
L'alchimie
Un document inédit relatif à « Hermès dévoilé
» de Cyliani (partie 4)
Deuxième opération : confection du souffre
Lors
de notre deuxième livraison nous avions indiqué le gisement
de mercure natif de Montpellier, tout en précisant que les mines
de mercure vierge, dans lesquelles on trouve le mercure coulant, sont
extrêmement rares.
C’est à l’autre gisement français que nous allons
maintenant nous intéresser, après avoir rappelé au
lecteur l’avant dernier paragraphe du livre de Cyliani :
« O mon pays, ô mes chers concitoyens, vous qui avez prouvé
à divers fois que vous étiez bons français par votre
dévouement à la cause de la liberté et de l’ordre
légal, si l’Eternel me permet de vous laisser ce que mon
cœur vous destine par reconnaissance, daignez faire transporter mes
dépouilles mortelles sur un lieu à base calcaire, en face
d’une petite tourelle portant un emblème douloureux d’une
ancienne guerre, au bas de laquelle coule un petit ruisseau qui prend
sa source à une lieu de là et fait mouvoir plusieurs moulins
; faites les recouvrir seulement d’un gros bloc de granit dur très
commun dans la petite ville où je me suis marié, voisine
du lieu qui me vit naître, avec une seule inscription : les dépouilles
mortelles de l’infortuné Cyliani reposent ici. »
Dans les « Annales de chimie et de physique » par MM Gay-Lussac
et Arago, Paris 1837, nous pouvons lire, selon une note de M. Marcel de
Serre, qui, hasard (!), est membre correspondant de la Société
Agricole Scientifique et littéraire des Pyrénées
Orientales :
« Ce gisement de mercure natif (celui de Montpellier) sans aucun
indice de cinabre n’est pas sans quelques rapports avec celui de
Peyrat-le-Château (Haute Vienne) dont nous devons la connaissance
à M. Alluard ainé de Limoges… ce dernier appartient
aux terrains primordiaux… le mercure coulant (y) a été
rassemblé dans un GRANITE désagrégé, à
grain fin, très quartzeux, dont le feld-spath est décomposé…
»
Le « Bulletin de la Société Géologique de France
», tome septième, 1835 à 1836, traite de ce gisement
dans sa séance du 16 mai 1836.
« Le mercure dont les journaux, il y a quelques mois, ont annoncé
la découverte à été trouvé par M. RAUQUE…
en déblayant un terrain granitique… Dans le cours de ce travail,
le sol ayant été fouillé à trois mètres
de profondeur, le sieur RAUQUE recueillit une douzaine de livres de mercure
coulant… sous forme de petits globules… la présence
du mercure dans un gisement si extraordinaire , dans un terrain PRIMITIF
ou ancien qui ne présente aucun indice de cinabre, me parut, je
l’avoue, pouvoir être attribué à quelques causes
accidentelles. Ce terrain AVAIT ETE COUVERT D’ANCIENNES CONSTRUCTIONS.
Il faisait partie de L’EMPLACEMENT QU’AVAIT OCCUPE UN CHATEAU
FEODAL ANTIQUE, dont il ne RESTE QU’UNE TOUR et qui, selon la tradition
du pays, aurait appartenu au PRINCE GUY DE LUSIGNAN… Sans me laisser
arrêter par cette incertitude, j’ai voulu examiner les lieux,
et alors j’ai acquis la conviction que le mercure existait naturellement
dans la roche qui le recèle… Au dessus du Peyrat… parsemé
de mamelons en bon état de culture et sillonné par des gorges
de riches prairies… où les eaux vont s’unir à
celles de la Maulde et de la Vienne »…
Après plusieurs paragraphes de descriptions l’auteur
nous reparle du mercure : « c’est au centre de cette formation
granitique, DANS L’ESPLANADE DE L’ANCIEN CHATEAU DE PEYRAT,
qu’a été trouvé le mercure. Cette esplanade
sert de contre-fort à la chaussée de l’étang…
du côté sud… (la roche) se montre sous la forme de
KAOLINS impurs »…
Cette région de Peyrat est connue pour être un ‘pays
d’eau’, de rivières, ruisseaux, cascades, fontaines.

