Bien entendu on ne peut que supposer le hasard
le plus pur. Pourtant dans ce tracé inversé sur la fresque de
Delacroix la colonne principale prend place sur la carte sur le tracé
du méridien de Paris et le même méridien passe à
coté de la commune de Arques !
Rendons nous à Arques. Le méridien passe en vérité
sur la commune voisine à quelques centaines de mètres d’Arques,
et plus précisément il coupe la R.N.613 au lieudit ‘ Les
Pontils’. En ce lieu, il y a quelques années, se dressait encore
un tombeau dont la forme était identique à celui représenté
sur le célèbre tableau de Nicolas Poussin : ‘Les Bergers
d’Arcadie’… Le lieu ayant été maintes fois violé
et saccagé par de minables chercheurs de sensations le propriétaire,
excédé à juste titre, décida de faire raser le monument.
Cependant de nombreuses représentations existent dans plusieurs ouvrages.
Le méridien de Paris pourrait il apporter des précision sur cette
fameuse et mythique région de l’Arcadie ? Cette région doit
son nom à Arcas dont la compagne est Artémis. Celle-ci devint,
après sa mort, la constellation de la Grande ourse et Arcas devint l’étoile
Arcturus : le gardien de l’ours. Mais encore l’Arcadie est l’omphalos,
centre et nombril du Monde. De plus cette région est celle d’Hermès,
donc le berceau de l’hermétisme. Le mythe de l’Arcadie se
retrouve également dans le symbole du loup (le roi Lycaon) et présiderait
aux créations de Troie et de Rome. En ce qui concerne Troie il est remarquable
que les rois mérovingiens, et ceux d’Angleterre se soient dit d’origine
Troyenne. La région d’Arques en ce cas pourrait avoir été
intimement interprêtée, puis choisie symboliquement, comme une
représentation idéale du mythe d’Arcadie… sans doute
avec des raisons ésotériques qui nous échappent maintenant,
mais peut-être encore accessibles au moment de la méridienne. Les
raisons d’être, de cette dernière, n’étant plus
de mise ou ayant achevé leurs fonctions, le méridien d’origine
(alors le bien nommé !) au XXe S. non seulement n’avait plus aucun
rôle prépondérant mais pouvait, au contraire, permettre
de comprendre ce qui ne devait pas, ou plus être compris !
La visite de Nicolas Poussin, auteur des ‘Bergers d’Arcadie’,
en compagnie de Reynaud Levieux, dans les carrières sous ce qui deviendra
l’Observatoire, passage et origine de la méridienne zéro…
cette même méridienne coupant sur un tombeau dit ‘d’Arques’
permettaient de renouer le lien et de rester sur… le ‘bon chemin’
donné par N.D. de St Sulpice.
Mais ce n’est pas tout. Dans l’église de Arques deux tableaux
nous attendent, l’un passe pour avoir été commandité
par l’évêque d’Alet (Aude), Mgr Pavillon, à…
Reynaud Levieux !
L’autre tableau ? il représente la ‘Ste Famille’ et
comporte un détail frappant qui conduit directement sur les terres des
seigneurs de Perillos, petite commune du Roussillon qui pourrait n’avoir
aucun rapport avec le méridien de Paris si dans son histoire il n’y
avait un détail incontournable : la légende du sire de Perillos.
Le sire de Perillos revenant de croisade trouve son fief et toute la région
roussillonnaise dévastés par une créature géante
le Babaos. Il finit, après bien des péripéties basées
sur le chiffre 3, par détruire ce monstre dévastateur. Pour témoigner
de la destruction de la bête le seigneur lui arrache trois cotes, une
pour lui, une pour les notables de Perpignan et la troisième qui restera
encastrée dans le porche d’entrée de la chapelle de Prats
de Mollo… dernière balise construite sur la ligne de la méridienne
de Paris. Nous ajoutons que l’on a retrouvé des écrits des
Cassini dans plusieurs familles du secteur de Arques, Perillos et Prats de Mollo
dans lesquels les directeurs de l’Observatoire de Paris posent des questions
plus en rapport avec une histoire insolite du pays que sur le propos du tracé
géographique lui-même. Dans un de ces courriers un Cassini semble
vouloir préciser, à un notable, que le tracé méridien
délimite sur ce pays roussillonnais plus une volonté implacable
et une obligation salvatrice de vérité ( ? ? ?) qu’une mise
en règles geographiques qui nous échappent irrémédiablement.
