
Catharisme
Première partie : au commencement
De la renaissance
en Europe, vers l'an mille, des hérésies dualistes nées
en Orient, s'implanta en terre Occitane cette religion disparue voilà
plus de 700 ans dans les terribles flammes des bûchers...
ZOROASTRE ET LE MAZDÉISME
C'est au VIe siècle (av J.C.) que naît Zoroastre et la tradition
dualiste qui se poursuivra avec les Esséniens, les Gnostiques,
les Manichéens, les Ariens, les Pauliciens, les Bogomiles, les
Patarins, les Cathares...
Réformateur de l'antique religion iranienne (le Mazdéisme,
fondé sur deux principes : le Bien et le Mal), Zoroastre vivait
en Médie. On dit que Pythagore était l'un de ses disciples.
La Vérité, disait-il, lui avait été révélée
par la « Grande Lumière », le Soleil, représentant
pour les dualistes, et notamment pour les Cathares, le Symbole sacré.
En résumé, notre monde se trouvait être à un
état intermédiaire, la vie étant le produit d'un
affrontement entre les forces du Bien, la Lumière (Ahura Mazda),
et les forces du Mal, les Ténèbres (Ahriman). A la suite
de nombreuses défaites, surviendrait la victoire de Mazda dont
lui, Zoroastre, était le prophète.
Le croyant devait accomplir sur la terre de bonnes actions, s'efforcer
d'avoir de bonnes pensées et de dire de bonnes paroles, pour favoriser
l'action des «Immortels Bienfaisants» (puissances intermédiaires
entre le Ciel et la Terre). Quand viendrait le Jugement dernier, à
la chute d'Ahriman, Mazda, le «Seigneur sagesse», ouvrirait
le Livre où les actions de chacun étaient consignées.
Enfin, ce serait un Messie qui annoncerait au monde la défaite
du Mal.
LES ESSÉNIENS
Au IIe siècle avant J.C. apparaît alors, au sein du judaïsme,
la secte des Esséniens. Cette communauté Juive fortement
influencée par le Zoroastrisme, qui se disait l'unique dépositaire
du sacerdoce hébraïque, vivait (comme le feront plus tard
les Cathares) dans le plus parfait ascétisme ; chasteté,
régime sans viande, vie en communauté, méditation,
prière, etc… Elle étudiait aussi les sciences et pratiquait
l'astrologie, prévoyant ainsi la venue du Sauveur.
Les Esséniens, ainsi que les Cathares, croyaient en la réincarnation
; mieux encore, ils en avaient la connaissance. Ainsi, au travers de vies
successives, l'homme parvenait-il lentement à se libérer
du Mal.
Comme eux, les Cathares accordaient aussi à la puissance de la
lumière une importance capitale; ils se refusaient catégoriquement
à accepter des dogmes rigides et recherchaient, pour méditer
et prier, des lieux d'une grandeur imposante, propices à l'élévation
de l'âme.
L'INFLUENCE GNOSTIQUE DANS LE MANICHÉISME
Manès
En l'an 216 après J.C., en Babylonie, naît Manès
qui intègre au dualisme de Zoroastre le Christianisme primitif
ainsi que l'enseignement religieux de Bouddha.
Ses parents sont perses et font partie des Mandéens, une secte
gnostique. Par deux fois, à douze et vingt-quatre ans, il aurait
été visité par un ange, messager du «Roi du
Paradis des Lumières», qui lui aurait ordonné d'abandonner
la secte mandéenne, de se faire connaître et de proclamer
bien haut sa doctrine.
Après un pèlerinage aux Indes, Manès revient en Iran
et se met à prêcher. Nombreux sont ses adeptes. Mais lorsque
le deuxième fils du roi des Sassanides monte sur le trône,
les mages zoroastriens de la Cour parviennent à le faire condamner.
Il meurt en prison en 277.