La Maulde, qui vient du plateau de Millevache, finit
dans la Vienne, un peu avant St Léonard de Noblet. Près
de St Martin-Château elle descend la cascade de Jourauds, où
fut installée une des premières CENTRALES HYDROELECTRIQUES
DE FRANCE. Sur la commune de Peyrat les principaux affluents de la Maulde
sont le ruisseau de Tourtouloux (ou de la Buse) et celui de Langladure
(ou ruisseau de Masgrangeas). Ce dernier prend sa source à Royère-de-Vassivière
et se jette dans la Maulde à St Martin-Château. Sur son cours
est installé le MOULIN DE LANGLADURE, qui date du XVIIe ; un AUTRE
MOULIN est signalé sur la carte de Cassini de 1760, au lieu-dit
« les Bordes, à proximité de l’actuel moulin.

Outre la Maulde et le Langladure le voyageur peut se
promener autour de St Martin, le long du ruisseau des Aveix et de celui
du Pic qui, à côté du Compeix, en rencontre deux autres
: le rio Tourtou et le ruisseau au Bois Larron. L’ensemble de ces
ruisseaux forme le Tourtouloux. Nous pouvons encore signaler le ruisseau
de Maure, qui passe près de BOURGANEUF, et celui de Bord se jetant
dans le Tourtouloux juste à côté du village du même
nom, après avoir parcouru trois kilomètres.
De St Martin on aperçoit le château de Monteil-au-Vicomte,
dont le dernier châtelain, en 1767, était le maire d’AUBUSSON
: il n’en reste que des ruines. Dans la vue du château de
Monteil que nous reproduisons, on distingue un TOMBEAU au milieu des pins…

Parmi les personnalités liées à
la commune de Monteil-le-Vicomte il nous suffira de citer Pierre d’Aubusson,
qui fut Grand-Maître des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.
En quittant le plan géographique pour se tourner vers l’aspect
historique, il n’est pas inintéressant de constater, en ce
qui concerne la baronnie du Peyrat que, vers 1260, on démembra
une partie du vicomté d’Aubusson et du comté de la
Marche réunis en faveur de GUY DE LUSIGNAN, frère de Hugues
XII. Ce démembrement comprenait un assez vaste territoire avec
Nedde et Peyrat dans la vallée supérieure de la Vienne,
Bourganeuf et Pontarion sur le Taurion, Royère entre ces deux rivières,
l’ensemble constituant une véritable enclave du Poitou dans
le Limousin.

Au Moyen-âge, aussi bien Peyrat que Royère de Vassivière
subissent les effets de la GUERRE DE CENT ANS : Richard Cœur de Lion,
Jean Sans Terre ont détruit une grande partie du patrimoine local.
Royère était groupé autour de deux châteaux
: le premier, qui portait le nom de TOUR DE ROYERE, appartenait au seigneur
d’Aubepeyre et disparut au fil des ans. Le deuxième, forteresse
se situant sur une motte, fut détruit pendant la Guerre de Cent
ans. La révolution française occasionna de nombreux ‘déplacements
de notables’ : ainsi Denis Coutisson de Vincent (1756 – 1794)
fut le premier maire de Royère, et en 1792 désigné
comme membre du directoire du département de la Creuse et remplacé,
comme maire, par François Léonard Coutisson, dit ‘l’abbé
Lascaux’ (1749 – 1838) ; et ce ne fut pas le seul cas…
« La révolution française venait d’éclater,
mes connaissances parurent aux yeux de mes concitoyens, plus utiles dans
une administration qu’à l’armée… On m’honora
de plusieurs places »… (Cyliani, Hermès dévoilé)

Est-il enfin utile de rappeler aux lecteurs de F.S. que Bourganeuf doit
sa création à une commanderie d’Hospitaliers de St
Jean de Jérusalem au XIIe siècle, qui devint ultérieurement
le siège du Grand Prieuré de l’Ordre pour la Langue
d’Auvergne, qui fut transféré à Lyon en 1750.
