
L'ETRANGE BAUX DE PROVENCE
Illustration
ancienne de gravures dans une cavité des Baux
D'étranges petits hommes
Revenons à la deuxième galerie de gauche. Elle nous conduit au
“Gouffre Infernal” où se trouve “Le Sarcophage de Taven”
ou encore “La Femme Couchée”... qui, en réalité,
est une stalactite remarquable par sa forme. On arrive, 40m plus loin, à
“La chambre de la Mandragore” qui se poursuit par La “Gorge
du Scarabée” et le “Couloir des Esprits Fantastiques”.
Enfin nous débouchons dans la “Chaumière des Revenants”.
C'est au fond de celle-ci que se trouve “Le Pas de la Bête Noire”.
La légende raconte que l'on entend encore le souffle fétide d'étranges
petits hommes veillant sur les secrets de ces profondeurs... Certains visiteurs
vous affirmeront même en avoir vu les ombres au cours de leurs recherches
souterraines. Plaisants récits légendaires?!? Peut-être
pas tant que ça si l'on considère que de ce dédale furent
extraits des restes humains, dont certains bien conservés dans la molasse
du lieu, étaient des ossements d'adultes (Docteur J. Plombi)... mais
de très petites tailles et à grosse tête. On en trouve les
croquis et photographies dans les travaux des Professeurs Chabrier et Roustand.
L'équilibre du jeu des mots...
Observons
un peu la toponymie de ces lieux. Nous y retrouvons les termes effarants habituels
en de tels sites. Val d'Enfer, Chauve-souris, Chauche-vieille, Cauchemar, Gouffre
Infernal et autres Pas de la Bête Noire... Mais à l'opposé
de ces noms il y a équilibrage des forces négatives et positives
souterraines: Trésor (positif et solaire), Grotte des Fées, Agneau
Noir, Exorcisme, 7 Chats, Mandragore, Scarabée... et Revenant (peut-être
à prendre au sens d'espoir!).
Photographie du crâne diforme trouvé près
de petits ossements par le Dr J. Plombi
Nous avons la sensation d'être face à une sorte de parcours initiatique
où se succèdent crainte et espoirs, lumière et ténèbres,
alliés et ennemis... sous le regard neutre de petits hommes qui ne se
manifestent que sous la forme d'ombres attentives, rien de plus ni de bien négatif.
Et si ce réseau n'était en fait qu'une ouverture sur l'esprit
par le travers d'une mort et d'une résurrection promise au courageux
postulant... et cela du chat noir au chat blanc (oscur et clair) tout au long
de 7 retours autorisés... Le prototype d'une réincarnation accélérée
ou utilisant un raccourci techtonien (parcours des guerriers et du chevalier
au trésor...)
Où il est encore
question d'Orient
Tout d'abord revenons au Roi-Mage Balthazar, venu... d'Orient.
Puis nous retrouvons l'emblème de l'étoile à 16 rais, identique
à celui des Tziganes venus... d'Orient.
Quelques Chevaliers des Baux revenant des croisades... d'Orient.
Et aussi l'histoire fabuleuse de l'étrange trésor enseveli en
ces lieux souterrains: celui du Sarrazin Abd-al-Rhaman. (Nous nous souvenons
que la tour dite “Sarrazine” est au-dessus de la grotte à
sépultures déjà vue).
Abd-al-Rhaman
Il était septième Walli d' Espagne, et nous sommes en l'an 730.
Cet Emir s'introduit en Provence. Avec l'aide d'un traître, Mauronte (maure-honte?)
il parvient à prendre de nombreuses villes, et met le siège devant
Fretta. Cette cité n'existe plus et pose bien des problèmes aux
historiens. Elles est pourtant à la base de bien des récits, et
on dit qu'elle aurait été construite par un riche dignitaire de
Glanum, et contenait de grandes richesses.
Le sarrazin, informé que Charles Martel avance à marche forcée
pour le défaire, décide de lever le siège et de se diriger
sur Marseille. Son lourd butin de guerre ralentit considérablement la
fuite de ses troupes et il est contraint de faire halte aux Baux de Provence.
Comprenant la précarité de sa situation il se déleste de
son trésor. La légende dit qu'il se dirigea vers la grotte des
fées avec de nombreux serviteurs lourdement chargés.
La réalité des faits
Aux
pieds des Baux les ouvertures de grottes sont multitudes
Quelques réalités ne doivent pas nous échapper: Abd-al-Rhaman,
de toute évidence se dirige sur les Baux en toute connaissance du terrain.