Manès considère Zoroastre, Bouddha et Jésus «Le
Lumineux» comme des prophètes messagers du Père. Lui-même
en étant un, le dernier. Dans sa doctrine, on retrouve naturellement
la lutte entre le Bien et le Mal agrémentée de variantes.
Il existe deux mondes, celui du haut où règne «le
Roi du Paradis des Lumières» et celui du bas dont le «Prince
des Ténèbres» est le souverain. Pour en avoir eu soudain
la vision, le Prince des Ténèbres désire la Lumière
et lance vers le monde du haut ses démons à l'assaut. De
la surprise du Roi du Paradis jaillira la «Mère de Vie»,
de laquelle émanera le «Premier Homme».
Ce dernier étant vaincu par le Prince de l’obscurité,
une parcelle divine reste donc emprisonnée dans la matière.
Perdu, l'homme adresse à sept reprises une prière au Père
qui envoie vers lui «L'Esprit Vivant » et la « Mère
de vie» pour le ramener en son royaume. Mais son «enveloppe»
demeurant prisonnière des Ténèbres, «le Père
organise le monde afin d'aider à son salut...».
Ainsi, le croyant, conscient de sa nature double, devra partir à
la recherche de sa lumière intérieure afin de se dépouiller
de son enveloppe charnelle, œuvre du Mal, et retrouver Dieu.
Les Manichéens se divisent en «Elus» (que les Cathares
nommeront Parfaits, Purs ou encore Bonshommes) et en «Auditeurs»
(Les Croyants chez les Cathares). Prières et impositions des mains
pour transmettre l'Esprit constituent leurs simples rituels. La religion
de Manès devait s'étendre en Palestine, en Egypte, en Afrique
du Nord.
Par l'Espagne, la Gaule, l'Italie et Rome, elle s'introduit en Asie centrale
et, au XIIe siècle, atteint la Chine.
Incontestablement, le Manichéisme s’avère largement
imprégné de Gnosticisme.
Les Gnostiques possèdent la connaissance de tout ce qui a rapport
avec Dieu, l'Etre suprême, et au Christ (que certains considèrent
comme un prophète, d'autres comme le fils unique de Dieu). Des
élus, les Purs, se distinguent parmi eux (de même que chez
les Manichéens et Cathares)… et seuls ces initiés
à la connaissance enseignée par Jésus ont le pouvoir
d'en délivrer le message rédempteur.
Dans le Gnosticisme, théologie ne signifie pas religion. Celle-ci
se résume en trois points : Connaissance, Sagesse et Vie. Les simples
croyants doivent s'attacher le plus possible à ne point faire le
mal, mais l'âme, même la plus noire, n'est jamais définitivement
perdue ; elle peut, à force de volonté, retrouver la lumière.
DES PAULICIENS AUX BOGOMILES
Sur l'origine des
Pauliciens, les avis sont partagés. Certains pensent que les frères
Pierre et Paul, fils de Manichéens, en seraient les fondateurs
; d'autres que ce serait Paul de Samosate, l'évêque hérétique
d'Antioche, vivant au IIIe siècle. Toujours est-il que les Pauliciens,
comme les Zoroastriens et les Manichéens, sont dualistes et croient
en l'existence de deux mondes : celui de la Lumière, créé
par Dieu, et celui des Ténèbres, créé par
le Démon. Ils s'affirment Chrétiens mais renient la croix
du calvaire, instrument de supplice. Le Soleil symbolise aussi pour eux
le Verbe lumineux sacré.
Cette fraternité est persécutée à Byzance
durant près de trois siècles pendant lesquels elle résiste
vaillamment. Hélas, finalement, les vaincus se dispersent en 872.
Regroupés pour la plupart dans la péninsule Balkanique,
ils établissent au sud du Danube un royaume d'où ils propagent
l'hérésie dualiste.