Enfin il nous semblait impossible d’aborder ce sujet sans faire état
des travaux des écrivains Jules Verne et Maurice Leblanc.
Jules Verne (1825 – 1905) est à remarquer dans le registre de la
méridienne de Paris. Sans jamais en faire état ouvertement l’étude
et le développement de cette ligne rouge sur le globe, et surtout certaines
de ses conséquences sur le Sud de la France, lui sert de fil conducteur
traçant tel l’Arcane des compagnons constructeurs, la trame philosophique
de plusieurs de ses romans. L’auteur appartenait à des milieux
d’initiés notoires ainsi qu’à des sociétés
très discrètes. Il restera à définir si Jules Verne
vint à ces milieux initiatiques suite à ses travaux d’écrivain…
ou si ses écrits l’obligeaient à une réflexion telle
que le ‘passage par l’Axe Hermétique’ lui était
devenu inévitable. Notons dans son œuvre quelques titres concernés:
‘Clovis d’Ardentor’, ‘César Cascabel’,
Voyage au centre de la Terre’ avec son héros Axel, anagramme facile
de ‘l’axe’, ‘le Sphinx des glaces’ et autres aventures
ayant pour thème la course aux pôles, donc de l’axe du monde.
Les ouvrages de Franck Marie : « Le surprenant message de Jules Verne
», et de Michel Lamy : « Jules Verne initié et initiateur
», sont pour nous incontournables en la matière.
Maurice Leblanc (1864 – 1941) est un détour indispensable dans
le domaine méridien et énigmatique. On peut pratiquement dire
que la majorité de ses romans concernant Arsène Lupin (loup) font
allusion à la méridienne, ses extériorisations et ses secrets,
surtout ses finalités dans le Sud de la France, mais aussi ses ramifications
étroites avec l’Histoire ‘occulte’ de notre territoire.
Maurice Leblanc dut avoir, lui aussi, des relations directes avec les milieux
initiatiques… mais était-il initié, initiateur… ou
les deux simultanément ? Seuls ses romans peuvent nous le laisser deviner.
Nous parlions de l’évêque Pavillon d’Alet, il suffit,
à ce propos d’observer que ‘812’ est le titre d’une
aventure d’ A. Lupin… et la date fondatrice de l’abbaye d’Alet.
Quand à la ‘Roseline’ l’auteur ne tente même
pas de la dissimuler dans les replis de ses romans, il la nomme ouvertement.
L’ouvrage de Patrick Ferté : « Arsène Lupin Supérieur
inconnu » est l’ouvrage de référence indiscutable
en la matière.
D’autres auteurs et personnages mériteraient largement leur place
dans le tracé rouge du méridien de Paris, nous pensons en particulier
à Arago, l’abbé Boudet, Méchain, etc…la place
manque cruellement pour poursuivre avec eux notre parcourt méridien.
Plus près de nous à présent et ce sera notre conclusion:
le 15 octobre 1997 au Carroussel du Louvre était inauguré un système
qui, d’une pyramide inversée terminée par une barre verticale,
donnera la date du jour à midi de l’heure solaire. Ce monument
du à l’initiative de Jean-Louis Heuddier (Comité Scientifique
EUREKA) représente la méridienne inaugurée, ce jour là,
en hommage aux Cassini qui se succédèrent à la direction
de l’Observatoire de Paris. Le même 15 octobre 1997, le lanceur
Titan IV emporte vers l’espace la sonde Cassini-Huyggens vers de nouvelles
découvertes universelles… ou d’autres tracés de méridiens
cosmiques ?… Mais ceci est certainement une autre histoire !
André Douzet
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