
Petites curiosités alentours de St Jean
Les
extra-terrestres de Magonie
Dans les "entretiens du Comte de Gabalis", il fait mention que sous
le règne de Louis le Débonnaire (env. 800) dans le secteur de
St Jean descendirent du ciel, à bord de "navires aériens",
une femme et trois hommes. Entourés par une foule de plus en plus dense,
les quatre étranges visiteurs furent vite soupçonnés de
venir détruire les récoltes françaises sur ordre du duc
de Bénevent.
Ils allaient être jetés aux flammes lorsque intervint l'archevêque
Agobard. Il apaisa la foule en expliquant que des "visiteurs" célestes
ne pouvaient être des démons ou malfaisants et fit relâcher
sur-le-champ les étranges naufragés...
Agobard ne semble pas avoir la réputation d'un plaisantin halluciné.
Ce récit n'est pas assez antique pour que l'on puisse douter des interprétations.
Alors... qui pourra jamais dire s'il n'y eut pas ce siècle là,
une tentative de rencontre d'un certain type... qui échoua faute de compréhension.
A quand le prochain rendez-vous?
Chaussure miraculeuse
Au 19 quai Pierre-Scize, se trouve la seule eau miraculeuse de tout Lyon. Il
s'agit d'un puits percé au fond d'un réduit suintant de cet immeuble.
Cette construction s'élève sur les restes d'une chapelle de la
léproserie St Epipoy. La "fontaine", ou puits, est d'un appareillage
très ancien et pourrait bien être de l'an 177 comme le réclame
la tradition.
Le récit religieux relate que Epipode se cachait ici pour fuir les chasses
aux martyrs menées par les soldats romains. Il fut pourtant découvert
au fond de son obscur refuge. Tremblant de fièvre et gravement malade
il essaya tout de même de fuir. C'est dans cette tentative désespérée
qu'il perdit une de ses sandales en sautant la margelle du puits. Il fut tué
avec d'autres martyrs lyonnais. C'est ainsi qu’Epipode devint saint Epipoy!
Le puits obscur du fond de ses ténèbres accomplit dès lors
régulièrement de nombreux miracles jusqu'à ce, qu'au XIXe
S., le service des eaux de la ville de Lyon s'en inquiètent et classe
cette étrange fontaine: "Eau non potable"...

Lieu de la 1ère arrivée des visiteurs célestes..
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Quartier Pierre Scize à l'époque médiévale
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QUELQUES OCCULTISTES BIEN CONNUS
Agrippa
Enseigne de la rue
du Boeuf
La tradition fait mourir Corneille Agrippa dans une auberge de la rue du Bœuf
à St Jean. (Il semble en vérité qu'il décède
en Autriche).Quoiqu'il en soit, il est certain qu'il ait séjourné
plusieurs fois dans ce quartier, accompagné, ajoute la tradition, d'un
énorme chien noir.
- en 1509, il dirige une société secrète (du soleil) recherchant
des écrits réputés ensevelis dans les sous bassement de
l'ancienne cathédrale St Jean.
- 1524, Agrippa revient à St Jean pour y rencontrer l'alchimiste Jean
l'Italien et fabriquer avec lui une épée commandée par
Louis XII. Cette arme était munie d'un "miroir magique" qui
permettait à son propriétaire de connaître d'avance l'issue
d'une bataille. A cette occasion il sera nommé conseillé et médecin
du Roi.
Il écrit, en 1531, à Lyon son célèbre traité
de "philosophie Occulte" et le terminera en 1535.
La légende veut qu'à l'instant de sa mort il ait libéré
son chien noir. "On" dit que cette bête était un démon
guettant l'âme du mage troquée contre de vénéneuses
connaissances. Agrippa enleva le collier du chien et ce dernier, fou de colère,
s'en alla d'un bon se jeter dans la Saône toute proche. Agrippa aurait
lancer en mourant:" Va-t’en malheureuse bête, c'est toi qui
m'as perdu!" Le collier existe toujours dans la collection "Nairabas".
Rabelais aurait "emprunté" à Agrippa des informations
incluses dans son "Tiers Livre" et aurait représenté
le mage sous les traits de Her Trippa...
Rabelais
François Rabelais fréquenta Lyon et St Jean à de nombreuses
occasions, et puisa dans le "Lyonnois" bien des traits que l'on retrouve
dans ses écrits "Gargantuesques"...
Il n'est pas le propos, ici, d'aborder ses activités médicales
à l'Hôtel-Dieu de Lyon.
Par contre nous retiendrons que Rabelais fit partie de la Fraternité
Maçonnique des Gaults, Péladan prétend même que l'écrivain
en fut le Grand-Maître.