Puis il ne dispose que d'une nuit pour cacher son trésor. Sans aucune
hésitation il va droit à la grotte des fées, dont il semble,
là encore, bien connaître les accès, la profondeur et les
caches propices à son projet. En une nuit il confie son immense butin
aux entrailles de la grotte en un périple qu'il semble tout à
fait connaître... De toute évidence cet homme “savait”
parfaitement la région et ses possibilités. Au matin les serviteurs
égorgés, (les morts ne parlent pas!) l'émir reprend sa
route sur Marseille. Il ne reviendra pas de ses guerres. La légende fera
le reste. Mais il n'empêche que cette dernière utilise un Sarrazin
qui a bel et bien existé, qu’il est passé dans ce secteur,
et que les galeries souterraines semblent vouées à une tradition
orientale très nette.
Et puis quelques Maçons discrets
On sera surpris d’apprendre aussi la venue « discrète »
en ces lieux souterrains de membres actifs et fondateurs, à la Révolution
Française, de plusieurs jeunes loges de la Franc-Maçonnerie naissante…
dont l’axe essentiel est, ne l’oublions pas, « l’Orient
Maçonnique » !
L’amateur (au sens étymologique du mot) retrouvera au long de certaines
galeries souterraines nombre de gravures qui se passent de tout autre commentaire
: groupe de trois points en triangles, triangles, des yeux, des étoiles
( !) des mains tendues des formes de tabliers et d’autres signatures bien
plus « fermées ». Si l’on ajoute que trouver sa route
dans l’égarement est « s’orienter »… Peut-être
ces discrets personnages sont-ils venus trouver une direction. Oui, mais laquelle
et pourquoi ici ?
A la garde d’une chèvre d’or
Le secret des trésors des Baux est gardé, dit la légende,
par une chèvre d'or. Elle effacerait, dit-on, à coups de ses sabots,
les signes autorisant la recherche des dépôts trésoraires
et souterrains de cette merveilleuse région. Il suffit, prévient
le poète, de ne pas la fuir, de la séduire... et elle acceptera
de conduire une âme pure jusqu'aux emplacements fabuleux. Car maintenant,
toutes traces de cheminement a disparue, et seul cet animal magique peut encore
trouver le chemin conduisant aux ultimes secrets des connaissances les plus
hermétiques que nous avons recensées au fil de ces lignes.
D' AUTRES CURIOSITES
Retournons au grand jour pour y trouver deux autres lieux de cultes différents
et insolites.
Les trois Maries
L'oratoire des Tremaïes
A la base du vieux donjon se reconnaît un rocher de forme pointue. C'est
ici que l'on peut contempler un étrange bas-relief dit des 'Tremaïes”.
Un petit édifice, sorte d'oratoire, s'adosse à une roche verticale
et plane. En creux on y voit trois grands personnages d'apparence féminine.
La tradition enseigne qu'ici sont représentées les “trois
Maries” qui accostèrent en Provence. Les vêtements sont bien
d'un type de l'époque romaine. Quelques lettres étaient encore
visibles au-dessus du bas relief: “F. CALDUS A E POSUIT P...”Mais
le sens de texte échappe et reste indéchiffrable. Des pèlerinages
se déroulèrent régulièrement ici et il y eut même,
rappelle une ancienne chronique religieuse, quelques malades miraculeusement
guéris. Des ex-votos retrouvés par un collectionneur attestent
d'une croyance très forte et fidèle envers les trois Maries aux
18 et 19e S.
Pour M. de Caumont et D. Poullinet, il s'agirait de trois divinités déesses-mères
protectrices de la légion romaine cantonnée ici à son époque.
Une autre thèse y voit le général romain Marius, son épouse
Julia et la prêtresse Salienne Marthe qui se distingua pour le destin
de la bataille de Pourrières. A ce propos consulter le formidable ouvrage
de R. M Gattefossé -1942- “Le Roman de Marthe la Salyenne suivi
de notes sur les Hommes et les Dieux de Provence”.
Le lieu des “Gaïé”
Des “Tremaïes” nous poursuivons encore sur près de
300m. Il s'agit, là encore, d'une stèle, mais cette fois en très
mauvais état, représentant deux personnes vêtues à
la mode romaine.
Le mot “Gaïe” viendrait de Caïus, nom romain de Caïus
Marius. La scène semblait représenter un autel où se célébrait
un sacrifice. On y voyait une coulée permettant au sang de la victime
de s'écouler dans des cratères offerts aux dieux anciens.
Une Ste Berthe au grand pied
A l'extérieur des Baux, il est intéressant de visiter la chapelle
Ste Berthe. Une roche à quelques mètres de l'édifice conservait
la trace du pied de la Sainte... en vérité la forme schématisée
d'un grand et large pied de 41 cm de long!!! Certains chercheurs préfèrent
y trouver l'illustration d'une sorte de coquillage long et nervuré...
A moins qu'il ne faille y deviner un pied palmé comme celui de la bonne
Reine Pédauque!
Un peu plus loin se trouve le vallon St Martin. Une petite source y coule faiblement
du rocher. La légende veut que le St homme l'ait faite jaillir sous son
bâton, lors de sa halte ici sur sa route de Gênes à Poitiers.