Ainsi apparaissent, vers 970, en Bulgarie, les Bogomiles. Leur message
d'inspiration paulicienne est, à peu de choses près, semblable
à la doctrine cathare; il prêche essentiellement le retour
à la pureté et le rejet de la tutelle de l'Eglise. Cette
religion se répand en Bosnie, en Serbie. C'est au début
du XIe siècle, alors qu'elle gagne l'Italie du Nord (où
elle se maintient jusqu'à la fin du XIVème siècle)
et le Midi de la France, que les évêques, sentant l'Eglise
Romaine menacée jusque dans ses Etats, se mettent mutuellement
en garde contre ces hérétiques… en utilisant le terme
de «cathares», dont l'origine viendrait du grec «catharos»
signifiant «pur».
Sortant de l'ombre, la religion cathare devient, avant le milieu du XIIe
siècle, quasiment officielle, avec ses traditions et une organisation
hiérarchique. L'évêque hérétique bulgare
Nicétas vient même, en 1167, de Constantinople à St-Félix
de Caraman (près de Toulouse) pour réunir en concile les
évêques cathares des nouvelles églises languedociennes.
«Le Catharisme n'était plus une secte ni un mouvement d'opposition
à l'Eglise établie, c'était une véritable
Eglise...» écrit Zoé Oldenbourg dans son remarquable
ouvrage ‘le Bûcher de Montségur’.
Peut-être l'hérésie cathare, comme tant d'autres hérésies,
n'aurait-elle laissé que quelques traces dans l'histoire de notre
pays si l'Église, en 1209, n'avait lancé contre cette terre
chrétienne une croisade qui, au fil des ans, devait se transformer
en une guerre de conquête.
LES ARIANISTES
Tout au début du IVe siècle, l'autorité de l'Église
se trouve également contestée par les Arianistes.
Né à Alexandrie vers l'an 300, le prêtre Arius, en
fondant l'Arianisme, ne fait que reprendre l'ancienne doctrine d'Origène
(IIe siècle av. J.C.) qui n'admet point la consubstantialité
des trois personnes de la Trinité. Pour lui, le Père Eternel,
jamais créé, avait créé le Fils et l'Esprit
Saint.
Arius, excommunié par le Concile de Nicée en 325, meurt
à Constantinople en 340. L'Arianisme gagne cependant l'Occident
et s'étend en Aquitaine et en Languedoc. L'invasion des Francs
a depuis fort longtemps détruit cette hérésie quand
les Cathares apparaissent en Occitanie ; mais, peut-être, cette
terre en gardait-elle secrètement quelques traces la prédisposant
à accueillir favorablement une doctrine nouvelle qui, elle aussi,
allait s'opposer à celle de l'Église de Rome.
AUX ORIGINES DU CATHARISME : LES BOGOMILES.
Qui sont-ils, ceux
dont le nom exprime les amis de dieu ? En réalité, le Bogomilisme
est simultanément un mouvement hérétique dualiste
«néomanichéen» basé sur la doctrine de
Mani, et l'aboutissement d'un événement socio-religieux.
Il prend une importance grandissante de l'Arménie au Midi de la
France, mais c'est en Arménie, au VIIe siècle, que surgit
et se répand en une vague déferlante le mouvement néo-manichéen.
Le premier écrit officiel relatant les faits date de 972. C'est
le célèbre «Traité contre les Bogomiles»
du prêtre Cosma. On y lit « ... ils dénoncent les riches,
ils ont horreur du Tsar, ils ridiculisent les supérieurs, condamnent
les nobles et défendent à tous les esclaves d'obéir
à leur maître ». La description est on ne peut plus
précise et se passera de tout commentaire... Il n'est donc pas
étrange que le mouvement ait rencontré un vif intérêt
parmi le petit peuple exploité chaque jour davantage par l'autorité
féodale de l'époque.
