
L'histoire insolite du château des Loups
L’an
665
“Environ
l’an six cent soixante cinq, un gentilhomme nommé Valdebert
seigneur de Lupé (qui est un château et ancienne place du
FOREZ appelé en latin Luponium) fort vertueux et craignant Dieu,
grand ami de St Ennemond archevêque de Lyon fut mandé par
ce saint pour le venir voir et le consoler dans les grandes persécutions
que lui faisait Ebroin...” Ce texte de J. Marie de la Mure, traduit
en 1674, relate un évènement remontant au 7ème S.
et fait état de l’importance des seigneurs de Lupé.
Le Loup pour arme parlante
Les
Lupé sont une des rares familles de France à porter dans
leur blason le symbole du Loup (Lupus). Déjà Paradin dans
“Histoire de Lyon” nomme le site “Villam Lupoïcum”,
soit “Villa du Loup”. Nous ne ferons, ici, qu’aborder
sommairement le symbolisme du loup. Disons d’abord que le loup est
la lumière, le soleil, le guerrier et l’ancêtre mythique.
Grecs et Nordiques sont en accord sur ce point. Retrouvons pour mémoire
la femelle loup de Monnolycée, nourricière de l’Achéon...
aussi le vêtement de peau de loup couvrant Hadès roi des
enfers... Le dieu de la mort des Etrusques, avec ses oreilles de loup...
la résurrection d’Osiris sera prévue sous la forme
de cet animal (Diodore de Sicile)... Zeus prend les traits du loup pour
recevoir les offrandes destinées à faire venir la pluie...
La
vieille famille de Lupé
Le
document le plus ancien faisant état de cette famille remonte à
662 ou 665 et est cité, ci-dessus, par J.M. de la Mure. D’autres
écrits montrent l’importance des Lupé qui entretiennent
leur propre armée. Ils sont en outre conseillés auprès
des rois et des princes en place qui les appellent “Cousin”...
Fait très rare, au combat ils marchent même devant l’oriflamme
des rois, ce qui fait d’eux une des premières et des plus
anciennes noblesses de France dont l’origine serait la lignée
directe de Mérovée! Cette importance se maintiendra jusqu’au
règne de Charlemagne. A ce moment Lupé semble jouer un rôle
capital pour une opération sur laquelle nous possédons peu
d’éléments. Nous savons seulement que le château
abrita un dépôt extraordinaire.
Les
Falatier et la grande Ourse
Château de Lupé
Au
Xe S. la famille de Falatier prend possession des domaines de Lupé.
C’est à ce moment que le château prend la forme de
base que nous lui connaissons. Certains écrits, dont ceux de G.M.
de Waldan, relatent que les tours du bâtiment principal et les tourelles
de l’enceinte secondaire auraient été implantées
selon la projection de la Grande Ourse... avec pour axe principal l’étoile
Polaire. En ce cas nous remarquons que le plan du corps d’habitation
seigneurial reproduit un polygone à 7 côtés!
...
Sous l’autorité des Templiers!
-
Fin de l’an 1274, le pape, le roi de France, l’archevêque
de Lyon et l’évêque de Vienne séjournent à
Lupé sans que l’on ne sache vraiment le véritable
motif de cette visite inhabituelle et sûrement capitale pour justifier
un tel déplacement qui devait demander une solide intendance!
- Guigue de Falatier et ses fils font partie des derniers renforts envoyés
sur ordre royal aux derniers croisés retranchés dans St
Jean d’Acre... sous les ordres de Guillaume de Roussillon, leur
voisin de pays et époux de Béatrice, fondatrice de la Chartreuse
de Ste Croix. Seul Guigue reviendra de ce désastre suicidaire.
Notons au passage que la mission de cette ultime expédition sans
espoir était de se mettre sous l’autorité des Chevaliers
du Temple... “à seule fin de sauver de l’essentiel
ce que peut”; On peut encore se demander de quoi se composait cet
essentiel?
Alliance
avec la maison d’Arques
Château d'Arques (Aude)
Puis
le domaine de Lupé passe, par alliance aux de Gaste.