L'expérience interdite
A
proximité du Val d'Enfer on trouve encore l'étrange roche de Baumanière.
Sous l'étrange roche de Baumanière
Au bas de cette roche quasiment écroulée était une grosse
maison. Le maître de ce lieu était un homme étrange et réservé.
La bâtisse était réputée construite sur un passage
conduisant à un aven vertigineux mais accessible par un étrange
escalier... de trois marches! Il suffisait une certaine nuit d'oser descendre
cet escalier et les marches se superposaient les unes aux autres pour arriver
jusqu'en un lieu où était écrit un livre “des morts
et des vivants”. Mais il était interdit à l'occupant des
lieux de s'y rendre sous peine, dit la tradition, que l'orifice en soit à
jamais obstrué.
L'habitant du lieu, paraît-il, n'en tenant plus de curiosité d'entendre
une rumeur douce monter du gouffre tenta probablement l'expérience interdite
ce beau matin à 5 heures, le 30 avril de l'an 1653... ou s'écroula
la masse rocheuse sur la demeure, la ferme, le moulin, la servante, la fille
de M. Cabardet. Le cheval et tout le troupeau subirent le même sort. On
dit que la nuit anniversaire on entend toujours la « douce rumeur »
mélangée aux gémissements de remord du maître des
lieux… mais qu’il reste encore assez de rochers pour écraser
les curieux téméraires assez fous pour oser tenter l’expérience
interdite et la lecture du livre des morts et des vivants…
TRADITIONS ANCESTRALES
L’annonce au berger
L'aspect traditionnel populaire est très riche aux Baux de Provence.
On en trouvait le déroulement rituel tout au long de l'année:
la plantation du Mai, la charrette St Eloi, les échelles de St André,
la procession des coques, la Bravade de St Vincent... seul semble être
restée, dans toute son essence, la Messe de Noël si riche en symboles
mystiques.
L'office commence par le rituel du “Dialogue de l'Ange”. C'est l'annonce
d'un ange, à un berger de la naissance divine. L'“Ange” est
dissimulé derrière l'Autel et dialogue avec le berger resté
en bas de l'église. Ensuite entrent tous les bergers. Les bergères
portent des corbeilles contenant fruits et produits symboles de fécondité.
Les “Prieuresses” portaient, elles, des chapeaux coniques (symboles
de connaissances révélées et de sagesse) ornés de
fruits, confiseries et pâtisseries représentant les fruits du savoir,
renaissance, nourriture, fécondité et pouvoirs.
La
charrette à l'agneau
La charette cage du dialogue avec l'ange
A la suite des humains entre un bélier sélectionné pour
ses cornes en spirale (Amon!). Il tire une petite charrette-cage parée
de nombreux cierges. Dans la cage un agneau blanc sur des laines rouges.
Toute l'année la charrette est visible dans une chapelle latérale
de l'église. Arrivé devant le Maître autel le maître
berger élève l'agneau devant l'enfant Jésus... Puis il
remet l'animal à une bergère qui le suit. Cette dernière
répète le rituel et fait suivre l'agneau au berger suivant...
ainsi de suite.
Chant de la lune et rituel insolite
Un chant accompagne le déroulement de cette tradition de Noël.
On pourrait s'attendre à un cantique religieux de bon ton pour cette
circonstance. Or, le chant choisi est en réalité “Luno es
Levado”: “la lune se lève!”
Inutile de préciser que ces rituels remontent à la nuit des temps
et furent simplement réadaptés, repris et aménagés
par l'église catholique. Le symbolisme n'échappe pas à
une observation plus précise:
Renouveau solaire de la nuit du solstice d'hiver tout d'abord. Ensuite dualisme
du feu et de l'eau: le soleil (solstice) et la lune (chant), Amon (spirale)
et Pantéïsme, le Maître et l'apprenti (bélier et agneau),
obscurité et lumière, fertilité et force (fruits, fleurs)
pouvoir et savoir (sucreries et pâtisseries de formes très précises:
solaire-rouelle, sexuelle-navette, compagnonique-cubique...) le tout sur un
lieu que tout prédestine et exceptionnellement fort.
Notons enfin qu'une telle messe de minuit de Noël ne se célèbre
qu'aux Baux de Provence pour toute la France. Est-il utile de rappeler que cette
nuit-là est né un enfant qui mettait son pied sur la Terre des
Hommes? Que l'annonce de cette naissance s'est faite par l'apparition d'une
comète, ou étoile filante? Que ce phénomène céleste
fut observé et reçu comme guide par 3 Rois-Mages? En un lieu ou
toute les traditions convergent vers la véracité des événements
tout aussi insolites soient-ils... Alors pourquoi ne pas admettre que nous ne
savons pas encore tout... et qu'il ne sert à rien de nier ce que nous
ignorons vraiment?