Quant à la doctrine, elle est essentiellement axée sur la
croyance d'une lutte perpétuelle entre la lumière et les
ténèbres, l'une et l'autre présentées par
un dieu bon et un dieu mauvais. Seule une régénération
de l'esprit peut vaincre le mal régnant en maître sur un
monde qui est en réalité l'expression d'un perpétuel
champ de bataille entre les deux antagonistes. Auditeurs et Parfaits étaient
les seules divisions autorisées par le Manichéisme. Ces
hommes et femmes s'abstenaient de manger la viande, les oeufs, les laitages,
de verser le sang, bien entendu. Ils devaient en outre renoncer totalement
à tous les biens terrestres, richesses et autres privilèges
ou titres. Évidemment, ils renonçaient aux commerces de
la chair... On distingue généralement deux directions dans
le courant bogomile.
Une croyance, originaire du ‘Livre de Job’ tiré de
l'Ancien Testament, fait intervenir un fils de dieu bon se rebellant contre
l'autorité paternelle. Cette interprétation est encore admise
de nos jours. Si le nouveau testament est toléré par les
Bogomiles, ils observent certains refus catégoriques : celui des
images et des icônes et la négation inconditionnelle du pouvoir
séculier et ecclésiastique... Par certains de ces aspects,
les Pauliniens se voient suspectés d'idées islamiques par
l'empire de Byzance.
Devant l'ampleur de la propagation de l'hérésie, les papes
Innocent III puis Grégoire IX décident de moyens pour endiguer
puis réduire le développement hérétique chez
les bosniaques slaves. Rien n'y fait vraiment. L'Eglise, en s'imposant
comme force suprême dans la vie socio-religieuse, comme dans son
prolongement spirituel, se rend fortement impopulaire face à la
tolérance de son antagoniste. Ainsi, dans les pays d'Europe, l'organisation
hérétique se calque sur l'original des pays slaves et ce,
avec succès, jusqu'au milieu du XVe siècle.
Rien de très précis ne filtra jamais jusqu'à nous
sous forme d'écrits formels.
Il ne peut manquer d'y avoir d'étranges analogies de doctrines
entre les deux mouvements pour qu'il n'y ait jamais de connivence étroite
ou origine du mouvement émanant des influences de l'autre. De fait,
la venue des Balkans du pape Niquinta, prêchant le dualisme, fut
décrite par le procès-verbal de la réunion des Cathares
et de leurs évêques à St Félix de Caraman,
en 1167.
Conrad, légat du pape en France en 1223, rend compte : «
Les hérétiques ont un pape qui habite aux confins de la
Bulgarie, de la Croatie et de la Dalmatie», ce pays qui n'est autre
que la Bosnie ! Ce personnage, apparemment reconnu des Albigeois, dépêche
un représentant à Toulouse. Belismanza, anathématisé
en 1221 par le synode serbe, se trouve ainsi chef spirituel des Cathares
italiens et pourrait de ce fait être cet «antipape»...
Ceci étaie formellement l'importance de la Bosnie, «phare»
des doctrines cathares d'Europe du sud.
Les Bogomiles tiennent en haute estime la lecture et l'enseignement des
Evangiles. Ils font souvent appel aux apocryphes afin que soit accessible
et compréhensible l'enseignement spirituel diffusé au peuple.
Ces apocryphes mettent souvent en scène l'Ancien et le Nouveau
Testament et traitent essentiellement de l'avenir de l'homme, du ciel
et des enfers.
Il est vrai que tous les écrits ne furent pas originaires des Bogomiles.
Beaucoup étant anonymes, souvent ils sont d'office attribués
à des apôtres ou martyrs chrétiens et apparaissent
sous forme d'actes, visions, évangiles et jeux de questions-réponses.
Le plus répandu est le «livre secret» relatant la scène
et la discussion de Jean, apôtre, questionnant Jésus. Ce
dernier lui rapporte ce que fut l'univers dans son éternité
divine et sa comparaison avec le monde de l'époque. Il lui explique
qu'à sa deuxième descente sur terre il sauvera les justes
et précipitera dans les feux éternels le mal et ses représentants,
rétablissant ainsi le royaume de la lumière après
avoir mis fin aux ténèbres dans lesquelles nous errons...