Bourganeuf est célèbre pour ses tours : la tour construite
par Jean de Lastic en 1430 et la tour Zizim en 1484, construite pour accueillir
en résidence ‘forcée’ le prince ottoman Zizim,
frère de Bajazet, et qui fut vraisemblablement à l’origine
des tapisseries dites vulgairement de la Dame à la Licorne. Mais
ceci est une autre histoire, sans doute…

Nous terminerons notre quatrième livraison en signalant un petit
fait curieux. Dans le plateau de Millevaches - et sur le Langladure –
les ponts dont le TABLIER ENTRE DEUX PILES, est fait d’un gros bloc
de granit taillé, sont appelés des "PLANCHES'. L’aspect
‘maçonnerie’, qui n’échappera pas au lecteur,
de ce granit à deux micas - blanc et noir – qui se débite
bien en PIERRES DE TAILLE, et qui encore taillé au Compeix est
utilisé pour les planches sur le Langladure et la Maulde à
St Martin le Château.
« Mes dépouilles mortelles… faites les recouvrir seulement
d’un gros bloc de granit dur très commun dans la petite ville
où… » (Cyliani - Hermès dévoilé).
Un bloc de granit en guise de quatre planches ?
« Le mercureau… qui est devenu notre maquereau… coupé
de bandes noires, semblables à celles du mercure des sages…
agent de putréfaction et de régénération…
» (Fulcanelli DA, T2).
En espérant n’avoir pas été trop long, nous
laissons maintenant le lecteur prendre connaissance des sept pages traitant
de la confection du soufre.
nous laissons maintenant le lecteur prendre connaissance des sept pages
traitant de la confection du soufre.
A suivre.
Zéphyrin
NB. Comme dans les reproductions précédentes des parties
de ce texte nous conservons la constitution des lignes ainsi que l’orthographe
de certains mots.
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DEUXIEME OPERATION - CONFECTION DU SOUFRE
La teinture extraite de l’or vulgaire s’obtient par la pré-
paration de son soufre, qui est le résultat de sa cal-
cination philosophique, qui lui fait perdre sa nature métallique
et la
change en une terre pure, calcination qui ne peut avoir lieu par le feu
vulgaire, mais seulement par le feu secret qui existe dans le Mercure
des Sages avec sa propriété double. Et c’est en vertu
de ce feu céles-
te, secondé par la trituration, qu’il pénètre
dans le centre de l’or vul-
gaire, et que le feu central double de l’or, mercuriel et sulfureux,
qui
se trouve comme mort et emprisonné, se trouve délivré
et animé, le même
feu céleste, après avoir extrait la teinture de l’or,
la fixe par sa qua-
lité fixe et figeante et elle devient parfaite, pouvant se multiplier
en quantité ainsi qu’en qualité.
Cette terre une fois arrivée à la fixité affecte
une couleur
de fleur de pêcher, qui donne la teinture ou le feu qui est alors
l’or
vital et végétatif des Sages, ce qui a lieu par la régénération
de l’or
par votre mercure.
Il faut donc commencer par résoudre l’or vulgaire en sa ma-
tière spermatique par votre eau de mercure ou votre azoth. Pour
y par-
venir, il faut réduire l’or en une chaux ou oxyde (O) d’un
rouge brun
très pur et après l’avoir lavée à diverses
reprises avec de l’eau de
pluie bien distillée à petit feu on le fera légèrement
sècher à une
chaleur de soleil. C’est alors qu’on la calcinera avec notre
feu secret.