Un fait très curieux sous cette famille mérite que l’on
s’y arrête. Nous sommes à une époque où
la chute du Temple est consommée. Pourtant un document atteste
une transaction, passée au Puy-en-Velay, entre Guillaume de Gaste
et les templiers de Marlhette (l’unique maison forte du Temple dans
le Pilat). Si une transaction n’a rien d’extraordinaire, précisons
que le document est daté de 1339. A cette date nous sommes obligés
de souligner que l’ordre du Temple est suspendu depuis 1312... date
du concile de Vienne, justement au pied du Pilat!
Les de Gaste détenaient le droit de haute et basse justice, par
faveur royale, par le seul fait d’être seigneurs de Lupé!
Autre fait insolite: la double alliance entre les de Gaste et les de Joyeuse.
- Anne de Gaste épouse François de Joyeuse.
- Claude de Gaste (frère d’Anne) épouse Françoise
de Joyeuse, tante du cardinal de Joyeuse.
Rappelons que les de Joyeuse étaient seigneurs d’Arques,
près de Rennes-le-Château. Pourquoi une double alliance sur
le frère et la soeur avec les seigneurs d’Arques... dont
les domaines sont à plus de 500 km et donc sans espoir d’extension
de territoire solidaire et tenant? A moins, et cela semble évident,
qu’il n’y ait une exigence majeure et impérieuse justifiant
une telle alliance. Ce dut être le cas, mais pour quelle raison?
L’énigme
des Urfé
De
l’union de Claude de Gaste et de Françoise de Joyeuse naîtront
4 enfants. L’un d’eux, Marguerite de Gaste, sera chantée
par Anne d’Urfé qui en était follement épris.
Les Urfé, dont le nom dérive des Ulfe et des Wulff... encore
des loups, mais germaniques cette fois!
Honoré d’Urfé écrira “L’Astrée”
dont tant de passages se rattachent aux loups, déguisés
ou non: les Volques Tectosages, Lycidas, Olympe fille de Lupeandre...
identifiée à Marguerite de Gaste Lupé! A la lecture
de L’Astrée il est indéniable que la famille d’Urfé
ait été en possession d’un très haut niveau
initiatique apprécié d’autre part par ceux qui fréquentaient
le lieu.
19 décembre 1598. Catherine de Millon, dame de Lupé, épouse
Rostrale du Baume Comte de Suse. Elle négociera avec Polycarpe
de la Rivière, prieur de la chartreuse de Ste Croix (construite
par Béatrice de Roussillon) pour le rachat à prix d’or
de “Fief Lacombe”. En vérité, sur ce lieu aurait
été ouvert un puits de mine pour en faire extraire du plomb...
par des ouvriers qualifiés venus expressément d’Allemagne!
Ces faits sont confirmés par Blumenstein chargé, sur ordre
royal, d’estimer les mines cartusiennes en 1741. Blumenstein travaillait
au même moment pour les Urfé. Ajoutons enfin que la mine
de “Fief Lacombe” s’appelait “Trou du loup”!!!
Le
temps des Loups et des Louveteaux
Sur
un courrier adressé à Polycarpe Catherine de Meuillon confie,
pour justifier l’achat impératif de cette terre: “
le temps des Loups tout proche et les Louveteaux en le pays...”
De quel temps et de quoi est-il question dans cette phrase que le prieur
semble très bien comprendre? En outre “Louveteaux”
(avec une majuscule) s’appliquera, plus tard, aux membres d’une
société très “discrète”, qui aura
aussi, en son temps, des intérêts dans une partie de cette
énigme.

Territoire de Lupé (Loire)
Le
prieur Polycarpe
Au
moment des faits il est prieur de la chartreuse de Ste Croix très
proche de Lupé. Son nom de chartreux est Polycarpe de la Rivière,
mais sa véritable identité est une énigme que personne
n’a pu résoudre à ce jour. On sait seulement qu’il
est d’origine noble de haut rang. Il est éduqué et
instruit, de 1586 à 1605, justement à la cour d’Urfé,
au château d’Usson (même orthographe que celui des Corbières)
où était hébergée, pour raison de sécurité,
Marguerite de Valois. Au départ de cette dernière “on”
lui conseille vivement d’entrer dans l’ordre des Chartreux
où il sera presque aussitôt admis au grade de prieur, ce
qui est une exception remarquable.