Rabelais appartint aussi à la très hermétique société
du livre: Agla (Ce mot regroupe les initiales de: Aieth, Kadol, Leolam, Adonï)
et fréquenta l'association d'Agrippa la "Communauté des Mages"
qui avait son siège rue du Boeuf.
Rappelons que l'Agla était issue de la discrète société
"Angèlique" qui débouchera au 19e S. sur différentes
loges "martinistes". Les écrits de ces dernières relatent
parfois des liaisons étroites avec une résurgence de l'Agla...
Rabelais, en outre, fut un des rares écrivains à ne pas dissimuler
son appartenance à un mouvement "Gouliard" situé lui
aussi rue du Bœuf et rue des Macchabées.
Nostradamus
Lui aussi vint sur Lyon et plus particulièrement à St Jean. Il
semble que ce dernier ait affectionné la fameuse rue de la juiverie.
En 1547, Nostradamus et Rabelais tentèrent de combattre l'épidémie
de peste qui ravage Lyon... Il reviendra en 1560 pour intervenir auprès
des Calvinistes afin de sauver la cathédrale que ces derniers offraient
de détruire moyennant 10.000 livres. Son intervention fut efficace.
Les chroniques supposent que Michel de Nostre-Dame eut accès dans cette
rue de la Juiverie à des documents, livres anciens, et une connaissance
qui lui permettront d'écrire ses célèbres centuries.
LA CATHEDRALE St
JEAN DE LYON
Des voleurs qui arrivent de l'intérieur
En 1979 eut lieu le vol incroyable du trésor de la cathédrale
de Lyon. Les voleurs atteindront, de nuit, la salle du trésor malgré
les portes massives, les fermetures de sécurité et le système
d'alarme. Malgré le système d'alarme? Car celui-ci était
prévu pour détecter toute intrusion par les issues normales et
par l'extérieur, suivant toutes logiques. Tout était entretenu
et prévu. Sauf que les cambrioleurs arrivent de l'intérieur!
Les médias relatèrent longuement l'événement. On
pourra apprendre au fil des colonnes que nos "Arsène Lupin"
modernes étaient simplement passés par un vieux souterrain débouchant
directement sur la salle du trésor de la cathédrale. Mais ce que
la presse ne précisa pas, c'est que le souterrain était répertorié
et connu de certains services techniques de la ville...
Le choix du butin
Les voleurs ne prirent pas tout, et surtout pas n'importe quoi, et agirent
en grands connaisseurs. Le butin atteignait le milliard de centimes et se composait
entre autre: de tapisseries d'Aubusson représentant des scènes
très particulières; d'une chasuble tissée et incrustée
de pierreries par les courtisanes de la cour de Louis XIII, pour St Vincent
de Paul; de l'aube de Pie VII pour le sacre de Napoléon Bonaparte; d'émaux
extrêmement rares; d'un reliquaire de la vraie croix; de tous les objets
de culte antérieurs au XVe S.; et surtout d'une impressionnante collection
de calices d'or du XV et XVIe S.
Ce sont surtout ces calices qui avaient une étrange et légendaire
réputation. La tradition prétendait qu'ils étaient fabriqués
à partir d'un or alchimique. On disait que ce métal était
d'une pureté impossible et même légèrement radioactif...
Les pierres précieuses qui ornaient ces objets sacrés auraient
été aussi le résultat de générations minérales
totalement chimiques et d'une "eau" exceptionnelle. Mais le plus incroyable
réside surtout dans le fait que ces orfèvreries et joyaux aient
été réalisés de manière alchimique sur la
demande discrète de commanditaires religieux. Légendes? ..
Il reste le dénouement de cette affaire, et ce ne sera pas là,
notre moindre surprise.
Une messe inversée
Plusieurs jours après ce cambriolage tous les objets furent retrouvés
près d'une grotte d'Ars (pays du curé d'Ars). L'ensemble était
en parfait état et la découverte due à un appel téléphonique
anonyme. Remord? Impossibilité de revendre les objets? .. Le saurons-nous
jamais!
Certains détails, cependant, restent mystérieux dans le dénouement
heureux de ce vol: les objets retrouvés semblent avoir tous été
utilisés pour un "simulacre", pour une cérémonie
religieuse, pour un office... Il est vrai que l'ensemble du larcin comprenait
tout ce qu'il fallait pour ce genre de cérémonie. Un détail
surprendra les premiers arrivants sur le lieu de la découverte: les calices
étaient à l'envers... comme pour une messe inversée! En
somme, le vol n'était qu'un "vulgaire" emprunt. Mais quel était
le but réel d'une telle opération qui dû demander bien des
préparations et des connaissances? Histoire à dormir debout, fantaisie,
pari stupide? Sûrement pas!