C’est à cette occasion que les philosophes disent : «
les chimistes brû-
lent avec le feu, nous avec l’eau ».
Après avoir imbibé et broyé l’oxyde d’or
bien cal-
Ciné, ayant son humidité et lui ayant fait boire son poids
de sel ou
Terre sèche qui ne mouille pas les mains et les avoir bien incorporés
ensemble, on les imbibera de nouveau en augmentant successivement les
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imbibitions, jusqu’à ce que tout ressemble à une
bouillie légèrement
épaisse. Alors on mettra dessus une certaine quantité d’eau
de mercure
proportionnée à la matière, de manière à
ce qu’elle surnage cette der-
nière. On laissera le tout à la douce chaleur du bain marie
des Sages
pendant cinq jours au bout desquels on décantera la dissolution
dans
un vase que l’on bouchera bien et que l’on mettra dans un
lieu humide
et froid.
On prendra la matière non dissoute, que l’on fera dessécher
A une chaleur semblable à celle du soleil. Etant suffisamment sèche
on
Recommencera la fréquente imbibition et trituration comme nous
l‘avons
précédemment dit afin d’obtenir une nouvelle dissolution
que l’on ré-
unira avec la première en réitérant ainsi jusqu’à
ce que vous ayez
Dissout tout ce qui peut l’être et qu’il ne reste plus
que la terre
morte de nulle valeur. La dissolution étant terminée et
réunie dans le
vase en verre bien bouché dont nous avons précédemment
parlé sa cou-
leur est semblable à celle du lapis-lazulli. On placera ce vase
dans un
endroit le plus froid possible pendant dix jours, puis on mettra la ma-
tière à fermenter comme nous l’avons dit dans la première
opération et
par le propre feu interne de cette fermentation, il se précipitera
une
matière noire. On distillera adroitement et sans feu la matière,
en met-
tant le liquide séparé par la distillation qui surnageait
la terre
noire, dans un vase bien bouché dans un lieu froid.
On prendra la terre noire séparée de son liquide par la
dis-
tillation, et on la laissera se dessécher d’elle-même
. Puis on l’imbibe-
ra derechef avec le feu extérieur, c'est-à-dire le mercure
philo-
sophique, vu que l’arbre philosophique demande à être
de temps en temps
brûlé par le soleil (P) et puis rafraichi par l’eau.
Il faut donc fai-
re alterner le sec et l’humide, afin de hâter la putréfaction,
et, lor-
qu’on aperçoit la terre qui commence à se dessécher
on suspend les im-
bibitions, puis on la laisse se dessécher d’elle-même,
jusqu’à ce qu’elle
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soit parvenue à une siccité convenable et l’on réitère
ainsi jusqu’à
ce que la terre ressemble à une poix noire, alors la putréfaction
est
parfaite.
Il faut ici se rappeler ce que nous avons dit dans la premiè-
re opération, afin de ne pas laisser se volatiliser l’esprit
ou brûler
les fleurs en suspendant à propos le feu extérieur lorsque
la putré-
faction est totale.
La couleur noire que l’on obtient au bout de quarante ou cin-
quante jours toutes les fois que l’on a bien administré le
feu
extérieur, est une preuve que l’or vulgaire a été
changé en terre noire
c’est ce que les philosophes appellent leur fumier de cheval. Comme
ce
‘fumier’ agit par son propre feu, ainsi notre terre noire
dessèche en
elle-même sa propre humidité onctueuse, par son propre double
feu et se
convertit, après avoir bu toute son eau distillée et être
devenue grise
en une poudre blanche nommée « air » par les philosophes.
Cela constitue
la coagulation, comme nous l’avons précédemment décrit
dans la première
opération.
Lorsque la matière est blanche, la coagulation étant terminée
on la fixe en portant la matière à une plus grande dessication
à l’ai-
de du feu extérieur, en suivant la même marche que nous avons
suivie
dans la coagulation précédente, jusqu’à ce
que la couleur blanche soit
changée en couleur rouge, que les philosophes appellent l’élément
du
feu.