Un
“thrésor inestimable...”
Dès
son arrivée à Ste Croix, Polycarpe aurait mis à jour
subitement ce qu’il décrit comme un “thrésor
inestimable” qui lui aurait permis de financer la reconstruction
presque totale de cette chartreuse... après en avoir détruit
une partie et modifié considérablement l’axe principal.
Il prendra soin de sauvegarder les détails les plus hautement hermétiques
et symboliques. Il semblerait qu’il ait surtout mis à jour
des documents qui lui permettraient d’écrire une nouvelle
généalogie des rois de France et une “véritable
histoire des origines de la religion”. Le tout sera fermement censuré
par le Vatican avec interdiction d’aller plus avant dans cette grave
“hérésie criminelle”. Cette mise en garde sera
assortie de fermes menaces d’emprisonnement et d’un procès
par l’inquisition. Une telle mesure pour dissimuler quelle formidable
vérité ?
Il aura le temps de commencer son oeuvre forte de plus de 2000 pages manuscrites...
sur une desquelles, d’ailleurs, il recommande vivement la restitution
à un certain “Roy Denys” d’un certain “fabuleux
thrésor”...
Les
modifications de Philibert Delorme
A Usson Polycarpe rencontra forcément un autre érudit, ami
d’un certain Nicolas Poussin et d’un certain Charles Perrault,
le célèbre architecte Philibert Delorme... qui, durant les
travaux de Ste Croix, modifiait considérablement certaines parties
souterraines, et de surface, du château de Lupé: démolition
de l’ancienne entrée, les défenses secondaires, comblement
des douves au niveau des souterrains et une partie de la cour intérieure...
effaçant ainsi, à jamais, le tracé de la constellation
de la Grande Ourse et l’axe sur la Polaire.
Vue de la salle innondée sous le château
Un
lieu très ancien
Mais
si les structures du château subissaient des modifications importantes,
les accès extérieurs et la topographie restaient inchangés
et chargés d’un mystérieux passé mégalithique,
druidique aux consonances particulièrement symboliques: Belin,
le Plat-Belin, l’Ermitage, Sallecroix...
Lupé (42) est au sud-ouest de Vienne (38), au-dessus de St pierre
de bœuf et peu avant Maclas. Les vestiges que l’on trouve encore
dans le village attestent de l’importance des anciennes fortifications
exceptionnelles en ce lieu. Une des premières portes de la Provence,
Lupé défendait et verrouillait la voie antique remontant
sur la Haute-Loire.
Encore
l’ordre du Temple!
L’Ordre
du Temple utilisait régulièrement ce cheminement pour véhiculer
discrètement, en toute sécurité, l’argent,
le plomb et l’or provenant de ses mines du secteur de Bourg-Argental...
et d’autres étranges métaux aux effets moins métalliques
que spectaculaires, peu connus pour l’époque, tel que des
minerais un peu radioactifs... comme le prouve la fameuse coupe “d’Embertauld”
que la commanderie templière de Marlhette semblait détenir
jalousement!!! L’objet disparaîtra avant l’arrestation
des Templiers. Si on dit qu’elle stationna, en toute sécurité
et discrétion, dans les murs du château de Lupé, on
ajoute qu’elle donnait la possibilité de tuer par étranges
brûlures... ou au contraire soigner miraculeusement des maladies
irrémédiables, selon le côté ou l’on
conseillait de poser les lèvres.