Le livre s'achève sur un monde sans chagrin ni douleur.
«Dieu essuiera toute larme de leurs yeux et le fils régnera
auprès de son père dans les siècles des siècles.».
«Ce livre secret» est connu sous les versions de Vienne et
de Carcassonne.
«La mer de Tibériade» est un autre ouvrage présentant
Dieu et Satanaël créateurs du monde. Ce livre relate qu'il
y avait seulement deux éléments au début du monde
: dieu, en l'air, en haut, et en bas, une mer dite « l'autre élément
». Dieu voit un oiseau sur cette étendue d'eau. Satanaël
est cet oiseau. Il demande à l'oiseau d'aller au fond des mers
récupérer de la poussière... pour en faire la Terre.
Il est question du combat de Dieu et de Satanaël, de l'origine de
l'homme, de son passage au paradis et du fruit que lui fit manger Satan...
Il est encore question des liens entre le démon et l'homme chassé
du paradis et du salut de la race humaine grâce à la venue
du Christ une seconde fois sur terre…
LE COMMENCEMENT DU MONDE
Dieu
appelle Satanaël le premier archange qu'il crée... et qui
se révolte bientôt contre l'autorité divine. Michel,
resté fidèle, chasse le malin et ses légions hors
de la sphère céleste... Certains restèrent en suspension
dans les airs, d'autres churent à terre. Les derniers, enfin, s'engloutirent
dans les eaux. Dieu se reposa le septième jour après avoir
durant six jours créé toutes choses et créatures
puis Adam et Eve sur terre.
Il leur donne l'Eden en leur recommandant de ne jamais consommer les fruits
de l'arbre de la connaissance afin de ne pas sombrer dans le péché.
Satan, après avoir planté la vigne, prend la forme du serpent
et invite Eve à manger la pomme. Eve la mange... Adam se rappelle
trop tard l'ordre divin... la pomme s'arrêtant dans sa gorge sur
l'instant… Adam et Eve sont condamnés à être
jetés hors du paradis et descendre dans la génération.
La sentence divine punira le serpent à ramper éternellement
sur son ventre. L'homme est ! Son esprit est originaire des anges et sa
chair de terre... L'histoire reste cependant inachevée.
La tentation d'Eve est relatée dans le «Livre Secret».
Pour les Bogomiles, l'arbre du péché est la vigne libérant
l'esprit. Les textes bogomiles reprennent souvent la chute des archanges,
que l'on retrouve au fil du célèbre livre d'Henoch et du
précédent «La Mer de Tibériade», en réalité
« lac de Tibériade ». Cette légende du commencement
du monde est traduite d'un manuscrit de la bibliothèque nationale
de Ploudiv. Etant donné la langue utilisée, il est indéniable
qu'elle fut écrite en Bosnie.
Les Bogomiles, héritiers des Manichéens, soulignent les
contradictions des Ancien et Nouveau Testaments. Rejetant dans l'Ancien
Testament les écrits de Moïse inspiré, d'après
Mani, par Satan, relatant un dieu hypocrite, violent, protégeant
meurtriers et voleurs, ce qui contrastait terriblement avec celui du Nouveau
Testament où Dieu n'est qu'amour, pardon et espérance.
En Yougoslavie, l'esprit bogomile est encore tenace et se devine en filigrane
au travers des personnalités de l'art et de la culture : poètes,
écrivains, musiciens... Il y est encore possible de discerner la
tradition primordiale, celle de l'esprit et de la lumière... En
est-il de même en notre beau pays de France qui se targue d'être
terre d'hospitalité pour tous les déshérités
de l'âme, du coeur ou de l'esprit ? Pourrons-nous encore, honnêtement,
impartialement, rechercher les parallèles entre diverses doctrines
aboutissant finalement à la pure vérité ? Nous autres,
«champions des causes perdues», en nous tournant vers notre
passé, notre histoire... le pourrons-nous encore?...
suite >>
André Douzet
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