La matière arrive d’elle-même à un si grand
degré de siccité
qu’elle ne craint plus les atteinte du feu extérieur ou ordinaire,
qui
ne peut plus lui être préjudiciable.
Non seulement, il faut fixer la matière, comme nous venons de
le faire, mais il faut encore la lapidifier en portant la matière
à
avoir l’aspect d’une pierre pilée, en se servant du
premier feu employé
et suivant le même procédé précédemment
décrit afin de changer la par-
tie impure de la matière en terre fixe, en privant aussi la matière
de
son humidité saline.
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Alors on procéde à la séparation du pur de l’impur
de la
matière, c’est le dernier degré de la régénération
qui se finit par la
solution. Pour y parvenir, après avoir broyé la matière
et l’avoir pla-
cée dans le vase supplémentaire, haut comme nous l’avons
dit, de
trois à quatre doigts, en bon verre blanc et d ‘une épaisseur
double
de celle ordinaire, on verse dessus de l’eau mercurielle, qui est
notre
‘azoth’ dissous dans la quantité d’esprit astral
qui lui est nécessai-
re et précédemment indiquée, en graduant son feu
de manière à l’entre-
tenir à une chaleur tempérée, en lui donnant sur
la fin une quantité de
mercure philosophique, comme pour fondre la matière. Par ce moyen
on porte toute la partie spirituelle de cette dernière dans l’eau
et
la partie terreuse va au fond. On décante son extrait et on le
met
dans la glace, afin que la quintessence huileuse se rassemble et monte
au-dessus de l’eau et y surnage comme une huile. L’on jette
la terre
restée au fond comme inutile, car c’est elle qui tenait emprisonné
la
vertu médicinale de l’or.
Observez bien qu’il ne faut pas pousser la lapidifica-
tion de la matière trop loin afin de ne pas changer l’or
calciné en
une espèce de cristal. Il faut avec adresse régler le feu
extérieur
pour qu’il dessèche peu à peu l’humidité
saline de l’or
calciné en le changeant en une terre molle qui tombe comme une
cendre
par suite de sa lapidification ou plus ample dissication.
L’huile obtenue ainsi est la teinture, ou le ‘Soufre’
ou le ‘Feu radical de l’or’ ou la véritable coloration.
Elle est aussi le véritable ‘Or potable’ ou la ‘Médecine
Universelle’pour tous les maux qui affligent l’humanité.
On prend aux deux équinoxes la quantité nécessaire
de cette
huile pour teindre légèrement une cuillerée à
soupe de vin blanc ou
de rosée distillée. Une grande quantité de cette
médecine détruirait
l’humidité radicale de l’homme en le privant de la
vie.
Cette huile peut prendre toutes les formes possibles et se
former en poudre, sel, pierre ou esprit etc etc par sa dissication à
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l’aide de son propre feu secret. Cette huile est aussi le sang
du
‘lion rouge’. Les anciens le représentaient sous l’image
d’un dragon
Ailé qui repose sur la terre.
Enfin cette huile incommuable est le ‘Mercure Aurifique’.
Etant terminée, on la partage en deux parties égales. On
en conserve une
partie à l’état d’huile dans un petit bocal
de verre blanc, bien bou-
ché à l’émeri que l’on conserve dans
un endroit sec pour s’en servir
à faire des imbibitions dans les règnes de Mars et du Soleil,
comme je
le dirai à la fin de la troisième opération. L’on
fait dessécher l’au-
tre partie jusqu’à ce qu’elle soit réduite en
poudre, en suivant le mê-
me procédé que j’ai indiqué précédemment
pour dessécher la matière
et la congeler.
Ensuite on partage cette poudre en deux parties égales, on
en fait dissoudre une partie dans quatre fois son poids de mercure
philosophique, pour imbiber l’autre moitié de la poudre réservée.







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