Marie-Madeleine
et la maison oubliée
Le
pentacle sur la fenêtre (Champailler)
Du
château part un chemin bien innocent. Il serpente de hameaux en
fermes, tous et toutes appartenant aux Lupé, jusqu’à
une chapelle Ste Marie-Magdeleine. Suivons le sentier et passons “la
Pierre des Morts”. Nous arrivons au hameau de Champailler. Ici le
temps s’est arrêté. Il restait là une énorme
bâtisse ancienne percée d’ouvertures du plus pur style
gothique. L’une des fenêtres s’ornait d’une sculpture
étrange prise dans un pentagone. A l’intérieur trois
formes: une silhouette anthropomorphe et cruciforme constitue une sorte
d’axe. De part et d’autre deux êtres plus petits équilibrent
l’ensemble. Celui de droite agenouillé tendant bras et mains
touche la croix. Le trait de son vêtement symboliserait une femme.
A gauche le second personnage ne touche pas la croix, les traits dans
son dos présentent des ailes d’ange.
Ce
qui était caché!
Mais
le plus curieux était à l’intérieur. En vérité
ce bâtiment en contient un autre plus petit qui s’y imbrique
comme une sorte de ‘poupée gigogne’. Une sorte d’étui
défiant à la fois le temps et la vue du simple passant.
Ce qui était l’entrée principale de cette maison intérieure
s’encadrait de sculptures gothiques intactes extrêmement riches
de symboles ésotériques: croissants, pyramides tronquées...
le tout s’achevait sur une croix potencée désaxée
ostensiblement de 7 à 8 degrés. Cette dernière surmontait
ce que l’on pouvait prendre pour une fleur de lys et qui était
en vérité un pique de gardian... tel que l’on peut
en voir aux Stes Maries de la Mer... A l’intérieur du bâtiment
les clichés infra-rouges laissent apparaître plusieurs cavités
obstruées.
Dans ses écrits Jean-Marcel Blandenct (1876) affirme que cette
construction défendait le chemin de Ste Madeleine. Si l’épaisseur
des murs confirme cette affirmation, l’intérêt visible
du lieu ne justifie en rien un système de défense de cet
ordre mis en place pour défendre un étroit chemin de montagne
oublié ne desservant qu’un modeste lieu de pèlerinage
annuel et localisé. A moins que l’écrin ne soit à
la hauteur du joyau qu’il était chargé de protéger?
N.B. Le lecteur constatera que le temps utilisé pour ce chapitre
est l’imparfait... Car depuis quelques temps tout été
détruit à l’intérieur du bâtiment...
Mais nous savons un dossier complet, relevés et photos, en sûreté.
Une
chapelle et un tableau pour Bérenger Saunière
Après
cette étrange halte, poursuivons le périple par des lieux
dont nous retiendrons les noms: “Le Purgatoire”, “Le
Paradis”, “L’Ermite”, “L’Enfer”...
Nous arrivons enfin à “La Trève du Loup” et
au but, sans issue, de notre cheminement: la chapelle Ste Madeleine. Là
encore le petit édifice dénué de style ne justifie
toujours pas un tel luxe de protection. Seul à l’intérieur
un tableau peut retenir le regard. Il s’agit d’une représentation
de Marie-Madeleine... dont nous avons la preuve qu’elle servit de
modèle à Bérenger Saunière pour la peinture
son maître-autel!!
La pauvre chapelle fut victime de plusieurs pillages. Etranges pillards
qui se contentèrent d’un ex-voto... de vieilles pierres sans
intérêt! Voleurs sans connaissances ou... amateurs avertis?
Avertis et même très bien, c’est sans doute ce que
furent les derniers pillards car le tableau de Marie-madeleine fut volé
à son tour il y a peu de temps après des difficultés
incroyables.
Le
tableau volé de Marie Madeleine
Galeries
souterraines et menaces
Le
petit hameau se trouvant juste avant la chapelle fut le lieu de bien curieuses
recherches. Il était dit que ce lieu était le départ
de plusieurs galeries souterraines. Au début du siècle l’un
des boyaux fut retrouvé et dégagé. Un ancien paysan
ayant vécu ici se souvient, qu’enfant, son père parlait
d’abord de la visite de deux prêtres, puis de plusieurs “Messieurs”
qui l’embauchèrent pour dégager l’accès
à la galerie. Ceci fait, il le prièrent de ne plus remettre
les pieds ici en raisons d’émanations et de risques d’effondrements...
mais y travaillèrent 2 jours durant, et firent tout écrouler
avant de quitter le lieu. Les étranges terrassiers avaient mis
à jour une sorte de “caisse à poignées et plusieurs
paquets d’écrits en tubes” qu’ils déclarèrent
sans la plus petite valeur à l’habitant du hameau...