En ces lieux d'exceptions il y eut forcément des visiteurs d'exceptions:
des papes, des rois, des reines, des princes, des Dames, des mages... et d'autres
plus énigmatiques: Mistral, Dante, Cocteau...
Que venaient-ils tous chercher, trouver, méditer ici?
Etranges galeries de personnages faites d'ombres furtives, insolites et mystérieuses
ou éblouissantes!.. dont pour conclure nous ne pourrons, ici, que retenir
deux des plus marquants:
DEUX HOMMES POUR UN “AILLEURS”
Dante aux Enfers
Il n'est plus
à démontrer, à présent, que l'antique Pays des Baux
se trouve sur un des hauts lieux de France. Rien de surprenant, après
tout ce que nous venons de découvrir, que Dante ait puisé son
inspiration sur ce site pour figurer l'Enfer de sa Divine Comédie. N'oublions
pas, à propos de ce personnage hors du commun, qu'il était lié
à une filiation templière par le biais de la très sévère
FEDE SANTA. Mais Dante connaissait d'autres lieux tout aussi frappants sinon
plus encore. On est en droit de se demander pourquoi il choisit résolument
l'inextricable labyrinthe chtonien du Val d'Enfer proche du flanc nord de Costopéra
pour camper le décor de ses écrits? A moins qu'il nous faille
retenir, plus que l'aspect du site, une raison impérative motivée
par la tradition liée à cette région. Ou encore, un ordre
imposé par des supérieurs à propos de certains éléments,
et “éléments certains”, du passé des Baux.
Quoiqu'il en soit, il est certain que le lien Dante-Les Baux de Provence doit
nous conduire à retenir notre réflexion sur plus d'un aspect curieux,
pour ne pas dire sacré, de ce secteur géographique.
Orphée et Monsieur Cocteau
Nous conclurons sur ce même registre avec monsieur Jean Maurice Eugène
Cocteau...
Et notre enchaînement est loin d'être innocent. En effet une solide
tradition nous montre Dante comme un haut-grade d'une société
secrète extrêmement puissante et hermétique très
ancienne... et il en aurait été de même pour Jean Cocteau!
Dante situe son Enfer dans les labyrinthes rocheux des Baux... il en sera de
même pour Cocteau!
Dante situe la queste de l'impossible hermétisme et d'un retour possible
après une victoire de la lumière sur l'obscurité... il
en sera de même pour Cocteau!
Des siècles séparent ces deux hommes, mais pas le temps ni la
durée car cette dimension n'est pas un obstacle pour des initiés
de cette inhabituelle envergure. Ils eurent tous deux une mission respective
et aussi collective. Ils choisirent les lieux de leurs travaux en toute conscience
Universelle à partir de données qui ne nous sont pas encore accessibles...
un jour peut-être?
Orphée est tout d'abord créé par la compagnie Pitoëff
en 1926. Le film Orphée est produit en 1950. Si l'on suit le déroulement
du film dans les carrières des Baux, nous y retrouvons un cheminement
de vie à mort, et de mort à vie par les degrés de l'initiation
la plus subtile. Les scènes, curieusement, les même des deux côtés
du rideau nous montrent l'abolition du temps. Cocteau tiendra le rôle
dans son propre film: matière et matériau, oeuvre et ouvrier à
la fois. Il entrait ainsi dans la génération. Puis
tout se joue en noir et blanc comme sur les cases d'un échiquier sans
dimension temporelle.
Les carrières du film Orphée de J. Cocteau
Carrière est aussi atelier! Pierre brute est aussi pierre finie, parfaite!
Tout le rituel peut alors se dérouler dans les travaux souterrains des
Baux... et à minuit plein tous peuvent rejoindre l'ombre des profanes.
Un vrai sas franchissable entre l'initié et le profane, entre le passé
et nous!
Conclusion pour un linceul de lumière
Mais alors, Monsieur Cocteau que vouliez-vous nous faire sous-entendre? sous-lire?
et même “Sous-apercevoir? Les deux côtés du miroir?..
ou les deux côtés accessibles des transparences des Baux de Provence?
« A Orphée qui lui demande où il a appris “toutes
ces choses redoutables” sur les fameux miroirs qui sont les portes par
lesquelles la Mort va et vient, Heurtebise, ange, mais aussi vitrier -dont le
chevalet est la métaphore visuelle des ailes- réplique avec ironie
mais non sans maniérisme: « Vous savez, les miroirs, ça
rentre un peu dans la vitre. C'est notre métier » (Orphée).
C'est cette vision des choses qui nous permet aux Baux d'explorer, à
l'image de Cocteau et de tous les autres ici retrouvés, l'univers de
la mort, de nous mouvoir dans l'invisible et de “traquer l'inconnu”...
André Douzet
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