UN LIEU CHARGE
Les milieux ésotériques savent parfaitement que Lyon est toujours
le centre actif de l'hermétisme. Sa cathédrale qui en est le coeur
bat, et est bâtie, sur un nœud hautement tellurique. Sur ce lieu
devait être un site mégalithique très étendu puisque
l'on pouvait retrouver, dans les pierres de sous-bassement de certaines maisons
autour de la cathédrale, des menhirs entiers ou brisés, dont certains
portaient des gravures. Lors de travaux de restauration fut même retrouvé
un puits celte sous l'église St Etienne jouxtant autrefois St Jean de
Lyon.
Une rare gravure du
rituel de St Jean
Le sol à cet endroit est extrêmement chargé. La cathédrale,
hormis le fait qu'elle soit le régulateur de cette force, est construite
sur des données très précises et hermétiques. Elle
est, nous l'avons précisé dans le précédent article,
une des rares constructions à piliers de correspondances sonores. Son
rituel était jusqu'au début du XIVe S. constitué d'une
sorte de ronde lente, et du pivotement des participants sur eux-mêmes,
qui ne nécessitait pas moins d'une quarantaine de célébrants.
Une sorte de mimétisme du mouvement universelle et cosmique, dont nous
pouvons imaginer la puissance et les répercussions dans un lieu comme
celui-ci. Nous reviendrons dans un autre article sur cette étrange "danse"
de st Jean et sur d'autres détails propres à cette cathédrale.
TROIS LIVRES DE PIERRES
Il reste à observer la façade principale de l'édifice,
avant de la quitter. En effet contrairement à ce qui habituellement expliqué
la lecture des médaillons de St Jean se fait en sortant et surtout pas
en entrant!
Les trois livres de pierres écrits aux trois parvis (porte des alchimistes,
porte centrale des cérémonies, porte des pèlerins) sont
répartis en une série de 280 représentations isolées
dite médaillons du parvis. Nous sommes en présence d'une somme
globale d'informations et de connaissances exceptionnelles. Notons qu'aucune
des gravures n'est endommagée, ce qui nous permet une lecture complète,
sans aucun manque. Le seul petit problème réside dans le système
de lecture qui n'est pas évident. De prime abord les scènes sont
religieuses, profanes et parfois scabreuses... sauf si l'on connaît "la
règle du jeu" qui nous permet d'évoluer sur ce canevas de
pierre comme sur un labyrinthe ou... un jeu de l'Oie!!!
Cette clé d'accès est présentée dans la seconde
"édition" du très curieux "KALENDRIER DES BERGIERS"
Le porche des cérémonies de St jean de lyon. Page
centrale du livre de pierres.
TEMOIN D'UNE CONNAISSANCE PASSEE
St Jean est le témoin tellurique d'une cité fermée et
inscrite dans la ville profane, qui elle, s'en va à la dérive...
L'Architecture de sa cathédrale est le total accès à des
éléments oubliés: Alchimie, Géométrie, Chiffres
et nombres, Mathématiques, Symbolisme, Histoire, etc...
Nous avons vu que bien des initiés, et nous ne les avons pas tous cités
faute de place, se sont retrouvés autour du Pilier sacré...
Lug depuis la haute antiquité, le site est livré à des
rites connus, moins connus, ou pas connus du tout, car remontant à la
nuit des temps... ou simplement occultés.
Tous se sont situés par rapport à cet axe fabuleux carrefour de
plusieurs civilisations, mais aussi de l'Espace et du Temps, de la Matière
et de l'Esprit, du Profane et du Sacré... sans grand souci des différences
ethniques.
D'ailleurs l'Eglise, dernier "locataire des lieux", ne s'y est pas
trompée non plus en instituant, depuis son arrivée en Gaule, St
Jean de Lyon, Primatiale des Gaules. Ce titre ne fut jamais contesté,
et toujours en vigueur à ce jour...
Pour conclure, car il le faut bien, constatons que les alchimistes regroupés
autour de la cathédrale ne furent non seulement jamais inquiétés,
mais toujours protèges et encouragés dans leurs travaux "Chymiques"
par l'autorité religieuse. Cette dernière ne manquera pas, le
prétendent les chroniques, de s'approvisionner largement en métal
"alchimique" aux creusets et athanors des "curieux de nature"
de la rue du Boeuf...
La lecture des médaillons de la cathédrale, si elle relate bien
des connaissances, donne à celui qui en aura la clef, les enseignements
nécessaires à la réouverture du grand livre et du Grand-Oeuvre
de la Matière et, surtout de l'Esprit!
Une des
croix du trésor de la cathédrale volée puis rendue
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