Le
secret de la Division Charlemagne
Mais
revenons enfin au château de Lupé... qui aurait abrité
deux illustres personnages: François Rabelais et... Michel de Nostredame.
Peut-être y étaient ils venus trouver quelques gouliardises?
-Enfin Lupé s’apprêtait à vivre son épisode
le plus obscur. C’est en effet dans ce château, sous l’impulsion
de Mgr Mayol de Lupé que s’organisait puis naissait la tristement
célèbre division S.S. “Charlemagne”!
Le projet de cette division prévoyait de réunir sous cette
“bannière”, après guerre, une aristocratie dont
le but inavoué et “souterrain”, était ni plus
ni moins que la tentative de reconstitution du Saint Empire Germanique.
Mgr Mayol de Lupé était Grand aumônier de cette division
Waffen-SS dont le numéro était le 33!!!
On est en droit de se demander pourquoi cette “création d’exception”
au château de Lupé, et en aucun autre endroit, perdu, oublié,
sans plus d’éclat, ampleur ni célébrité,
et ne correspondant pas, du moins visiblement et extérieurement,
aux habitudes et impératifs militaires nazis?
Ces derniers se comportèrent très discrètement dans
le village... presque clandestinement pourrait-on dire. Et puis il y eut
ces topographes allemands qui accompagnant les officiers allemands, pour
exécuter des relevés et mesures étranges, dans certains
lieux alentours du château. On dit encore que des historiens et
des experts en archéologie, acquis à la cause des Nazis
séjournèrent aussi dans les murs du château. Pour
s’y livrer à quelles recherches?
Enfin ne pourrait-on pas rapprocher ces travaux, inhabituels pour des
guerriers de l’absolutisme, d’un certain Otto Rahn qui ne
manqua pas de venir séjourner ici avant de descendre plus vers
le Sud, Montségur et Montréal-de-Sos.
Des
découvertes et un puits
Il
y a moins de 10 ans, des travaux importants de réhabilitations
furent conduits dans le château de Lupé. Des gravures, des
peintures se trouvèrent remises en valeur. Des documents concernant
des travaux très anciens seront retrouvés à cette
occasion... entre les poutres des plafonds... afin que la poussière
ne tombe pas! Nous dit-on avec le plus grand sérieux!!!
Avec les S. Pompiers la descente dans les puits
Puis
encore, une représentation en peinture murale discrète (17ème
S.) représentant un château et ses terres fut nettoyée
et étudiée. Elle ne représentait pas Lupé
ou un propriété connue appartenant au domaine des familles
du château. Certains experts y auraient reconnu la reproduction
d’un ancien domaine du secteur roussillonnais!
Enfin le 15 janvier 1988, avec l’autorisation des propriétaires
et l’aide des Sapeurs Pompiers, avait lieu la descente dans le grand
puits de la cour rénovée par Philibert Delorme. Ce que l’on
croyait, d’en haut, être un puits, ne l’était
en vérité que par sa margelle et sa descente. Plus de 10
mètres plus bas, la cavité vidée par les puissantes
pompes de secours, était en réalité une ancienne
salle voûtée avec un accès aux très anciennes
“parties basses” de l’antique château. Des parties
murées partent dans deux directions. Une des maçonneries
semble plus récente et comporte quelques signes anciens symboliques
et runiques en teinte ocre sombre. Pourquoi et pour qui Philibert Delorme
préserva-t-il cette section souterraine des époques wisigothes...
que les nazis ne pouvaient ignorer venant ici en toutes connaissances
de causes ?
Lupé n’a sans doute pas encore délivré l’intégralité
de ses secrets et quelque part aux tréfonds de ses murailles séculières
reposent encore, sans doute, bien des éléments de la grande
tradition...
André
Douzet
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